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Une soixantaine de jeunes venus de différents pays de la région Moyen orient, Afrique du Nord se sont réunis, ce 22 décembre, le temps d’un Forum à Hammamet en Tunisie afin de repenser et réinventer l’avenir de leurs pays.
En effet, l’association Internationale pour l’Education en Débat au Moyen-Orient et en Afrique du Nord IDEA MENA a réuni 12 équipe de jeunes âgés de 18 à 28 ans pour son premier Forum Régional de la Jeunesse, édition 2014 .
L’événement qui s’est étendu sur 4 jours est un projet pilote dont le but est de permettre aux participants de repenser l’avenir de la région MENA en proposant des politiques publiques et en discutant de leurs viabilités.
Le forum s’est organisé sous forme d’une compétition en débat et une compétition en politiques publiques dans les deux langues arabe et anglaise. L’association a également prévu des ateliers d’approfondissement des connaissances.
Le but des débats est de mettre en compétition ces jeunes afin de décerner le titre de la meilleure équipe en débat et de la meilleure proposition de politique publique dans chaque langue.
En outre, les équipes participantes dans chaque langue auront a préparer une proposition de politique publique liée à l’un des thèmes suivants: Education, sécurité, politique des jeunes et environnement.
Les équipes participantes ont reçu au préalable des formations dans leurs pays de résidence, IDEA MENA a donné également la possibilité à d’autres membres qui ne participent pas au forum d’assister à ces formations. 122 jeunes de la région on donc pu bénéficier de ces formations.
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En marge des débats, un panel public, ouvert à tous, a été organisé le 24 décembre pour discuter de problématiques allant de la politique environnemental, à l’éducation publique en passant par la politique des jeunes. Ainsi le public a pu bénéficier des interventions de
Selma ELOUARDIGHI: Fondatrice et directrice générale au Cluster Industriel pour les Services Environnementaux au Maroc
Mohamed Salah Harzallah: Directeur du programme EURASMUS en Tunisie
Winkie WILLIAMSON: consultante retaitée en développement dans le moyen orient .
Emir Sfaxi: Consultant en stratégie publique chez E&Y et vice-président auJID
Le 3 décembre 2014, la Tunisie a célébré la journée internationale des personnes handicapées.
A l’initiative de l’ONU, Cette journée est célébrée tout les 3 décembre partout dans le monde afin que les acteurs locaux se mobilisent pour discuter de la question de l’handicap et impliquer les différentes parties prenantes au cœur du dialogue. Cette journée est également l’occasion de conscientiser les gens des enjeux de l’application des droits des personnes handicapées.
Le gouvernement tunisien a d’ailleurs adopté les instruments législatives nationaux et internationaux pour assurer la promotion des droits des personnes handicapées, et ce par la promulgation de la loi d’orientation numéro 83 du 15 août 2005. Celle loi vise à protéger les personnes handicapées et ratifier
L’état a également adopté dans sa nouvelle constitution du 27 Janvier 2014, un article (l’article 48) pour projeter les personnes handicapées contre toute forme de discrimination.
Article 48
L’état protège les personnes handicapées de toute discrimination.
Tout citoyen handicapé a le droit de bénéficier, selon la nature de son handicap, de toutes les mesures qui lui garantissent une pleine intégration dans la société.
L’état se doit de prendre toute les mesures nécessaires à la réalisation de cela.
Que c’est il passé pendant le 3 décembre à Tunis ?
Cette journée a pris la forme d’un forum qui a réuni des acteurs publics, des acteurs associatifs et un panel de discussion constitué d’acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux.
Deux axes principaux ont été discutés à savoir offrir de meilleurs conditions d’accès à l’espace collectif pour les personnes handicapées et soulever des nouvelles technologies dans l’amélioration de l’accès à l’information.
Plusieurs challenges et problématiques ont été soulevés pendant l’événement.
