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Mobilisation de la société civile dans le suivi des relations entre la Tunisie et l’Union Européenne.

Par Ghada Hadhbaoui,

Après la révolution, une volonté claire est apparue du côté européen pour répondre à l’une des revendications clés de la société civile tunisienne, à savoir, la participation de cette dernière dans le suivi des affaires publiques, notamment des  relations entre la Tunisie et l’Union Européenne, surtout suite au rôle primordial qu’elle a joué dans le processus de transition démocratique. Cette demande a rencontré une réponse graduelle de la part du Gouvernement Tunisien, réponse qui s’est notamment manifestée à travers les liens tissés dans le cadre du projet de mobilisation de la société civile dans le suivi des relations entre la Tunisie et l’Union Européenne lancé par le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme(REMDH) en janvier 2014. Le projet consiste en un dialogue tripartite rassemblant le Gouvernement Tunisien, l’Union Européenne et les composantes de la société civile et vise à faire participer activement la société civile dans le dialogue bilatéral.

Le projet est basé sur quatre thématiques principales traitées dans le cadre des relations entre l’Union Européenne et la Tunisie, à savoir :

Les droits des femmes et l’égalité hommes-femmes, la réforme du système judiciaire et la garantie de l’indépendance de la Justice, la mobilité et la défense des droits des migrants et des réfugiés, et le respect des droits économiques et sociaux à travers la mise en place d’un modèle de développement économique et social respectant les droits de l’Homme, réduisant le chômage – surtout dans les rangs de diplômés – , encourageant l’égalité des  chances  entre les personnes et luttant contre les disparités régionales.

Dans ce cadre, Rami Salhi, directeur du bureau Maghreb du REMDH, a déclaré que : « Ce projet vise à faire participer la société civile tunisienne dans le suivi des affaires politiques y compris les relations internationales qui lient la Tunisie à ses partenaires et surtout à l’Union Européenne et ses États membres. »

Il a souligné d’un autre coté que « le premier défi de ce projet consiste à créer une collaboration et une interaction entre la société civile et le Gouvernement, basée sur des propositions précises et réalistes qui prennent en compte l’ensemble des défis qu’affronte la Tunisie, avec la nécessité de respecter parfaitement les droits de l’Homme, les libertés, la souveraineté nationale et le droit des générations futures aux richesses du pays. »

Rami Salhi a ajouté que « ce projet a été initié afin de surmonter les défis relatifs à certains accords signés entre la Tunisie et l’Union Européenne et qui ne répondent pas aux principes fondamentaux des droits de l’Homme, tels que l’accord de partenariat de mobilité dont l’annonce politique a été signée en mars 2014 en l’absence des organisations de la société civile et qui comprend plusieurs violations des droits de l’Homme et surtout des droits des migrants et des réfugiés ». « Il s’agit en outre d’un accord ne garantissant pas la liberté de circulation et qui fait primer la protection de frontières européennes au détriment des intérêts des migrants, ce qui a entraîné plusieurs tragédies et catastrophes humanitaires et engendré des milliers de victimes et de disparus. Sans oublier les grandes difficultés que rencontrent les tunisiens pour l’obtention d’un visa et la sélectivité dont font preuve les États membres », a-t-il précisé.

Il a souligné que « l’accord, malgré ce qu’il a intégré d’éléments et de signaux impliquant une politique de développement visant à réduire le phénomène de disparités entre les régions ainsi que le chômage, demeure insuffisant et déséquilibré », soutenant que « la société civile, si elle est impliquée activement, est en mesure de modifier ces accords et de parvenir ainsi à une vision unifiée et convergente sur de nombreux points, surtout que le pays s’apprête à discuter un grand nombre d’accords importants où la vision de la société civile et ses propositions sont nécessaires, tels que l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) dont les négociations démarreront en juin 2015. »

Synthèse des recommandations: « mobilisation de la société civile dans le suivi des relations entre la Tunisie et l’Union européenne »

Synthèse des recommandations des groupes de travail du projet « mobilisation de la société civile dans le suivi des relations entre la Tunisie et l’Union européenne » mis en place par le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), en partenariat avec l’Union européenne (UE), en vue de la mission de plaidoyer sur la situation des droits de l’Homme en Tunisie. –  Bruxelles, 22-24 juin 2015

La présente mission de plaidoyer est entreprise dans le cadre de l’aboutissement du projet « mobilisation de la société civile dans le suivi des relations entre la Tunisie et l’Union européenne » (projet Tunisie-UE), mis en place par le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme en partenariat avec l’Union européenne. Ce document vise à présenter les recommandations et positions exprimées par les organisations de la société civile membres des 4 groupes de travail thématiques tout au long de ces 18 mois (janvier 2014-juin 2015).

