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Paysage migratoire en Tunisie : Préoccupations et priorités

Par Satouri Ilhem,

Bien plus qu’un défi de santé mondiale, la pandémie de COVID-19 est aussi une crise socio-économique qui a soulevé de multiples questions concernant les droits humains et qui a mis à nu de profondes inégalités. Les migrants et demandeurs d’asile sont particulièrement vulnérables… En Tunisie, nombreuses sont les organisations qui leur viennent en aide.

 

La question de la migration au cœur des préoccupations

Les confinements et les déconfinements progressifs imposés par l’urgence sanitaire et adoptés partout dans le monde ont entraîné des restrictions inédites sur la liberté de mobilité et l’accès aux systèmes d’asile.

En 2021, malgré les restrictions de mouvement et les contrôles frontaliers plus stricts, la Tunisie continue d’être un véritable carrefour pour les mouvements mixtes. Selon les estimations du HCR, le nombre des réfugiés et demandeurs d’asile dans le pays a connu une hausse significative en atteignant près de 8500 personnes jusqu’au mois de juin 2021[1].

Les populations de réfugiés, de demandeurs d’asile et  les déplacés internes, désormais plus vulnérables, se sont ainsi trouvées dans l’incapacité d’avoir accès aux informations, aux soins de santé et à d’autres services essentiels.

Ces personnes, principalement celles ayant un statut migratoire irrégulier, rencontrent souvent des difficultés telles que les coûts des prestations, les barrières linguistiques et culturelles, ainsi que les politiques restrictives qui les excluent de l’assistance. « De nombreuses catégories de migrant.e.s ont été discriminées et exclues en raison des complications bureaucratiques de l’enregistrement en raison de leur statut administratif », a déclaré le Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux (FTDES) dans un communiqué publié jeudi 09 août 2021. Le FTDES souligne la responsabilité des autorités tunisiennes face à cette question. Il a aussi lancé un nouvel appel à la présidence afin qu’elle assume sa « responsabilité historique », celle de la mise en place d’un « plan exceptionnel » pour améliorer les situations des migrants en Tunisie.

 

La poursuite des actions de la société civile

Alors que les cas de Covid-19 se multiplient dans le pays, la situation est encore pire pour les réfugiés qui sont confrontés quotidiennement aux discriminations. Ces épisodes discriminatoires varient en fonction du sexe, de la nationalité, de la culture, de l’appartenance ethnique et d’autres facteurs déterminants. En l’absence de législation nationale en matière d’asile et de migration dans un pays ouvert aux flux migratoires multiples, les organisations locales et internationales ont un rôle déterminant à jouer.

Face à la situation sanitaire exceptionnelle, plusieurs associations ont été obligées d’adapter leur manière de fonctionner et de communiquer. Les équipes de Médecins du Monde Belgique section Tunisie ont continué à assurer à distance leurs services de permanences médicales, sociales et psychologiques. MdM BE Tunisie a aussi participé à l’effort solidaire collectif en proposant des maraudes sanitaires via une clinique mobile. Ces maraudes offrent la possibilité de se rendre auprès des personnes qui ne peuvent pas accéder aux structures de santé publiques pour leur apporter un accompagnement direct et les orienter efficacement.

En plus des services d’assistance, l’association MdM BE Tunisie a développé une composante complémentaire d’appui au renforcement des capacités des acteurs associatifs et institutionnels sur la question des droits des migrants afin d’améliorer les services d’accès aux soins de santé pour ces personnes.

À travers ses « Maisons du Droit et des Migrations » à Tunis et à Sfax, Terre d’asile Tunisie (TAT) assiste, pour sa part, les réfugiés et les demandeurs d’asile et leur fournit une aide sociale et des conseils juridiques personnalisés. En cas de besoin, elle peut également les orienter vers son réseau de partenaires et contacts.

Dans le cadre d’une série de documents sur les moyens d’accompagner les migrants et les informer sur leurs droits, l’association Terre d’Asile Tunisie a aussi lancé, le 02 juillet 2021, ses premières fiches pratiques « Info Droits » sur la thématique de l’asile. Disponible en version française, arabe et anglaise, cette collection de fiches est produite pour divulguer l’information juridique et administrative aux personnes migrantes en Tunisie d’une manière claire, schématisée et orientée vers des solutions pratiques[3]Pour en savoir plus, consultez l’ensemble des fiches thématiques

Dans la même optique, un webinaire de sensibilisation sera organisé le 12 août 2021 à partir de 14h00 par l’association TAT en partenariat avec la campagne nationale AZIMA, l’Association des Etudiants et Stagiaires Africains de Tunisie (AESAT) et Africain Business Leaders (ABL). Selon la page Facebook dédiée à l’événement, l’objectif est de donner une vision globale sur la situation socio-économique post-COVID des migrants, essentiellement les travailleurs hommes et femmes, et les étudiants et de contribuer à la sensibilisation à la vaccination pour les personnes migrantes de la ville de Sfax. 

 

Les 5 priorités pour une réponse efficace

La crise sanitaire n’a pas été un frein à l’engagement des organisations de la société civile qui continuent de suivre de près l’évolution de la situation. Cependant, en dépit des efforts considérables déployés, on constate un manque de synergie entre les acteurs institutionnels et les différents intervenants. 