Premièrement, il est essentiel d’inclure un représentant des personnes handicapées dans les conseils municipaux afin de faire valoir les droits des personnes handicapées et s’assurer de leur fournir un meilleur accès aux écoles, mieux aménager les rues et les trottoirs et améliorer les transports publiques.
par ailleurs, il faut publier un communiqué avec des recommandations pour les architectes, les urbanistes , les municipalités etc. pour leur exposer les problématiques auxquelles les personnes handicapées sont confrontées et ainsi les aider à construire des structures mieux pensées.
Il est également, tout aussi important de chercher à comprendre point par point pourquoi aucune norme n’a été actuellement entreprise pour mieux aménager les espaces publiques.
Enfin, il est faut tisser une culture autour de l’handicape, pour sensibiliser et responsabiliser les citoyens. Il faut aussi dénoncer la marginalisation des enfants handicapés dans les écoles tunisiennes car certaines refusent de les scolariser. L’inclusion des personnes handicapées dans les milieux professionnels est également une nécessité ainsi que l’apprentissage des sciences informatiques aux personnes handicapées pour faciliter leur accès a information.
Par ailleurs,Le site web Wajjahni.com a dédié une rubrique “guide métiers” pour les personnes handicapés.
Le ministère des affaires sociales a crée une plateforme ainsi qu’un centre spécialisé pour les enfants handicapés. Un programme d’enseignement adapté aux enfants mal entendants et mal voyants à également été publié.
Le ministère a également mis en place un système d’apprentissage pour les enfants dyslexiques
Le Centre National de l’Informatique Pour l’Enfant propose également un espace totalement aménagé pour les enfants handicapés pour leur apprendre,via des activités ludiques, l’informatique.
Le 10 et 11 Décembre, la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA) a organisé une conférence sur les radios associatives.
Cette Conférence a regroupé un ensemble d’ateliers et une conférence de presse afin de porter une réflexion sur les radios associatives ; la situation actuelle et les différents moyens à mettre en œuvre pour garantir leur durabilité.
Depuis septembre 2014, le nombre de radios associatives a augmenté pour passer de 2 radios à 10 radios au total. Cette augmentation représente une évolution intéressante dans la scène médiatique tunisienne qui se doit de s’adapter et présenter un cadre adéquat pour l’évolution de ces nouveaux médias.
Les radios associatives actuelles en Tunisie sont les suivantes:
Les deux journées ont rassemblé les différents membres de la HAICA, les membres du syndicat des média, de nombreux journalistes mais aussi des experts nationaux et internationaux.
Durant la journée du 10 Décembre, une première session matinale a été entretenue traitant du “cadre législatif du média associatif en Tunisie et les expériences comparées dans d’autres pays”.
La discussion a abordé les perspectives d’évolution dans ce cadre, comparé à la situation actuelle et à l’expérience dans certains pays africains et européens.
La session suivante a traité de la situation financière des radios associatives et des stratégies de soutien possible. Les différents membres ont discuté des problèmes actuels de financement des radios associatives en Tunisie en comparant à d’autres expériences dans d’autres pays, tel que les pays d’Amérique latine, avec le témoignage de Radio “Sawt Al Manéjém”. Cette session a été clôturée par un débat sur les solutions possibles de financement étatiques ou privées.
La première session de l’après-midi a abordé la question de contenu dans les radios associatives, un autre point capital outre les problèmes de forme. Les problèmes rencontrés par les journalistes des radios associatives ont pris la majeure partie de la discussion vue la nature de ce métier: entre du bénévolat et la pratique journalistique ?! Les valeurs éthiques et professionnelles restent un sujet primordial pour garantir une bonne pratique.
L’avant-dernière session a concerné la transmission et la diffusion en Tunisie. Une question pertinente est souvent revenue à la Une: Est-ce que le réseau radio de la Tunisie est prêt à supporter un trafic intense de radios avec chacune une fréquence de diffusion propre.
La journée a été conclue par un atelier de l’Office Nationale de la télédiffusion afin d’essayer de trouver des propositions pour les problèmes de diffusion.