Concernant l’implication de la société civile dans le dialogue UE-Société civile, la délégation appelle l’UE à :

  • Mettre en place des mécanismes et des procédures permettant à la société civile d’accéder à l’information pertinente dans des délais lui permettant de réagir à temps ainsi que d’être pleinement associée dans la discussion sur les questions stratégiques relatives à la pérennisation du processus démocratique et au développement inclusif du pays;
  • Mettre en place des mécanismes permettant à la société civile de suivre le financement alloué par l’UE à la Tunisie ainsi que l’usage qui en est réellement fait ;
  • Impliquer la société civile dans la planification et l’évaluation des projets mis en place par l’UE en Tunisie ;
  • Assurer que la révision de la Politique Européenne de Voisinage, actuellement en préparation, prenne réellement en considération les besoins spécifiques du pays et soit fondée sur le respect des droits humains en privilégiant les intérêts communs, y compris en ce qui concerne la dimension sécuritaire.

Concernant la garantie d’une égalité de genre et la lutte contre toutes les formes de discrimination et de violences à l’égard des femmes en Tunisie, la délégation de la société civile appelle l’UE, dans ses relations bilatérales avec la Tunisie, à encourager cette dernière à :

  • Adopter la loi intégrale contre la violence à l’égard des femmes et des filles et effectuer les réformes législatives en conséquence ;
  • Ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre les violences à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) ;
  • Lever la réserve sur déclaration générale de la Tunisie relative à la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) ;
  • Inclure la dimension genre dans l’élaboration des lois, des budgets de l’Etat et des plans de développement ;
  • Ratifier les conventions de l’Organisation internationale du travail, en particulier la Convention 183 et les conventions relatives aux droits économiques et sociaux des femmes pour garantir l’égalité de rémunération et combattre le chômage des femmes ;
  • Garantir la parité horizontale et verticale dans la loi électorale relative aux élections municipales et veiller à une représentativité équitable des hommes et des femmes dans les postes de décision.

Sur la question de la protection des droits des migrants et la politique migratoire européenne, les représentants de la société civile tunisienne appellent l’UE à :

  • Respecter les droits humains des personnes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile dans la politique migratoire de l’UE et dans la coopération avec la Tunisie. En ce qui concerne la coopération avec la Tunisie, encourager l’adoption et la mise en oeuvre de textes législatifs tunisiens en pleine conformité avec les conventions internationales. Plus précisément, encourager la Tunisie à ;

– supprimer les sanctions prévues en cas d’entrée, de séjour ou de sortie non autorisés et abroger la loi du 3 février 2004 ;

– adopter des lois sur les migrations en conformité avec les traités internationaux ratifiés par la Tunisie et lutter contre toutes les formes de discrimination, de racisme et d’exclusion à l’égard des populations migrantes en Tunisie ;

– ratifier les conventions de l’Organisation internationale du travail n°97 et n°143 relatives aux travailleurs migrants et la convention des Nations Unies sur la protection des migrants et des membres de leur famille ;

– mettre en place un système d’asile effectif basé sur le respect des droits humains et l’application du principe de non-refoulement ;

– mettre rapidement en place le conseil supérieur des tunisiens à l’étranger et renforcer la consultation de la société civile sur les questions migratoires et la protection des droits des travailleurs migrants ainsi que sur le partenariat pour la mobilité.

  • Exclure la clause de réadmission de tous les partenariats et accords signés avec la Tunisie ;
  • Assurer, dans le cadre des conventions bilatérales et du Partenariat de Mobilité, une liberté de circulation réelle et effective pour les ressortissants tunisiens en offrant une facilitation d’octroi de visa accessible à toutes et à tous et non pas seulement aux personnes hautement qualifiées ;
  • Lutter contre la traite des migrants en assurant des conditions d’accès à l’emploi digne pour toutes et tous, en ne pénalisant pas les victimes de trafic qui seraient en séjour irrégulier, et en permettant aux victimes de trafic d’obtenir réparation pour la violation de leurs droits (soutien médico-social ; accès effectif à la justice ; condamnation des trafiquants). Travailler au démantèlement des réseaux de recrutement illicites ;
  • Renforcer la coopération entre les acteurs de la société civile en Tunisie pour la défense des droits des personnes migrantes tunisiennes et notamment via la coopération syndicale.

En ce qui concerne les droits économiques et sociaux, les membres de la délégation appellent l’UE à adopter les orientations suivantes :

  • Orienter l’aide de l’UE vers les besoins nationaux et non pas plier les stratégies nationales des pays partenaires en fonction des fonds existants ;
  • Adopter des solutions concrètes, communes avec les Etats membres de l’UE, pour alléger l’endettement actuel de la Tunisie qui pénalise la transition démocratique en cours ;
  • Encourager la Tunisie à assurer la sécurité alimentaire, une meilleure autonomie énergétique et une meilleure gestion de l’eau. Appuyer dans ce sens la coopération technique et scientifique dans le domaine des énergies renouvelables et de l’économie sociale et solidaire ;
  • Eviter les conditionnalités qui entrainent l’adoption de réformes et de politiques d’austérité défavorables aux droits économiques et sociaux des citoyens et citoyennes en Tunisie ;
  • Plus spécifiquement, concernant l’ALECA :

– Envisager l’ALECA dans un cadre de coopération plus équitable (asymétrique en faveur de la Tunisie). En effet, et puisqu’il s’agit d’un accord entre pays ayant des niveaux très différents, l’équité des échanges doit être assurée ;

– Assurer la transparence de l’information dans les négociations de l’ALECA, permettre à la société civile d’accéder à l’information concernant les discussions en cours et mettre en place des échanges tripartites ;

– Ne pas remettre en question la protection de l’Etat tunisien concernant le secteur agricole tant que la Politique agricole commune (PAC) existe ;

– Assortir la liberté de circulation des biens, des services et des capitaux de la libre circulation des personnes.