Pour s’assurer que les actions menées auprès des réfugiés et des personnes migrantes soient efficaces : 

  1. Il faut encourager la coordination entre les autorités et l’ensemble des acteurs de la société civile et organismes pertinents.
  2. Il est important que les mesures pratiques soient accompagnées par la mise en place d’un plan d’action pour des réponses ciblées aux impacts sanitaires et socio-économiques de la pandémie.
  3. Les autorités publiques doivent prendre des mesures spécifiques pour inclure les migrants, quel que soit leur statut migratoire, dans les stratégies de veille et de réponse à cette crise.
  4. Les médias et la société civile doivent diffuser des informations précises et actualisées sur la prévention et le traitement du Covid-19 pour soutenir les efforts de sensibilisation.
  5. Il faut s’assurer que le changement soit durable en élaborant un plaidoyer pour réviser le cadre juridique tunisien et promouvoir une migration « organisée, respectueuse et protectrice des droits des migrants ».

 

[1] https://data2.unhcr.org/fr/country/tun

[2] https://medecinsdumonde.be/system/files/publications/downloads/FR%20-%202018.06%20-%20Tunisie%20-%20Tunis%2C%20migrants.pdf

[3] https://maison-migrations.tn/index.php/38-actualites/actualites-mdm/770-les-info-droits-de-terre-d-asile-tunisie-1-asile

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Les trottoirs de Tunis, ennemi des personnes à mobilité réduite

Par Lawlor Ben,

1% de la population mondiale soit plus de 75 millions de personnes, ont besoin d’un fauteuil roulant au quotidien. C’est à dire qu’environ 1 personne 100 se déplace en fauteuil roulant, mais les chiffres indiquent que cette proportion est plus élevée dans les pays en développement comme la Tunisie. Sauf qu’en réalité, on ne voit que très rarement des personnes handicapées et cela ne signifie pas qu’elles n’existent pas. Les handicapés vivant à Tunis font face à deux problèmes qui les empêchent de vivre librement dans la ville. Ces personnes souffrent d’être stigmatisées à cause des difficultés auxquelles elles font face et n’ont pas des infrastructures d’accueil et de transport adaptées à leurs besoins spécifiques.

Une grande partie de la stigmatisation qu’endurent les handicapés est associée à la difficulté de sortir en public. Les difficultés que connaissent les personnes handicapées lors de leurs déplacements sont perçus comme un fardeau pour les autres. Les racines de ce problème se trouvent dans le manque d’infrastructures adaptées aux personnes à mobilité réduite. Les trottoirs dans les vieux quartiers de la ville sont souvent très étroits ou absents et n’ont pas assez d’espace pour les usagers du fauteuil roulant. De plus, les cafés, restaurants, magasins et même certaines maisons ont des terrasses qui s’étalent sur les trottoirs qui, par conséquent, changent souvent de niveau. Souvent, il y a aussi des chaises et tables de cafés et restaurants sur les trottoirs qui empêchent les gens de marcher librement et même des piétons parfaitement valides peuvent voir leur mobilité réduite. Les coins de rue sont aussi difficiles à naviguer car on trouve rarement des rampes pour descendre les étages et traverser la rue. Lorsqu’on trouve des rampes, elles sont souvent trop raides ou trop rugueuses. Ces problèmes forcent les personnes en fauteuil roulant à se déplacer dans la rue et de prendre des risques d’être exposés aux dangers et aux accidents.

Il y a un fort besoin d’améliorer les infrastructures pour les personnes à mobilité réduite et il serait logique de commencer avec les trottoirs. Le municipalité de Tunis a publié un communiqué en novembre 2015 qui obligeait les propriétaires des cafés de permettre aux gens “une circulation aisée et sécurisée. » Toutefois, le problème est toujours d’actualité. Pour sensibiliser les gens à la situation des handicapés et se battre contre la stigmatisation, il faut commencer par la libre circulation de tous. Un projet portant sur la standardisation des trottoirs à Tunis donnerait la pleine autonomie aux personnes à mobilité réduite et pourrait bien améliorer l’expérience des piétons aussi.

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Tunisie : Le droit à la santé en temps de pandémie

Par Ayari Rihem,

« Les droits de l’homme sont les droits inaliénables de tous les êtres humains, sans distinction aucune, notamment de race, de sexe, de nationalité, d’origine ethnique, de langue, de religion ou de toute autre situation. Les droits de l’homme incluent le droit à la vie et à la liberté. Nous avons tous le droit d’exercer nos droits de l’homme sur un pied d’égalité et sans discrimination. » 

Source : https://www.un.org/ar/sections/issues-depth/human-rights/index.html 

En Tunisie, depuis la révolution, le droit à la santé a été l’un des axes les plus importants du mouvement social appelant à l’amélioration des établissements de la santé publique et de leurs services, la disponibilité de la médecine spécialisée, la création des hôpitaux universitaires, la cessation de la corruption et la démocratisation de la gouvernance du secteur en impliquant les bénéficiaires de ces services.