Cette journée a été une rencontre fructueuse entre les différentes acteurs: associatifs, légaux, de télédiffusion et les experts.
La deuxième journée s’est tenu la conférence de presse présentant l’ensemble de recommandations émanant des différentes conférences et ateliers de la première journée.
Un ensemble de recommandations qui servira de base pour encadrer, supporter et permettre un épanouissement des radios associatives en Tunisie.
Nous avons essayé de regrouper les différentes recommandations citées dans ce qui suit:
Doter les radios associatives de textes de loi dans le nouveau cadre législatif des médias et la création de l’Instance Constitutionnelle pour la Communication Audiovisuelle avec la mise en place de garantie pour son financement.
Il est important pour les radios associatives, surtout celle ayant une autorisation, la mise en place de stratégies pour passer de l’amateurisme et du militantisme au professionnalisme et mettre en place des mécanismes de coordination entre elles. Cela via l’organisation d’ateliers de travail et de recherche d’idées en commun.
Il est capital que les radios associatives œuvrent à réévaluer leurs ressources financières et rechercher spontanément d’autres moyens de financements.
La création d’une commission de réflexion qui se chargera de la rédaction du projet d’un fond de soutien pour les médias associatifs en Tunisie. Elle visera à tirer bénéfice des bonnes pratiques des expériences d’autres pays et la prise en considération des réels besoins en Tunisie.
Réviser les frais de diffusion de l’Office National de la Télédiffusion pour les radios associatives avec la prise en considération de la présence ou l’absence d’un transmetteur pour la radio, l’emplacement géographique, la couverture et la densité démographique pour chaque radio mais aussi la nature des services proposés par l’office.
La nécessité de prendre en considération la planification des fréquences actuelles mis à jour avec les pays voisins et qu’il soit reconnu à l’échelle internationale.
Il est nécessaire de concrétiser une planification parallèle spécifique pour les radios associatives avec la condition de respecter les normes techniques en vigueur.
L’Instance se doit de poursuivre ce projet en collaboration avec les différentes institutions nationales et les organisations internationales concernées et mettre en place des mécanismes nécessaires pour supporter les radios associatives.
Il est nécessaire pour les radios associatives et les différents intervenants mettent l’accent sur l’importance de certaines propositions afin de supporter les médias en Tunisie. A ce titre, le programme de l’Union Européenne consacre une somme 600 000 Euro pour la mise en place d’un fond de soutien pour les médias associatifs en Tunisie.
Encourager la réforme spontanée au sein des radios associative en veillant au respect de l’éthique professionnelle afin de garantir un média libre et fiable au service du bien commun.
Œuvrer pour la création de bureaux d’administration au sein des radios associatives composés principalement de membres de la société civile.
La nécessité de respecter les normes techniques en rapport avec la diffusion et éviter le blocage et les interférences.
Il est nécessaire de trouver des solutions légales et techniques pour garantir la durabilité des radios associatives hors cadre du monopole de la diffusion et dans un cadre légal précis.
Il est nécessaire de se conformer aux règlementations de l’équité et de l’égalité, de la part de l’Instance et de tout intervenant dans le domaine des médias pour protéger la liberté d’expression, la pluralité, la liberté d’information et l’accès à l’information pour toutes les catégories et toutes les régions.
Suite à ces deux jours de travaux et ces différentes remarques et recommandations, une convention sera signée entre la HAICA et les 10 radios associatives actuelles qui représentent une première étape pour garantir la durabilité de ces radios et encourager aussi la création de nouvelles Radios associatives.
Annexes:
– Liste et descriptif des 10 radios associatives ayant eux l’autorisation de la part de la HAICA et qui vont dans peu signé une convention de partenariat pour les aider à se développer et ainsi couvrir leurs besoin spécifiques.
Le 10 Décembre est la journée Mondiale des Droits Humains.