Pour accompagner un processus de réforme de la Justice respectueux des droits humains et des principes fondamentaux d’un Etat de droit, la délégation appelle l’UE, dans ses relations bilatérales avec la Tunisie, à encourager cette dernière à :

  • Assurer un processus de réforme de la Justice transparent et participatif, reconnaissant la nécessité et l’importance d’impliquer la société civile tunisienne en tant qu’acteur concret dudit processus ;
  • Informer et sensibiliser les citoyennes et citoyens quant à leurs droits, plus précisément :

– En garantissant un accès facile et complet à l’information juridique ;

– En garantissant un accès facile à l’aide juridictionnelle et en particulier pour les groupes les plus vulnérables ;

  • Renforcer la capacité des magistrats et des avocats en matière de déontologie pour assurer leur indépendance, leur impartialité et leur intégrité dans le respect de la Constitution tunisienne et des conventions internationales ratifiées par la Tunisie ;
  • Assurer une justice de proximité en décentralisant la justice administrative et en réformant la carte judiciaire ;
  • Amender la loi sur la justice transitionnelle pour assurer sa conformité avec la nouvelle Constitution et les standards internationaux dans le but d’assurer l’aboutissement du processus et de lutter contre la politisation de ce dernier, notamment :

– revoir le nombre et la répartition des chambres spécialisées au sein des tribunaux de première instance ;

– assurer le respect du droit au double degré de juridiction par la création de chambres spécialisées au sein des Cour d’appel.

  • Assurer à la société civile tunisienne un meilleur accès à l’information et l’impliquer dans le suivi des activités de l’Instance Vérité et Dignité dans le but que la société civile puisse assurer un monitoring citoyen ;
  • Clarifier les textes de loi relatifs aux archives pour assurer un accès et une utilisation encadrés et pertinents, conformément aux nécessités de la justice transitionnelle.

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Du nouveau dans la micro-finance

Par Emilien Miner,

Introduisant la micro-finance en Tunisie en 1995, Enda inter-arabe a reçu l’autorisation, le 31 décembre 2015 de lancer officiellement sa société de micro-finance intitulé “Enda Tamweel“. Des fonds seront pourvus par des actionnaires internationaux et nationaux pour permettre au projet de disposer d’un maximum de ressources, Enda Inter-arabe restant toutefois l’actionnaire principale. Plus d’un million et demi de micro-entrepreneurs pourraient ainsi bénéficier de crédits d’ici 2020 allant jusqu’à 20 000 dinars, somme rendue possible par la loi sur la micro-finance adoptée en 2011. Parmi les cibles envisagées, le projet vise notamment les femmes et les jeunes micro-entrepreneurs.

Les 78 agences de l’ONG, employant environ 1300 personnes, dont principalement des jeunes comptent un total d’environ 300 millions de dinars, actuellement en cours d’utilisation pour environ 270 000 porteurs de projets.

Divers produits financiers

La prestation de micro-assurances, transferts et paiement par mobile seraient envisagés, selon Michael Cracknell, co-fondateur d’Enda. En parallèle, l’ONG continuera d’offrir des services non financiers: des formations pour améliorer les capacités entrepreneuriales et managériales des micro-entrepreneurs, l’appui à la commercialisation notamment pour les artisans et les producteurs agricoles, des conseils et de l’accompagnement à la création d’entreprise ainsi que de l’éducation financière et citoyenne.

Un grand nombre de micro-entreprises ont vu le jour et se sont développées grâce au travail d’Enda. Ce sont en effet plus de 2 millions de micro-crédits, pour une valeur de 1,9 milliards de dinars qui ont été versés depuis le lancement de l’ONG sur le territoire tunisien. Au total, 600 000 tunisiens, dont 70% de femmes et 35% de jeunes ont pu bénéficier des services d’Enda. Aujourd’hui, grâce à son développement, le projet pourra bénéficier à un nombre plus large d’acteurs économiques, notamment les “start-ups” des jeunes sur l’ensemble du territoire, favorisant ainsi l’accès à l’emploi. L’objectif est aujourd’hui d’avoir “un impact direct et indirect sur l’amélioration des conditions de vie d’environ un million de tunisiens parmi les plus défavorisés.

Visitez le site officiel d’Enda Inter-Arabe pour en savoir plus.