Par ailleurs, l’article 38 de la Constitution de 2014 prévoit explicitement le droit de toute personne à la santé. Ainsi, « la santé est un droit pour chaque être humain. L’État garantit la prévention et les soins sanitaires à tout citoyen et fournit les moyens nécessaires pour garantir la sécurité et la qualité des services de santé. L’État garantit la gratuité des soins pour les personnes sans soutien et à faible revenu. Il garantit le droit à une couverture sociale, tel que prévu par la loi. »

Cependant, avec l’émergence de la pandémie de coronavirus depuis le début de l’année  2020, de nombreuses lacunes ont été constatées dans les politiques mises en place en cette période. Ces imperfections menacent directement les droits, en particulier  le droit à la santé.  

La crise sanitaire a également révélé les défaillances du système sanitaire  et la dégradation des services hospitaliers qui semblaient incapables de lutter contre la pandémie 

Avec une augmentation quotidienne record du nombre de cas de contamination  et de décès depuis le début de la pandémie et l’incapacité des hôpitaux  à absorber les cas graves, le ministère tunisien de la Santé a annoncé l’effondrement du système  sanitaire du pays avertissant que « le bateau est en train de couler ».

Au milieu de cette crise,  les organisations de la société civile continuent à s’impliquer et à  soutenir les efforts  de l’État pour faire face à cette pandémie à travers notamment  la sensibilisation, la dissuasion et la surveillance.

Ces organisations contribuent  activement à la protection du droit des Tunisiens à la santé, notamment après la dégradation des conditions sanitaires et la chute de dizaines de milliers de malades et les  milliers de décès. Malgré la découverte de vaccins efficaces contre ce virus, les responsables tunisiens n’ont pas pris les mesures nécessaires pour accélérer le rythme de la vaccination afin de sauver la vie des citoyens et garantir leur droit à la vie et à la santé. Pour cela, la  société civile doit maintenir son rôle dans le soutien de l’action collective, le suivi et la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion de la crise, mais aussi aider dans la mise en place de politiques de santé efficaces pour protéger la population contre les risques sanitaires. 

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Déchets Hospitaliers, L’Impact Environnemental de COVID-19

Par Lawlor Ben,

Depuis son apparition, il y a presque un an et demi, la pandémie mondiale de COVID-19 affecte profondément les économies, les systèmes de santé publique, et l’éducation des jeunes. Ces problèmes sont très importants, mais il faut aussi penser à l’impact de la pandémie sur notre environnement. En Tunisie, la situation sanitaire continue à se dégrader. Avec une moyenne de tests positifs sur sept jours supérieure à 4,500 et un nombre de personnes complètement vaccinées de moins de 5% de la population (ourworldindata), la pandémie est loin d’être finie dans le pays (github).

Pendant la pandémie les experts médicaux ont trouvé des moyens pour ralentir la propagation du virus. Maintenir la distanciation sociale, porter des masques médicaux et se laver souvent les mains sont toutes de bonnes mesures préventives (mayoclinic). Malheureusement, certaines mesures envisagées produisent des déchets. Comme il faut qu’on pratique ces mesures pour la protection de notre communauté, il faut aussi s’occuper de la gestion des déchets créés par la pandémie parce que le virus lui-même n’est pas la seule chose qui menace la santé publique. Les déchets des équipements de protection individuelle comme les masques, les gants et les combinaisons médicales sont nombreux et représentent une grande partie des déchets solides en Tunisie et dans le monde. Les chiffres ne sont pas facilement disponibles pour la Tunisie, mais globalement la production des déchets médicaux a augmenté de 40% à cause du COVID (ifc). En Tunisie le risque posé par ses déchets solides est dans la gestion et surtout l’incinération qui peut créer des POP. Lors de “Parlons des Déchets Hospitaliers,” une conférence en ligne sur Facebook Live organisée par l’Association Tunisienne du Droit de l’Environnement le dimanche dernier, Mme Imen Diouani de la Direction Générale des Structures Sanitaires Publiques au sein du Ministère de la Santé nous a parlé des POP. L’acronyme POP est anglais et signifie “Persistent Organic Pollutants” qui veut dire polluants persistants organiques. Ces polluants peuvent être créés et par l’incinération des déchets médicaux et ensuite entrent dans la chaîne alimentaire sur terre comme dans la mer (eurowho). Ils sont dangereux car ils restent intacts dans l’environnement pendant longtemps, deviennent largement distribués. Ils s’accumulent dans les tissus des organismes vivants et sont toxiques aux êtres humains. Ils peuvent causer des tumeurs, des cancers et augmentent le risque de diabète.