En 1950, l’organisation des Nations Unies (ONU) a invité tous les états et organisations membres à célébrer cette date marquant l’anniversaire de l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Ainsi dans ce cadre, chaque année, les différents pays mais aussi les organisations travaillant sur la thématique des droits humains organisent différentes activités pour célébrer cette déclaration qui met en valeur le caractère universel, indivisible, interdépendant et indissociable des droits humains et qui constitue un engagement des états dans le respect, la promotion et la protection de la vie et de la dignité humaine.
A cette occasion, le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), avec des membres et partenaires en Tunisie, a planifié un ensemble d’activités couvrant l’ensemble des thématiques liées aux droits humains.
Créé en 1997 en réponse au Processus de Barcelone et à la mise en place du partenariat euro-méditerranéen, le REMDH est avant tout un réseau de plus de 80 organisations des droits de l’homme, institutions et personnes situées dans 30 pays de la région euro-méditerranéenne.
Le réseau adhère aux principes universels des Droits de l’Homme et croit fermement en les valeurs de la coopération et du dialogue entre et au sein des frontières.
Les structures du REMDH se composent d’une assemblée générale, un comité exécutif et un Secrétariat basé à Copenhague avec les bureaux à Bruxelles, Paris, et un bureau Maghreb à Tunis.
Le REMDH base ses actions sur un ensemble de valeurs clés et indivisibles à savoir:
La nécessité de reconnaître et de promouvoir l’universalité, l’indivisibilité et l’interdépendance fondamentales des droits de l’Homme, tant individuels que collectifs ;
Le respect des principes démocratiques et de l’état de droit, tel qu’énoncés dans les conventions internationales et le droit humanitaire international ;
L’importance de la société civile dans la promotion et la protection des droits de l’Homme, et le droit pour la société civile d’être un partenaire actif dans ce domaine ;
La valeur et les avantages de la pluralité des approches en matière de droits de l’Homme, de même que le dialogue et la promotion de la compréhension interculturelle ;
Le droit de tous les citoyens à participer à l’élaboration des plans d’action relatifs aux droits de l’Homme dans toute la région ;
La nécessité d’ancrer son travail dans le contexte social dans lequel s’expriment les valeurs des droits de l’Homme.
L’égalité des genres, de même que la nécessité de souligner et de promouvoir activement les droits des femmes et la participation des femmes à la vie publique.
Un ensemble d’objectifs émane de ces valeurs de base. Ainsi le REMDH présente une panoplie d’activités qui vise à:
Soutenir et promouvoir au sein des États concernés les principes universels des droits de l’Homme, tels que consacrés par tous les instruments internationaux ;
Agir en faveur de l’établissement d’institutions démocratiques et de la promotion de l’état de droit, en particulier dans les domaines de la liberté d’association, de l’égalité homme-femme, du développement durable et du respect des droits économiques et sociaux ;
Lutter contre les discriminations, les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité ;
Appuyer les organisations non gouvernementales existantes et la création d’organisations non gouvernementales indépendantes et autonomes, renforcer la capacité d’action de la société civile, soutenir, assister et coordonner les efforts de ses membres ;
Apporter aide et protection aux défenseurs des droits de l’Homme dont les droits sont violés ;
Promouvoir l’éducation aux droits de l’Homme et agir en faveur de la paix et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ;
Encourager le dialogue et la solidarité entre les peuples et les cultures.