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“Fani Raghman Ani” inaugure la salle de cinéma et théâtre au collège Ibn Rachik à Dowar Hicher

Par Ghada Hadhbaoui,

L’association “Fani Raghman Ani” a inauguré, le vendredi et samedi 18 et 19 Décembre ,  en présence de représentants de l’ambassade d’Allemagne à Tunis et quelques cadres partenaires des Ministères de l’Education et de la Culture ainsi que des représentants de la société civile, des journalistes et des artistes, la salle de théâtre et de  cinéma  du collège Ibn Rachik  de Dowar Hicher qu’elle a construite dans le cadre du projet «Nous sommes ici /na7nou Houna » .

” Nous sommes ici” est un nouveau projet de l’association “ Fani Raghman Ani” en partenariat avec l’ambassade d’Allemagne et le ministère de l’éducation, et qui consiste en la construction de salles de cinéma et de théâtre au sein des établissements d’enseignement primaire, de base et secondaire et ce dans l’objectif de participer à la diffusion et la généralisation des activités culturelles, surtout dans les zones marginalisées souffrant d’un manque cruel d’activités culturelles.

” Nous sommes ici” à Dowar Hicher est une initiative pour lutter contre la violence et l’extrémisme, surtout que cette région est privée de toute action culturelle. Cette région qui a souffert des éclaboussures de certaines affaires liées au terrorisme reste une zone peuplée par des enfants artistes et passionnés par tous les arts. les enfants de Dowar Hicher manquent seulement d’un espace qui leur permet d’exprimer leur talent , qui les protège du danger de la récupération terroriste. cet espace prévu pour les spectacles et représentations est une initiative qui donne l’occasion aux élèves du collège Ibn rachik d’être créatifs ce qui coïncide avec la décision du ministre de l’éducation de rendre obligatoire les clubs culturels dans tous les établissements scolaires.

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Symposium de la Société Civile

Par Emilien Miner,

Du 11 au 13 Décembre se sont réunies plus de 100 associations nationales et internationales lors du Symposium de la Société Civile. Cet événement avait pour intitulé “Les synergies entre ONGs Nationales et Internationales : Défis et Perspectives”. Les acteurs présents, répartis en quatre groupes (en respectant des critères de représentativité: région, genre, thématique, type d’ONG), ont travaillé au cours des trois jours sur les thématiques suivantes:

  • Bilan de la collaboration entre les organisations locales, nationale et internationales durant les dernières années
  • Clarifier les mandats et les attentes des diverses composantes de la société civile
  • Discuter du cadre juridique des associations à l’éclairage des contraintes pratiques (loi des associations, acquis et lacunes, et perspectives de réforme)
  • La refonte entre ONGs nationales et internationales (relations entre ONGs, bailleurs et structures d’appui technique : défis, perspectives, redevabilité, transparence…)
    • Discuter de l’appui financier
    • Discuter de l’appui technique
  • Priorités d’intervention de la Société Civile en terme de démarche, méthodologie et gouvernance
  • Charte éthique de collaboration et réflexion sur les études en perspectives

Ces ateliers ont donné lieu à une charte approuvée par les acteurs présents.

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Rompez la chaîne de la corruption.

Par Ghada Hadhbaoui,

La corruption est un phénomène social, politique et économique complexe, qui touche tous les pays. Elle sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale.

Le 31 octobre 2003, l’Assemblée générale a adopté la Convention des Nations Unies contre la corruption (résolution 58/4), et a prié le Secrétaire général de charger l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) d’assurer le secrétariat de la Conférence des États Parties à la Convention.

Le 9 décembre a été déclaré Journée internationale de lutte contre la corruption, afin de sensibiliser le monde à ce problème et pour faire connaître le rôle de la Convention, en matière de lutte et de prévention.

En 2014, l’Office des Nations Unies pour le Développement ( PNUD) et l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime ( ONUDC) ont développé une campagne globale conjointe, soulignant l’impact de la corruption sur l’éducation, la santé, la démocratie, la prospérité et le développement.

La campagne internationale conjointe de 2015 se concentre sur la façon dont la corruption sape la démocratie et la primauté du droit, entraîne des violations des droits de l’homme, fausse les marchés, érode la qualité de vie et permet la criminalité organisée, le terrorisme et d’autres menaces à la sécurité humaine de s’épanouir.

La campagne sur les réseau sociaux #breakthechain souligne également que la corruption est un crime transversal qui touche de nombreux domaines. Elle montre que les actions contre la corruption sont essentielles en vue d’atteindre les objectifs de développement durable, qui visent à mettre fin à la pauvreté, à protéger la planète, et à assurer la prospérité de tous.

En Tunisie, la corruption est un fléau pour l’économie tunisienne. si tout le monde s’accorde à le dire, l’action peine à suivre. En effet, d’après l’organisation anti-corruption Transparency International et sa 20ème édition de l’Indice de perceptions de la corruption, qui mesure le niveau de corruption dans le secteur public, la Tunisie figure à la 79ème place avec une note de 40 sur 100, alors qu’en 2013, elle avait obtenu une note de 41.