Dans un rapport sur la gestion des déchets solides en Tunisie publié par la GIZ en 2014, les auteurs ont identifié le problème : beaucoup d’incinérateurs en Tunisie ne respectent pas les normes environnementales. Cette situation augmente le risque que la gestion des déchets par l’incinération peut contribuer à l’accumulation des POPs dans le pays. Comme la Tunisie est située sur la mer Méditerranée, cela relève aussi de la responsabilité des autres pays côtiers. Mais, Il y existe plusieurs projets qui sont déjà finis et en cours. Comme disait Mme Diouani pendant son discours, le convention de Stockholm en 2001 a défini la liste des substances classifiées POP. La liste repose sur 4 principes : l’interdiction et la restriction de la production, la limitation des émissions pour les substances produites de manière non intentionnelle, et la gestion des déchets qui sont constitués de POP. La convention est ratifiée par la Tunisie en 2004 qui s’engage à mettre les mesures nécessaires pour faciliter la mise en application de la convention. De plus, il y a un projet de deux phases intitulé « Projet de Démonstration et de Promotion des Bonnes Techniques et Pratiques » pour gérer les déchets des activités de soins et PCBs (un des douze types de POP) en Tunisie. La première phase de ce projet s’est déroulée entre 2013 et 2017 et s’est occupé de la gestion des PCBs. La deuxième phase qui va durer jusqu’à 2025 s’occupe de la retrait progressive des équipements de la production de ces produits chimiques. Vous pouvez regardez la conférence en totalité ici sur facebook live. 

Il est important pour nous de suivre les bonnes pratiques pour ralentir la propagation du virus. Plus la pandémie dure, plus nous générons des déchets. On peut utiliser les autres moyens comme la distanciation sociale et les masques réutilisables pour réduire la quantité des déchets produits, mais l’utilisation des équipements personnels de protection est nécessaire et dans certains cas il est nécessaire d’utiliser des produits à usage unique pour la sécurité et la santé. Enfin, c’est la responsabilité des organisations qui s’occupent de la gestion et du traitement de suivre les bonnes pratiques, mais c’est à nous aussi de connaitre les règles, les buts et les risques pour réduire notre impact environnemental.

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Notre environnement : problèmes, efforts et événements en Tunisie

Par Lawlor Ben,

La Tunisie souffre d’une crise environnementale à cause des plastiques. Le long de la côte, près de soixante îles et archipels suffoquent des bouteilles et sacs en plastique parmi d’autres déchets toxiques et dangereux qui menacent de perturber l’industrie de la pêche et le tourisme et qui ont déjà détruit la beauté des nombreuses plages de la Méditerranée.

En Tunisie, 0.14kg de déchets plastiques sont produits par personne et par jour. Au total, le pays crée 2,5 millions de tonnes de déchets par an, mais le système de la gestion des déchets ne peut guérir que 1,8 millions de tonnes (ecomena). De plus, beaucoup de décharges ne répondent pas aux impératifs sanitaires. À cause des projets touristiques, la faible participation du public, la mauvaise gestion des fonds, l’absence de mesures correctives et la proximité de la mer aux grandes villes, beaucoup de déchets quotidiens risquent de finir en mer et sur les plages après leur courte période d’utilisation.

Depuis les années 1990, de nombreuses campagnes de sensibilisation au respect de l’environnement ont vu le jour. Une mascotte qui s’appelait Labib, modelée sur un fennec et conçue par Chedly Belkhamsa, a été crée pour sensibiliser à la cause environnementale. Un symbole contre le détritus, il y avait des statues de lui partout. Malheureusement Labib était vu comme trop associé avec l’ancien régime, ce qui a conduit à détruire la plupart des statues après la révolution de 2011. Aujourd’hui, face à l’absence d’une volonté collective, on voit beaucoup de déchets dans les rues et sur les plages. La mauvaise gestion des municipalités et les grèves fréquentes lancées depuis la révolution ont compromis la collecte et la gestion des déchets¹. De plus, en été, il s’y ajoute la pollution touristique. A Djerba, par exemple, les hôtels font 35-40% des déchets annuels². Le tourisme apporte beaucoup d’argent dans la région, mais le coût économique de la pollution à Djerba était évalué à TND 17,8 million incluant la perte des opportunités environnementales.

Le fait que la plupart de la population Tunisienne habite sur la côte ajoutent au danger que les déchets peuvent se trouver dans la mer. Le nord et l’ouest du pays sont les plus peuplés et Tunis, la capitale et la plus grande ville, se trouve dans cette région³. L’archipel de Kerkennah est face à la plus grande crise des plastiques dans le pays. Ces problèmes arrivent à cause du tourisme, y compris les pêcheurs qui utilisent de nouveaux filets de pêche en plastique qui remplacent les anciens faits en feuilles de palmier. Ces filets en plastique sont souvent jetés dans la mer après une courte période d’usage4. 

C’est vrai qu’il y a beaucoup de systèmes et pratiques qui contribuent à la pollution des plages et l’environnement en général en Tunisie, mais heureusement qu’ il y a aussi beaucoup d’initiatives qui luttent contre ces problèmes. Comme Kerkennah est l’un des lieux les plus pollués, cet archipel est le cœur de plusieurs initiatives de lutte contre les déchets plastiques dont l’une se déroulera ce weekend. 