Le REMDH regroupe plusieurs membres, y compris de la Tunisie:
Association Tunisienne des Femmes Démocrates : ATFD
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie: CRLDHT
En se basant sur ces fondements des droits humains et les objectifs stipulés dans son statut, le REMDH se doit d’être présent durant la Journée Mondiale des Droits de l’Homme par un ensemble d’activités variées en collaboration avec les partenaires de longue date:
* Le 05 Déc. Le Bureau de Tunis en collaboration avec l’ATFD organise une table ronde sur ” la violence sexuelle: Quelle réforme est nécessaire ?” – Tunis
* Le 06 Déc. Le Bureau de Tunis du REMDH organise avec EL Teatro une conférence sur ” les Droits de l’homme et la culture” – Tunis
* Le 06 Déc. Le bureau de Tunis du REMDH organise en collaboration avec l’ATFD une conférence sur “ La violence à l’encontre des femmes dans les programmes des partis politiques” – Sousse
* Le 06 Déc. Le bureau de Tunis du REMDH et l’association Liberté et Citoyenneté organisent une conférence sur “L’Islam Politique: Références, Programmes et étendues” à Djerba
* Le 07 Déc. Le Bureau de Tunis du REMDH organise avec l’ATFD une conférence sur “La violence à l’encontre des femmes dans les programmes des partis politiques” – Kairouan
* Le 06 Déc. et 07 Déc. Dans le cadre du projet plaidoyer UE-Société Civile- Gouvernement, le REMDH organise la 2ème session du groupe de travail des droits économiques et sociaux – Hammamet
* Le 09 Déc. (TBC) Dans le cadre du projet plaidoyer UE-Société Civile- Gouvernement le REMDH organise une mission de plaidoyer avec la délégation de l’UE en Tunisie sur la thématique justice – Tunis
* Le 09 Déc. Le bureau de Tunis du REMDH en partenariat avec la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme organisent un événement publique célébrant la Journée Mondiale des Droits de l’Homme dans laquelle ils vont présenter un rapport concernant la situation des Droits de l’Homme en Tunisie durant l’année 2014 – Tunis
* Le 09 et 10 Déc. Le Bureau de Tunis du REMDH et de l’ATFD organisent une conférence «Les bonnes pratiques en matière de lutte contre les violences faites aux femmes» – Tunis
* Le Bureau de Tunis en partenariat avec FTDES, CETUMA et FTCR célèbrent la Journée Mondiale des Droits de l’Homme le 18 Déc. en mettant l’accent sur les immigrants disparus – Tunis
* Le 10 Déc. Le Bureau de Tunis coorganise avec le Ministère de la Justice et de la OHCHR une conférence qui a pour thème “ Les bonnes pratiques dans la jurisprudence dans le domaine des droits des femmes” – Tunis – Lien
* Le 13 Déc. et le 14 Déc. Dans le cadre du projet plaidoyer UE-Société Civile- Gouvernement, le REMDH organise la 2ème session du groupe de travail sur la migration et les droits d’asile – Hammamet
* Le 15 Déc. Dans le cadre du projet plaidoyer UE-Société Civile- Gouvernement, le REMDH organise une mission de plaidoyer envers la délégation de l’UE en Tunisie avec le Groupe Genre
* Du 16 Déc. au 20 Déc. l’association Actif, en partenariat avec le REMDH et 10 autres organisations internationales et nationales organise “HUMAN RIGHTS SCREEN FESTIVAL” – Tunis
Depuis quelques semaines, plusieurs étudiants en médecine des quatre facultés de Tunisie, réunis par l’Associa-Med et unis pour la santé de leur communauté, se préparent à mener une campagne de sensibilisation et de dépistage à l’occasion de la journée mondiale du diabète.
En effet, selon le dernier rapport de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), intitulé « Statistiques sanitaires mondiales 2013 », la Tunisie figure en très mauvaise position en ce qui concerne les chiffres et la prise en charge du diabète de type 2 :
15% des Tunisiens seraient diabétiques, alors que cette maladie ne touche que 4% des gens à l’échelle mondiale.
Motivés à travailler et à réfléchir sur ce sujet, une centaine de membres de l’Associa-Med, et plus précisément de son comité de santé publique, ont été formés sur l’aspect clinique de la maladie, les soins infirmiers requis, et sur la dimension de santé publique que comporte le diabète. Ils se sont ensuite rassemblés, le jour J, dans différents lieux publiques, notamment à l’avenue Habib Bourguiba à Tunis ou encore à Bab el Diwanà Sfax, munis de leur savoir-faire et de leurs blouses blanches pour aller aborder les passants, les sensibiliser et les inviter à venir bénéficier de conseils hygiéno-diététiques et d’un dépistage gratuit.