 

L’Association tunisienne des contrôleurs publiques s’est également intéressée à ce fléau en publiant en avril 2015 une étude qui démontre qu’au moins 450 millions de dinars (plus de 200 millions d’euros) ont été distribués en 2013 sous forme de pots-de-vin à des fonctionnaires.

En outre, si l’implication de responsables a été prouvée, documents à l’appui, certains ont été promus et non punis, s’indigne le président de l’association, Sharfeddine Yakhoubi.

La corruption ne touche pas que l’économie Tunisienne. Toujours selon le rapport the world justice project réalisé par transparency International d’autres secteurs seraient touchés :

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S’il est convenu que la corruption augmente dans les périodes de post-conflit ou post-révolution , il semblerait que le gouvernement ait beaucoup de mal à gérer la situation, le confirme la démission du ministre tunisien chargé des relations avec le Parlement, Lazhar Akremi qui a clairement déclaré à l’AFP :  “Je ne peux plus faire partie d’un gouvernement qui n’a pas la volonté politique de faire face à la corruption”.

 

 

Pour plus de détails et de précisions, voici le rapport “La Corruption en Tunisie entre la Réalité et les Evaluations des rapports Internationaux”.

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Institut Français: Programme PISCCA

Par Emilien Miner,

Le programme “Projets innovants des Sociétés civiles et Coalition d’Acteurs” (PISCCA) a pour but d’appuyer des petites initiatives associatives locales, portées par des structures n’ayant jamais reçu de financements ou très rarement.

Ce programme s’articule autour de trois composantes :

  • Encourager la participation inclusive des jeunes et des femmes à la vie publique locale
  • Favoriser les activités génératrices de revenus et d’emplois en lien avec l’économie sociale et solidaire
  • Soutenir des projets innovants et de mobilisation citoyenne en matière de développement durable et d’environnement

Il concerne trois espaces géographiques :

  • Les gouvernorats de l’intérieur et du centre et du nord-ouest
  • Les quartiers défavorisés des grandes villes
  • Les zones rurales

La logique d’intervention du PISCCA est de soutenir des micro-projets de taille adaptée aux besoins et aux capacités de bénéficiaires portés par des associations locales. Ce soutient se fait par des financements entre 8 000 et 30 000 DT pour des projets de 6 à 24 mois (pour une enveloppe totale de 600 000€). 10% d’autofinancements sont toutefois exigés pour les projets participant (avec possibilité d’inclure de la valorisation du bénévolat ou des locaux, par exemple.

Les projets incluant des dimensions liées à la durabilité ou à l’autoformation (y compris l’intervention d’un formateur extérieur) seront privilégiés. Il sera par ailleurs également possible d’ajouter à votre projet une annexe « actions de mise en réseau » qui inclura des activités de mise en réseau cohérentes avec le projet mais non indispensable à la réussite de celui-ci. Il est donc conseillé de réfléchir à un projet d’échelle modeste et qui permettra à votre association de gagner en expérience.

Un site officiel est en cours de publication, tous les détails concernant la participation y figureront. L’appel à candidature sera lancé officiellement fin Janvier.

Pour faciliter la participations d’une majorité d’associations, un chargé de mission par zone d’intervention accompagnera, dès maintenant les associations dans la préparation de leur projet, pour  qu’elle aient un maximum de chance de voir leur projet sélectionné. Un suivi du projet sera également effectué. Consultez le site de l’institut français pour prendre contact avec les chargés de mission.

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Signature de convention entre ATCT et le British Council en Tunisie.

Par Ghada Hadhbaoui,

Le British Council et l’Agence Tunisienne de Coopération Technique (ATCT) se sont associés pour la première fois pour offrir des ateliers en anglais sur l’employabilité à environ 5.000 demandeurs d’emploi au cours de l’année prochaine. Ces ateliers mettent l’accent sur les compétences requises pour la rédaction de CV et les techniques des entretiens.

Des ateliers pratiques ont déjà été offerts à 400 demandeurs d’emploi pour la première fois dans le cadre du Mois de la langue anglaise en novembre 2015, et seront bientôt livrés par des conseillers de l’ATCT spécialement formés pour assister les demandeurs d’emploi à se préparer aux possibilités d’emploi qui nécessitent de plus en plus un bon niveau d’anglais, des CV bien rédigés et de bonnes compétences de communication lors des entretiens de recrutement.

La première partie de l’atelier porte sur les compétences d’écriture des CV et les moyens employés pour décrocher une entrevue.

La deuxième partie se concentre sur les techniques d’entrevue et comment décrocher un emploi.

Kiros Langston, Directeur des programmes d’anglais au British Council a déclaré que ce premier partenariat entre le British Council et l’ATCT est passionnant car il combine entre l’expertise du British Council dans la formation en langue anglaise et l’expertise de l’ATCT dans le secteur de l’emploi pour offrir de nouveaux outils à ceux qui cherchent à améliorer leurs compétences linguistiques ainsi que leurs possibilités d’emploi.