“Clean-Up Kerkennah Wetlands” un projet collectif organisé par WWF Tunisie, Tunisie Recyclage, Abysse Plongée et Tounes CleanUp en partenariat avec la mairie de Kerkennah. Selon leur page Facebook, l’objectif est de mettre en lumière “la dynamique locale engagée pour faire de Kerkennah un territoire pilote, un laboratoire vivant de lutte contre la pollution plastique et de protection des écosystèmes insulaires en Tunisie compte tenu des particularités environnementales et économiques de cet archipel d’exception.” L’initiative accueille toutes les personnes désireuses de participer au nettoyage des plages et marécages. Ces efforts de nettoyage des espaces naturels pollués sont très importants pour réparer les dégâts qui ont déjà été causés, mais c’est aussi important d’aller vers la source du problème. Un exemple d’un effort à assurer que des événements touristiques n’ajoutent pas à la pollution est l’effort au festival de Woodstock Tunisia fait par Tounes CleanUp, un des organisations impliqués dans “Clean-Up Kerkennah Wetlands.” Ils ont passé le weekend du 14 juin à vérifier les mesures environnementales durant le festival. Ils ont travaillé avec les équipes des hôtels à Tabarka pendant l’événement.

L’implication des hôtels dans les efforts environnementaux est très importante parce qu’ils représentent, particulièrement en été, l’une des principales sources de production de déchets. Les hôtels ont une grande responsabilité pour le ramassage et le tri des déchets avant qu’ils ne soient jetés. Cela aide avec la gestion des déchets et le recyclage parce qu’il est beaucoup plus facile de recycler les déchets s’ils sont séparés selon leur matière. L’industrie touristique doit avoir un grand intérêt dans la conservation des plages et espaces naturels car ils attirent les touristes.

Avec plus de coordination entre les ONGs et entreprises, on peut améliorer la situation environnementale beaucoup plus vite. Les incitations économiques et environnementales sont liées au futur du tourisme et de la santé publique en Tunisie et on peut y trouver de l’espoir pour nos plages. 

 

[1] https://www.ecomena.org/solid-waste-management-tunisia/

[2] https://ps.boell.org/en/2020/06/10/tunisia-tunisian-islands-are-suffocating-plastic

[3] https://journals.openedition.org/cybergeo/24872

[4] https://ps.boell.org/en/2020/06/10/tunisia-tunisian-islands-are-suffocating-plastic

 

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Six universités tunisiennes participent à un projet sur la paix internationale

Par Satouri Ilhem,

Le vendredi 4 juin a marqué la fin du projet d’étude du manuel de la déclaration internationale pour la paix et la cessation des guerres organisé par HWPL, une ONG qui œuvre pour la paix dans le monde et l’Université de Sfax, en Tunisie.

Ce projet a vu le jour fin février et s’est déroulé en 8 sessions au cours desquelles des étudiants en droit et leurs encadrants de 6 universités de renom dont celles de Sfax, Tunis, Carthage, Jendouba, Gabès et Sousse se sont réunis en ligne pour analyser le manuel de la déclaration internationale pour la paix d’HWPL. Cette dernière session a été une belle occasion de célébrer, en compagnie de plusieurs acteurs de la société civile, les trois mois de découverte des valeurs fondamentales de la paix et de sa mise en œuvre. Abdessatar Ben Musa, avocat et activiste
tunisien qui a reçu le prix Nobel de la paix avec le Quartet du dialogue national, a également assisté à l’événement et a délivré un message d’espoir aux étudiants.

La Déclaration pour la Paix et la Cessation des Guerres (DPCW) qui se compose de 10 articles et 38 clauses a été rédigée par  » le Comité du droit international pour la paix d’HWPL « , composé d’experts en droit international de 15 pays. Publiée en 2016, cette déclaration internationale a été établie dans le but d’instaurer de façon permanente la paix, en supprimant et en arbitrant les causes des guerres avant le déclenchement de celles-ci comme des dispositions qui succèdent aux traités internationaux existants et, aux instruments internationaux convenus par la communauté internationale.

Le lauréat du prix Nobel de la paix en 2015, Abdessattar Ben Moussa, a assisté à l’événement et a déclaré : « Ce projet de manuel de la DPCW aide les étudiants à devenir les futurs leaders de la paix en leur donnant la capacité d’analyser le droit international et la promotion du droit international dans la paix. La déclaration est particulièrement précieuse pour encourager la participation des gouvernements et des acteurs de la société civile dans plus de 170 pays du monde entier afin de garantir la résolution pacifique des conflits et le développement durable, et de mettre fin au racisme, à la xénophobie et au terrorisme. Dans ce sens, nous devons nous unir pour réussir l’introduction de la DPCW en Tunisie. »

Pendant ces trois mois, les étudiants ont analysé le texte intégral de la Déclaration pour la Paix et la Cessation des Guerres (DPCW), étudié des cas spécifiques de conflits sous la supervision d’enseignants, et résolu des solutions telles que le respect et la durabilité de la paix internationale, la coopération entre les pays, l’établissement de relations pacifiques et la participation active de la société civile. Les étudiants de chaque université ont présenté les résultats de ce programme.
L’Université de Carthage a annoncé que la Tunisie, qui entretient des relations diplomatiques avec de nombreux pays du Moyen-Orient, fera des efforts pour discuter du contenu de la déclaration dans les forums internationaux. L’Université de Jendouba a souligné la nécessité pour la société civile d’insister sur l’adoption de la déclaration par le corps législatif afin de réaliser la paix de la même manière que la Tunisie a œuvré pour l’instauration de la démocratie. L’Université de Gabès a déclaré qu’elle sera mise en œuvre afin que l’éducation gratuite de la DPCW puisse être menée à l’avenir. L’Université de Tunis a mentionné qu’il est nécessaire que les jeunes, et pas seulement le gouvernement, participent à toutes les décisions politiques et juridiques concernant la paix. Enfin, à l’Université de Sfax, le principe de base de la DPCW est le capital humain du monde, et la nécessité de l’éducation aux valeurs de la DPCW pour les jeunes qui sont les futurs décideurs, et de mener des campagnes innovantes telles que des cliniques juridiques avec des personnes influentes.