Au total, des centaines de citoyens ont été approchés dans chaque ville, comme chaque année d’ailleurs, car la participation à la célébration de la journée mondiale du diabète est devenue une tradition pour les étudiants en médecine,un résultat qui ne peut que rendre fiers nos futurs professionnels de la santé et nous rassurer sur l’avenir de la médecine en Tunisie.
Combiner la photographie au patrimoine culturel mondiale afin d’enrichir vos connaissances , voici l’objectif altruiste et solidaire que s’est donné WIKI loves Monuments.
Ce concours photographique mondiale a vu le jour en 2011 aux Pays Bas dans le but de promouvoir les monuments historiques et les monuments nationaux à travers un concours de photos auquel n’importe quelle personne peut participer.
2 ans après, Wiki loves monuments est reconnu comme étant le plus grand concours photographique au monde, avec plus de 350 000 images téléchargées et plus de 15000 participants de 35 pays.
La Tunisie a rejoint l’aventure en 2013, grâce à Wikimedia TN User Group, C libre et Carthagina. Ce concours national permet aux intéressés de prendre et télécharger des photos des 937 monuments classés selon la liste de l’Institut national du patrimoine.
Pour l’édition 2014, une session de formation a été donné à Tunis le 30 août afin d’expliquer au participants les procédures et les règlements à suivre.Le concours se déroule tout le mois de septembre de chaque année.
Cette année le concours a mobilisé 37 participants avec 1176 photos téléchargées. Le jury d’Experts formé de Youssef Cherif; Archéologue et consultant auprès de l’Organisation des Nations Unies en Tunisie, Wissen Tlili; Réalisateur et Vili Gošnak; Photographe professionnel a crée un classement des dix meilleures photos de l’édition 2014 du concours.
Nous vous proposons de consulter cette liste de photographies:
Les Photographies gagnantes du WIKI loves Monuments 2014
1. Amphithéâtre d’El Jem par Agnieszka Wolska
2. Arc d’Alexandre Sévère (Dougga) par Agnieszka Wolska
Petite ville côtière située au sud de Monastir, rien ne prédestinait Sayada à devenir le modèle vibrant de démocratie participative qu’elle est devenue aujourd’hui. Comment cette petite ville a donc pu instaurer le plus naturellement possible un modèle de gouvernance ouverte ? Retour sur une success story libre et solidaire.
Pour comprendre l’histoire de la ville de Sayada il faut tout d’abord se familiariser avec les concepts d‘Open Gov et Open Data.
Pour cela il faut revenir en 2009; année à laquelle l’Open Gov a été introduit comme étant l’un des plus grands projets de l’administration Obama.
L’initiative vise à créer un haut niveau de transparence et d’ouverture du gouvernement et prône l’application de l’Open Source et de l’Open Data “contenus ouverts” en politique et dans la gouvernance. Le but de l’Open Gov est de permettre à tout citoyen de contribuer à créer les contenus de la Politique et aider les gouvernements à mieux bénéficier des savoirs et savoir-faire locaux.
l’Open Gov se base sur trois principes fondamentaux; La transparence du gouvernement, la participation et la collaboration.
L’apparition de la notion d’Open Gov à Sayada a commencé en 2011 à l’initiative de l’association “C libre” avec la création du Portail de la ville de Sayada dont le but premier était tout simplement de fournir des informations relatives à la ville.
Dans un premier temps, Une délégation spéciale s’est assuré de rentre disponible des données publiques sur le portails; Comme les comptes-rendues des réunions de la municipalité, les recettes et le budget de la commune ainsi que ses états de dépenses.