Lamia Esseghaier, Directrice à l’ATCT, a déclaré que ce partenariat contribuera à renforcer le soutien de l’agence aux demandeurs d’emploi tunisiens inscrits dans la banque des candidatures de l’agence en leur permettant d’acquérir un meilleur niveau d’anglais, une exigence fortement exprimée par les employeurs en Tunisie et à l’étranger, en particulier dans les pays du Golfe, le Canada, les pays d’Afrique du Nord et l’Europe.

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Des ONGs de la société civile contre le terrorisme.

Par Ghada Hadhbaoui,

La réponse de la société civile aux dernières attaques qu’a connues la Tunisie ne s’est pas faite attendre. En effet, 35 associations, des plus actives en Tunisie, ont publié un communiqué de presse où elles exprimaient clairement leur attachement à l’unité nationale face à la barbarie de l’attaque perpétrée à l’encontre des 13 martyrs de la garde présidentielle.

Dans ce communiqué,  les associations concernées ont  manifesté leur détermination à poursuivre leur  action en faveur de l’édification d’une société juste et libre, tout en veillant  à éradiquer les racines du terrorisme dans sa tentative de faire échouer le dernier espoir des Révolutions du monde arabe.

La société civile tunisienne qui s’est fortement mobilisée depuis le 14 janvier 2011 pour instaurer un état de loi et de droit semble, malgré les menaces grandissantes, de plus en plus déterminée à lutter contre le fléau de l’extrémisme religieux comme elle l’avait notamment fait à Kasserine. les 35  signataires du communiqué ont  rappelé que la réponse au terrorisme ne pouvait aucunement être sécuritaire.

Voici le communiqué conjoint:

Des ONGs de la société civile condamnent fermement l’attentat et appellent à une stratégie globale contre le terrorisme

À la suite de l’attentat terroriste qui a frappé la Tunisie, ce mardi 24 novembre 2015, en plein cœur de sa capitale, les organisations de la société civile, ci-dessous signataires, adressent leurs hommages et leurs condoléances aux familles et proches des victimes et aux blessés ainsi qu’à l’ensemble du peuple tunisien.

En ces moments difficiles, où nos valeurs de paix et de démocratie sont attaquées, nous appelons au recueillement et à l’unité nationale pour continuer à bâtir ensemble un Etat de droit, démocratique, pacifique et respectueux des droits humains.
Nous sommes déterminés à poursuivre notre action en faveur de l’édification d’une société juste et libre et à éradiquer les racines du terrorisme dans sa tentative de faire échouer le dernier espoir des Révolutions du monde arabe.

Ces actes barbares s’opposent diamétralement aux valeurs véhiculées par les courants éclairés de notre culture plusieurs fois millénaire et à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Ils n’infléchiront en rien notre lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, avec discernement, dans le strict respect de la dignité humaine, conformément aux principes et valeurs énoncées dans la Constitution.

Nous rappelons que la lutte contre le terrorisme passe par une gouvernance du secteur de la sécurité efficace, permettant aux contre-pouvoirs constitutionnels de jouer leur rôle à travers la mise en place de mécanismes d’audits, de surveillance et de reddition des comptes.
Il est primordial également d’apporter les moyens et le soutien nécessaire à l’institution judiciaire pour exercer son rôle, en toute indépendance et neutralité, afin d’assurer l’équilibre entre et la protection des droits et libertés et la lutte efficace contre les terroristes.

Nous appelons les autorités à entreprendre des consultations aussi larges que possible qui incluent toutes les parties aptes à donner une expertise sur ce fléau et ce pour la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre le terrorisme ayant une dimension culturelle, éducative, sociale et économique.
Enfin, nous appelons également à la tenue d’un congrès national contre le terrorisme dans lequel tous les acteurs de la nation, Etat, partis politiques et organisations de la société civile affirment leur engagement dans la lutte contre le terrorisme.

Liste des Organisations signataires :

– Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT)

– Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LTDH)

– Ordre National des Avocats Tunisiens (ONAT)

– Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)

– Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES)

– Association Des Magistrats Tunisiens (AMT)

– Syndicat des Magistrats Tunisiens (SMT)

– Observatoire Tunisien de l’Indépendance de la Magistrature (OTIM)

– Coordination Nationale Indépendante pour la Justice Transitionnelle (CNIJT)

– Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT)

– Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT)

– Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD)

– Association Beity

– Al Bawsala

– Comité du Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

– Association Tunisienne de Défense du Droit à la Santé (ATDDS)

– Plateforme Tunisienne d’Economie Sociale et Solidaire (Platess)

– Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives (FTCR)

– Organisation contre la Torture en Tunisie (OCTT)

– Centre de Tunis pour la Migration et l’Asile (CeTuMA)

– Groupe Tawhida Bechikh

– Collectif 95 Maghreb Egalité

– Association Thala Solidaire

– TIGAR (Kasserine)

– Le labo démocratique

– Association Citoyenneté et Démocratie de Hammam Ghzaz

– Ligue des Electrices Tunisiennes (LET)

– Association Citoyenne et Liberté de Jerba (ACL)

– Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET)

– Union des Diplômés Chômeurs (UDC)

– Avocats sans Frontières (ASF)

– Cairo Institute for Human Rights studies (CIHRS)

– Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)

– Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)

– Réseau Euro-méditerranéen des Droits humains (EuroMed Droits/REMDH)

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L’Entrepreneuriat une arme contre le terrorisme

Par mehdi mahjoub,

Les Jeunes de La Junior Entreprise Tunisie « JET »  montrent l’exemple de LA VOLONTÉ !