Par ailleurs, cette journée a également été suivie par la remise d’un certificat officiellement signé par l’Université de Sfax et l’ONG HWPL permettant aux étudiants de développer des compétences dans l’analyse du droit international.

 

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* Cet article vous a été présenté par l’ONG HWPL (Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light), une ONG internationale qui œuvre pour la paix et dotée d’un statut consultatif auprès de l’ECOSOC des Nations unies.

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قابس بين التنمية و صناعة الموت

Par hamda rifka,

يعتبر التلوث مصدر قلق عالمي بسبب عواقبه الوخيمة على البيئة و المحيط خاصة عند الحديث عن تلوث الهواء و البحر و المياه و الذي من أهم أسبابه الصناعات الملوثة وغير الصديقة للبيئة. هذا الوضع البيئي المتردي زاد في التأزم عالميا ووطنيا حيث احتلت تونس منذ عقود مراتب عالمية في إنتاج الفوسفات و تحويله و توجيهه نحو التصدير إذ كانت خامس أكبر مصدر للفوسفات عالميا سنة 2010 و يعتبر من أهم أرقام المعادلة الاقتصادية في تونس لكن هذا النمو الاقتصادي كان له ضريبة بيئية كارثية على مستوى ولاية قابس و الولايات المجاورة .
في سبعينات القرن الماضي تمركزت المجموعة الكيميائية التونسية في قابس بالقرب من البحر وهي قرابة 20 وحدة تصنيع و تصدير بما فيهم وحدات المجمع الكيميائي و التي تحول الفوسفات الى حمض الفوسفوريك الأسمدة .
لكن ضريبة هذا المنوال التنموي القائم على الصناعات الملوثة و التي لا تحترم البيئة جعلت العديد من المدن ملوثة و منكوبة نذكر من ذلك مدن الحوض المنجمي و صفاقس و قابس ..
تشهد بعض الملفات في تونس تردي في الوضع البيئي على غرار قطاع النفايات والبلاستيك والتلوث الصناعي الناجم عن القطاع الصناعي والطاقي. بدأت مخاطر التلوث في قابس مع إنشاء المجمع الكيميائي الذي ينتج مادة الفوسفوجيبس أي « جبس الفوسفات » و التي تلقى مخلفاتها في البحر منذ عقود وتسببت الغازات المنبعثة من وحداته في التلوث الجوي للمنطقة.
يتركز المجمع الكيميائي التونسي على شواطئ البحر، أين تتم الأنشطة الكيميائية والتحويلية مثل تكرير الفسفاط لاستخراج الحمض الفسفوري الذي يفرز بدوره فضلات خطيرة و التي يتم الإلقاء بها في البحر بمعدل يقدر بـ25 ألف طن يوميا وهي نسبة مرتفعة و كارثية حسب ما جاء به نشطاء في المجتمع المدني في قابس و حسب احصائيات منظمات بيئية وتصنف مادة الفوسفوجيبس مادة مشعة نظرا لاحتوائها على نسبة عالية من المعادن الصلبة كـ«اليورانيوم» و«الكادميوم» و«الرادون» .
أدى إلقاء الفوسفوجيبس إلى تدمير الثروة البحرية والذي ساهم في تضرّر الكائنات البحرية و تهديد جودة الحياة والأنشطة الزراعية والسياحية في المنطقة. كما ان الغازات المنبعثة ليلا نهارا من المجمع لوثت الهواء واصابت المواطنين بمختلف أعمارهم بالاختناق والأمراض.
كانت مدينة قابس معروفة منذ القدم بالثروة السمكية و جودة المنتجات الفلاحية كالرمان و أشجار الحناء و الواحات المطلة على البحر والتي تعتبر من أهم خاصياتها وهويتها التي بدأت في الاندثار منذ السبعينات . التلوث الصناعي و صب الفضلات الصناعية في البحر اضر بالكائنات البحرية مما أثر على قطاع الصيد البحري و كذلك بجمالية الجهة مما أدى إلى موت القطاع السياحي و تدهور القطاع الفلاحي و التنوع البيولوجي في المنطقة المجاورة للمجمع الكيميائي و أضر أكثر بالمائدة المائية في وضع تعاني منه البلاد من فقر مائي.
يعتبر المجمع الكيميائي ركيزة من ركائز الاقتصاد الوطني من خلال المردودية و الطاقة الشغيلة إلا أن مضار التلوث الصناعي في قابس أضرت بكل القطاعات الحيوية للمواطنين و بالتنمية في الجهة. قبل الثورة كان الحديث عن الملف البيئي في قابس من المحرمات لكن بعد سنة 2011 وضمانا لحرية التعبير و بالارتكاز على المواثيق الدولية التي أمضت عليها تونس و المبادئ الدستورية التي تضمن العيش في بيئة سليمة أصبح من الضروري فتح العديد من الملفات البيئة الشائكة والتي أثرت على الأجيال الحالية و ستؤثر على الأجيال القادمة إذا لم نتحرك.
رغم تأكيد الدولة على وعيها بالملف البيئي في قابس و على تهيئة البنية التحتية للمصانع التي نبه الخبراء إلى الأخطار الممكن حصولها و تشبيهها بانفجار بيروت إلا أن الإرادة السياسية في تونس لم تقدم على أي حلول و لم تنفذ وعودها من خلال تطبيق قرار 29 جوان 2017 القاضي بإيقاف سكب مادة الفوسفوجيبس في البحر و تفكيك الوحدات الملوثة التابعة للمجمع الكيميائي بقابس و إحداث مدينة صناعية صديقة للبيئة خارج مناطق العمران.
مؤخرا عاشت قابس على وقع كارثة الانفجار الذي جد في المنطقة الصناعية، تحديدا مصنع الإسفلت و الذي أدى الى مقتل 5 عمال و جريح. هذا الانفجار ليس الأول من نوعه حيث سبقه حريقان في مارس و افريل 2020 في مصنع الامونيتر. رغم تحذيرات النقابات العمالية والحركات البيئية من أجل تطوير وتطبيق معايير السلامة والبنية التحتية كل هذه العوامل من شأنها أن تنبئ بكارثة تعصف بالمدينة و تهدد حياة سكانها لكنها لم تحرك ساكن السلطات .
رغم الحملات و الاحتجاجات التي قادها المجتمع المدني في عديد المدن التونسية تنديدا بالتلوث الصناعي مثل حملة نحب نعيش stop pollution و التي نددت بحادثة الانفجار التي وقعت مؤخرا في قابس و خلفت ضحايا، بإمكانها أن تقع مجددا في صورة تواصل أنشطة المجمع الذي تسبب في تلويث البيئة كما طالبت بضرورة إرساء منوال تنموي جديد في جهة قابس يحترم البيئة ويراعي صحة الإنسان و حق المواطن في العيش في بيئة سليمة و بالعدالة البيئية و المناخية.
التلوث الصناعي في قابس ليست مسألة جهة بعينها بل هي مسالة وطنية وجب الوقوف عليها. ذلك أن أضرار التلوث الصناعي لا تعترف بالحدود الجغرافية ولا يمكن الحد منها في حيز زمني صغير وستكون آثارها كارثية مع تواصل سكوت الدولة عنها بل ستصبح جريمة دولة باعتبار أن المجمع الكيميائي شركة عمومية.