Par la suite, le portait est devenu un outil de communication entre les acteurs de la ville (administrations locales, organisations de la société civile, acteurs de la société civile, originaire de la commune résidents à l’étranger etc.). Un WIFI local gratuit (intranet) a même été mis en place par la municipalité pour donner aux riverains l’accès aux logiciels libres tels que Wikipédia, le Portail de la ville de Sayada” etc.
En février 2014, 65% de la commune était couverte par le Wifi et les travaux d’installation se poursuivent encore aujourd’hui.
La ville se distingue par la forte participation de la société civile qui a été fortement et régulièrement consultée pendant les 3 dernières années.En effet, à travers des sondages en ligne publiés sur le portail, les citoyens ont été interrogés à propos de sujet concret comme l’aménagement du rond-point à l’entrée de la ville ou l’affectation des dons reçus de l’étranger.
Credit photo: Habib M’henni
Sayada s’implique également dans des projets de plus grande envergure comme l’élaboration du plan d’investissement communale (PIC) pour la période 2014/2018, pour cela les citoyens et les organisations de la société civile peuvent participer en proposant des projets et en les classant par ordre de priorité; Jusqu’à aujourd’hui 120 propositions ont été formulé.
La petite ville a réussi à obtenir des résultats probants en très peu de temps grâce à son expérience dans l’Open Gov; La confiance entre les différents partis de la société se sont consolidés et le recouvrement des taxes municipales à atteint 50%.
La délégation spéciale a également été récompensée dans le cadre des deux l’éditions 2012 et 2013 du concours OpenGov Awards.
À l’heure où les innovations digitales viennent révolutionner notre manière d’interagir et de communiquer, Youth Decides et Gov ont pensé et crée l’application “Gov Tunisie” un réseau social complètement dédié à la politique .
Gov Tunisie se présente donc comme une application mobile disponible sur facebook, IOS et Android dont le but est de permettre aux citoyens de s’exprimer en temps réel sur les grand sujets sociales et les personnalités de la scène politique.
Concrètement, l’application permet à l’utilisateur de noter des personnalités politiques et de proposer des questions d’actualités sur lesquelles tout le monde peut se prononcer.
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govpolitiquegovstat
Gov Tunisie se veut donc un moyen d’expression révolutionnaire car les opinions exprimés vont des citoyens vers les politiques sans chercher à être un relais de campagne ni un portail d’information; Le seul but de l’application est de permettre aux citoyens de participer aux grands débats qui secouent la société.
L’application permet également d’avoir des statistiques par rapport à la tanche d’age, orientations politiques etc. des autre votants.
Depuis le lancement de l’application Gov en décembre 2013, Le réseau social a connu une belle expansion.
En à peine une année les utilisateurs de l’application ou “goveurs” comme on les appel on émis plus de 300.000 opinions, l’application a été téléchargée dans plus de 100 pays et les statistiques montrent que 90% des usagers reviennent à l’application une fois qu’ils l’ont découverte et y passent en moyenne 3 minutes par jour.
Lancé en Tunisie le 23 octobre 2014, Gov Tunisie espère qu’il réussira a hisser la participation des jeunes dans les élections et les pousser vers la démocratie participatives et inciter les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales.
Afin de célébrer comme il se doit l’esprit libre ou communément appelé l’open source, l’association pour la Culture Libre “C Libre” a organisé l’édition 2014 du fameux « Software Freedom Day »qui a eu lieu le 19 octobre 2014 au Palais des Sciences de Monastir.
L’événement instauré depuis 2004 vise à initier le public tunisien à opter pour l’esprit de collaboration et de partage à travers la possibilité de libre redistribution de logiciels et de création de travaux dérivés .
Cette manifestation annuelle a été un succès, en effet cette dernière a rassemblé des adeptes de l’Open Source , des geeks ainsi que des experts du domaine.
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Groupe-Music-ISIMM
Durant cette journée on a assisté à des conférences d’information au cours desquels plusieurs experts de l’Open Source ont partagé leurs expériences personnelles et professionnelles.