Lors de la clôture de la semaine mondiale de l’entreprenariat,  les jeunes étudiants de la Junior Entreprise Tunisie se sont réunis tout un week-end pour réfléchir l’entreprenariat.
Cette organisation, à but non lucratif, est officiellement reconnue dans le mouvement Junior Entreprise mondiale depuis 2012. Elle est entièrement gérée par des étudiants, liés à leurs domaines d’études, qui offrent des services de conseil sur le marché professionnel. Ainsi, l’expérience et les possibilités d’apprentissage uniques sont les outputs escomptés, en faisant des travaux de projet professionnel d’un côté et la gestion des petites juniors entreprises de l’autre côté. En effet, la junior entreprise créée et gérée par des étudiants, leur permet d’avoir une expérience pratique, développer leurs compétences théoriques et combler le gap entre le monde universitaire et le monde des affaires.

La plupart des Juniors entreprises en Tunisie sont dans les écoles d’ingénieurs et des écoles de Commerces et de gestion soit 33 Juniors entreprise en Tunisie, de Gabes à Bizerte. Elles sont toutes gérées, telle une entreprise, avec un organigramme d’entreprise. L’idée de ce mouvement est que les universitaires, qui vont vers les entreprises, offrent leurs compétences pour sous-traiter des projets, outre les événements et les séminaires qu’ils organisent.
En Trois ans d’activité officielle, la JET a connu un développement exponentiel, en passant de moins de 10 bureaux à + 33 juniors entreprises dans différentes universités avec  tout l’effectif qui peut suivre.

Au JOBS (leur séminaire annuel) 2012, il  y avait 250 participants. Au JOBS 2015, les inscriptions ont dépassé les 900 et ils étaient obligés d’arrêter les inscriptions à défaut de capacité d’accueil des adhérents. Personnellement, je ne connais aucun congrès associatif universitaire en Tunisie d’une telle envergure. Le JOBS 2015 est géré par des étudiants, pour des étudiants et sans aucune intervention externe. Conférences, Workshop et des compétitions en Innovations sont les rubriques programmées tout au long du week-end.
Sérieux, rigueur, labeur, discipline, créativité sont les qualificatifs qui décriraient au mieux leurs conférences et séminaires. Pour un congrès local, autogéré par des étudiants, sans aucune assistance externe,  le taux de présence était très élevé avoisinant les 100%.

La mission de JET est de développer les compétences de l’étudiant, afin qu’il soit performant dans le cycle économique. Les Juniors, tels qu’ils se nomment, se démarquent par leur excellence opérationnelle. La notion de “Bien Faire ” les choses est l’une des grandes qualités des jeunes étudiants de la Junior Entreprise. Ce capital immatériel est consolidé via des élections régulières, après un mandat de deux ans, une passation en bonne et due forme. Des séances d’audit sont effectuées chaque année,dans les bureaux locaux et ce par le bureau nationale via des visites sur terrain et un appui continu envers les bureaux nouvellement créés.

Un aspect innovant de cet événement est qu’il est géré par des étudiants sous forme d’entreprise. Ces derniers  développent les compétences de leur effectif, organisent des évènements qui répondent aux attentes des universitaires de leur régions. La gouvernance rentre dans le cadre de  mandats de deux ans qui sont évalués régulièrement. C’est un mouvement ouvert à toutes les autres structures; associations et entreprises. Ils ont signé à ce titre un partenariat avec INJAZ TUNISIE (membre de INJAZ EL ARAB et du mouvement mondial Junior Achievement) qui offre le savoir-faire de ses cadres aux  universitaires, en étant gouverné par des entreprises.

Un mouvement proche de ce que fait JET et qui la complète. En effet, La JET c’est l’université qui va vers l’Entreprise. INJAZ c’est l’entreprise qui va vers l’université. Un pont qui sera certainement bénéfique pour les « 3 E » l’Etudiant, l’Entreprise et l’Economie tunisienne.

L’objectif de la JET est clair : création de la valeur ajoutée immatérielle, à savoir vulgariser le savoir-faire et offrir de la visibilité à leur Université via les évènements qu’ils organisent et les compétences des étudiants. C’est l’une des rares associations qui reconnait les efforts de ses adhérents, en organisant un évènement annuel en fin d’année pour valoriser les meilleures performances. Ils entreprennent également des évènements et des projets dans tous les domaines, Ingénierie (dans toutes ses spécialités), Marketing, Commerce, Art, Informatique….