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Le « Eco Friendly Guide », pour un événement éco-responsable

Par Satouri Ilhem,

Face à l’essor des événements publics et privés depuis 2011, il est urgent d’intervenir afin de lutter contre l’impact écologique de l’événementiel en Tunisie. Dans ce sens, la Fondation Heinrich Böll, l’association Zero Waste Tunisia et Ftartchi, ont élaboré ce guide complet et précis pour encadrer et aider les acteurs de l’événementiel.

Prenant en compte les conséquences concrètes des activités économiques, culturelles et politiques, à une échelle nationale et internationale, ce manuel vise à sensibiliser aux enjeux écologiques et à proposer des solutions durables et efficaces pour l’organisation d’événements dits “eco-friendly”.

Mais qu’entendons-nous par « eco-friendly » ? Il s’agit d’approches durables et rentables qui permettent aux individus, aux organisations et aux institutions de minimiser l’impact de leurs événements sur l’environnement. Les activités événementielles peuvent être polluantes de diverses manières, de la production élevée de déchets (alimentaires et non alimentaires) à l’utilisation excessive de l’énergie. Mais encore, la pollution climatique par les émissions de gaz à effet de serre et celle causée par les déchets ne se limite pas à l’environnement lorsque ces derniers ne sont pas éliminés correctement.

 

S’il existe une certaine conscience des enjeux environnementaux et de la nécessité d’agir en conséquence, les acteurs de l’événementiel rencontrent plusieurs difficultés. Qu’il s’agisse d’identifier les sources de pollution ou de mettre en place des plans d’action efficaces, ces organisateurs manquent de moyens, d’informations et d’encadrement. De plus, en tenant compte des limites réelles de chacun des facteurs cités, à des degrés divers selon les régions et les villes de Tunisie, nous nous trouvons confrontés à plusieurs défis, notamment le manque d’accès aux matériaux biodégradables, aux infrastructures de recyclage ou à des services efficaces de transport en commun. Les coutumes culturelles et les stratégies économiques peuvent également entraver ou ralentir les actions environnementales.