Ainsi le Développeur Drupal, Tarek Djebali, nous a parlé du virus Open Source qu’il a attrapé il y a quelques années et de son nouveau projet EyeCashing .
Mehdi Ellouze; Ingénieur en Informatique et sympathisant de la communauté des logiciels libre en Tunisie a expliqué le concept de Odoo Open ERP.
Parmi les initiatives les plus marquantes on peut également cité l’Ubuntu présenté par Ahmed Sghaier, développeur Drupal chez Angry Cactus et membre officiel du Projet Ubuntu.
Adel Kassah, enseignant d’informatique au collège à Tinja, a également exposé un excellent projet qui vise à initier la programmation dès l’école primaire.
Abdelkader Souibgui et Firas Ben Kileni, Membres du groupe groupe de musique Music-ISIMM ont ajouté une petite touche de légèreté et d’amusement avec leur animation musicale.
Cet événement a été aussi une opportunité pour les associations et clubs tels que securinets , Smart project ISET sousse, INSAT android club , INSAT google club, Open Source software de l’ENSI, Esprit libre et plusieurs autres œuvrant dans le domaine de la technologie de collaborer ,s’enrichir mutuellement et faire valoir leurs activités .
Plusieurs prix ont été remis aux clubs et associations qui ont participé afin de les encourager à poursuivre leur excellent travail.
À la veille des prochaines élections législatives du 26 octobre 2014 et élections présidentielles du 23 novembre 2014, beaucoup de tunisiens restent encore dubitatifs et hésitants quant à leurs choix électoraux.
Si vous faites partie de ces tunisiens indécis face à la diversité de partis politiques et de programmes électoraux proposés, sachez qu’une plateforme a été pensée pour vous guider dans vos choix.
En effet, le collectif des “Jeunes Indépendants Démocrates” (JID) a mis en place une plateforme “ikhtiartounes” pour permettre aux tunisiens de déterminer au mieux le parti politique qui comble leurs attentes.
L’idée de départ est assez simple, la plateforme propose un questionnaire pour les élections législatives et un autre pour les élections présidentielles.
Ainsi, l’élection législative fera l’objet de 30 questions qui se rapportent au domaine de la loi et qui portent sur des thématiques ayant été publiquement discutées durant ces dernières années. Le Parlement sera également en charge de nommer un Gouvernement qui devrait mettre en œuvre les grandes réformes dans les secteurs clé du pays (économie, décentralisation, éducation, santé, etc.).
L’élection présidentielle sera traitée de son côté par 20 questions qui se rapportent aux prérogatives du Président de la République sous la nouvelle Constitution, essentiellement axées autour des affaires étrangères et de la défense.
A la fin de chaque questionnaire, le parti politique qui correspond aux mieux à vos choix vous sera communiqué.
Comment le questionnaire a-t-il été élaboré ?
Le formulaire a été établi par l’équipe des “Jeunes Indépendants Démocrates” assisté d’un comité d’experts, politiquement indépendants, reconnus pour leur intégrité, leur expérience et qui ne sont candidats à aucun des deux scrutins >Liste des experts
Les thèmes des questionnaires couvrent les principaux sujets qui font débat dans la société tunisienne et qui ont été cités comme étant des priorités nationales.
Par ailleurs, le questionnaire se base sur un algorithme qui compare vos réponses à celles envoyées par les partis politiques. La seule pondération effectuée, est faite par l’utilisateur lui-même lorsqu’il choisit à la fin du questionnaire de donner plus d’importance à une question particulière en cochant la case qui lui correspond.
Ikhtiar en est à sa deuxième version, en effet en 2011, un questionnaire semblable a été publié avec des questions se rapportaient aux élections de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) qui était élue pour adopter une nouvelle Constitution pour le pays.
Les questionnaires sont disponibles en français et en arabe. Alors si vous êtes encore dans le flou, prenez le temps de répondre à ces quelques questions et découvrez quel programme électoral vous convient le plus.