Certaines initiatives de Juniors entreprise ont été faites auparavant mais elles n’ont pas abouti à de telles performances. Une telle ascension exponentielle, ces dernières années, de ce phénomène reflète :

  • La bonne gouvernance au niveau du bureau nationale.
  • Un intérêt et sérieux au niveau local de chaque bureau.
  • Une soif des jeunes à créer de la valeur ajoutée.

Ils ont démontré aussi, que nous n’avons pas besoin de gros moyens pour créer de la valeur,  notamment le savoir et le développement des compétences. Développer les compétences des Jeunes étudiants et leur offrir l’expérience de gestion d’équipe, gestion de projet, gestion d’évènement et d’entreprise c’est leur OFFRIR :

  • Le LUXE de faire des erreurs pour apprendre gratuitement.
  • La Chance de découvrir ses atouts et les développer.
  • L’Espoir de faire leurs projets en leur ouvrant les yeux sur l’entrepreneuriat.

A travers ce week-end de dur labeur des Jeunes de La Junior Entreprise Tunisie, une idée importante nous vient à l’esprit : sans expérimentation, expression, développement, le terrorisme  récupérera nos jeunes , car rares sont les entreprises qui offrent autant de chance de recrutement sans expérience. Le terrorisme se nourrit du désespoir du jeune, l’incompétence du politicien, et l’ignorance des gouverneurs. C’est ainsi que la junior entreprise a donné un exemple qui pourrait être suivi aussi bien par les politiciens que par les économistes.

Avancez les Juniors de la JET ! Bravo et vulgarisez, développez les compétences et l’Entrepreneuriat, offrez de l’espoir pour lutter contre le terrorisme !


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Le programme “Soyons Actifs/ Actives” au mois de novembre.

Par Ghada Hadhbaoui,

« Soyons Actifs / Actives » est un programme pilote initié par Solidarité Laïque en Tunisie, d’une durée de 22 mois, ayant pour objectif de contribuer à la lutte contre les inégalités au sein des territoires marginalisés de Tunisie à travers des interventions en matière de promotion de la citoyenneté, d’éducation et des formations à l’insertion professionnelle. L’approche retenue pour cette démarche est le renforcement des organisations de la société civile tunisiennes, leur mise en réseau ainsi que leur ouverture aux autres acteurs de développement au niveau local (notamment les collectivités locales), national et international.

Pour le mois de Novembre 2015, le programme a connu nombres d’activités dont voici un aperçu:

Le comité de pilotage Tuniso-français s’est réuni en visioconférence le 10 novembre 2015 afin de boucler la stratégie d’intervention du programme pour les trois prochaines années. Trois axes de travail ont été retenus suite aux consultations effectuées avec les membres du programme :

· 1er Axe : innovation sociale sur les questions d’éducation et d’insertion socioprofessionnelle et d’économie sociale et solidaire

· 2ème Axe : démocratie participative et décentralisation

· 3ème Axe : dialogue et influence sur les acteurs privés et publics

Le programme a également lancé des pôles thématiques « éducation » et « insertion socioprofessionnelle ». La première réunion du pôle « Insertion socioprofessionnelle/Economie sociale et solidaire » a eu lieu les 22 et le 23 Octobre 2015 tandis que celle du pôle « éducation » a eu lieu le 11 et le 12 Novembre. Ces travaux ont permis d’élaborer une feuille de route pour les trois prochaines années, un plan d’actions pour 2016 ainsi que des modalités d’organisation et de fonctionnement de ces espaces.

Lors de la Solidarité Internationale à Lyon les 12, 13 et 14 Novembre 2015 , le programme Soyons Actifs/Actives était présent. Cette visite d’échange s’inscrivait dans le cadre du cycle de travail sur la décentralisation. La délégation a ainsi pu rencontrer des acteurs de la démocratie participative du Grand Lyon et la région Rhône Alpes. Les membres du programme ont ensuite animé une table ronde publique sur le rôle de la société civile dans la décentralisation et la démocratie participative en Tunisie. 

Le programme a également organisé une formation sur les techniques de plaidoyer et ce dans le cadre du cycle de formation « Approche basée sur les Droits Humains », la 3éme session de formation sur les techniques de plaidoyer s’est tenue du 6 au 8 Novembre 2015 à Kasserine. Cette session avait pour objectif de définir ce qui est un plaidoyer et comment le réussir. Elle sera suivie d’un exercice sur terrain dans la région de Kasserine autour de l’école rurale.

La chargée de communication du programme soyons actifs /actives, Hela Chebbi, afin de mieux connaître les associations membres du programme, leurs besoins en matière de communication, mais également l’avancée du programme, a commencé une tournée depuis le 26 Octobre 2015. Il est à noter que toutes les organisations membres du programme seront rencontrées d’ici la fin de l’année.

Pour tous ceux et toutes celles qui sont intéressés par le programme soyons actifs/ actives, nous vous rappelons que nous vous communiquerons à chaque fois les nouvelles activités en temps voulu. Sinon vous pouvez d’ores et déjà suivre l’actualité à cette adresse

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