En modifiant les méthodes d’organisation et de mise en place des événements, la pollution et le gaspillage s’en trouvent drastiquement réduits. Les organisateurs qui adoptent les bonnes mesures garantissent la protection de l’environnement, tout en encourageant les participants à en faire de même dans leurs propres domaines d’activité. Un événement respectueux de l’environnement s’organise et s’exécute en prenant en considération la chaîne complexe et interconnectée de « production/service » du début jusqu’à la fin. C’est en partant d’une compréhension réaliste de l’impact environnemental et de la dimension de l’événement en question, que l’on peut opérer les changements nécessaires pour réduire tout impact néfaste.

 

Nous avons organisé ce guide en fonction des possibles difficultés rencontrées concernant la préparation de l’événement, la communication, le choix du lieu, la restauration et la gestion des déchets.

Nous nous sommes aussi basés sur les divers facteurs à prendre en considération:

  • La conscience environnementale de la direction et des employés concernés,
  • La volonté de valoriser son évènement.
  • La sensibilisation et l’implication des participants dans la cause environnementale. Leur engagement étant un atout de plus.
  • La disponibilité de choix en ce qui concerne les produits, les prestataires de services, les lieux, etc.
  • L’existence et la fiabilité des infrastructures urbaines nécessaires (par exemple les transports publics et la sécurité),
  • Le soutien des gouvernements locaux et centraux, des institutions publiques locales et nationales en terme de réglementation, administration, etc.

 

 

En rédigeant ce manuel, nous nous sommes engagés à respecter les principes de précaution et de prévention dans le traitement des questions environnementales.[1] De ce fait, nous avons élaboré des politiques et des stratégies de planification permettant d’empêcher tout risque de dommages pour l’environnement. En prévenant les dégâts par des solutions immédiates, le pollueur évite les dépenses exorbitantes que peut lui coûter la réparation des dommages causés. Et ce processus est lui-même potentiellement polluant.

La concrétisation de certaines des approches proposées dans ce guide pourrait prendre un certain temps; elle demanderait aussi des ressources conséquentes. Toutefois, les organisateurs et les participants – particulièrement de la jeune génération – portent de plus en plus d’intérêt à la question environnementale, et se tournent vers des fournisseurs de produits engagés dans la protection de l’environnement et du climat. Enfin, ce Guide sera revu, révisé et mis à jour en fonction des changements importants des facteurs que nous avons mentionnés, dans le contexte tunisien.

 


[1] La précaution et la prévention sont des principes centraux du droit international de l’environnement et du militantisme. Le principe de précaution exige que si une activité présente un potentiel de pollution, il est impératif d’agir dans l’immédiat au lieu d’attendre de constater concrètement ces dégâts. Agir selon le principe de prévention c’est réduire les coûts et les méfaits, anticiper les dommages plutôt que de réagir a posteriori par des actions qui compensent plus qu’elles ne réparent.

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Clôture du programme BLADI: Des projets se concrétisent dans 11 délégations de la Tunisie

Par Benhalima Karim,

“BLADI – Building Local Associations for Development and Innovation” est un programme de renforcement des capacités des acteurs de la société civile tunisienne mis en place depuis 2019 ayant comme objectif de  favoriser une participation et un engagement plus efficaces des citoyens afin de contribuer à la mise en place d’une citoyenneté active.

Ce projet phare a pris fin en décembre 2020. Une cérémonie de clôture a été organisée en ligne à l’occasion, pour mettre la lumière sur les principaux résultats de travail développés dans 7 différents gouvernorats de la Tunisie depuis plus de 2 ans. Onze associations ont été mises à l’honneur pour présenter  leurs projets, leurs expériences et les défis rencontrés.

Le discours d’ouverture a rendu hommage à tous les participants, l’équipe organisatrice et aux partenaires et a aussi compris une récapitulation du parcours d’accompagnement technique, en matière de communication et réseautage du projet, sans oublier la mise en valeur du suivi et évaluation des résultats et du progrès des associations.

La conférence comportait plusieurs panels, le premier était autour des « espaces artistiques, lieux pour et par les jeunes » où s’est mené un court débat avec l’intervention de l’association « Mash’hed » de Gafsa, l’association tunisienne de théâtre d’enfants et des jeunes de Agareb et l’association « khotwa  » de Manouba.

« Centres de défense et d’intégration sociale pour une meilleur inclusion des jeunes menacés de rupture sociale » était l’objet du deuxième panel, où les représentants de chacun des associations « espoir d’enfance » de Gabès et médenine et « graines d’espoir » de sfax, ont rejoint la discussion pour présenter divers faits et résultats obtenu lors de ce projet.

Les modérateurs ont aussi consacré un autre panel pour discuter comment le développement des compétences professionnelles peut être un levier pour l’emploi, en donnant la parole aux représentants des associations « Afek » de Blidet et « commerçants de Ben guerdane » de Médenine.

Quant au dernier panel intitulé « les clubs au sein des établissement scolaires, un instrument d’éducation non formelle », le débat s’est déroulé entre des intervenants de l’association « Kon sadiki », l’association « Soutkom », l’association renouvellement et appartenance et l’association de culture et éducation de la citoyenneté.

Ces courts débats fructueux ont insisté sur l’inclusion des jeunes dans les espaces culturels et l’importance de la continuité des activités pour sensibiliser, protéger et libérer ces jeunes talents de l’influence négative de leurs milieux et leur ouvrir de nouvelles perspectives.

 

 

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