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Paysage migratoire en Tunisie : Préoccupations et priorités

Par Satouri Ilhem,

Bien plus qu’un défi de santé mondiale, la pandémie de COVID-19 est aussi une crise socio-économique qui a soulevé de multiples questions concernant les droits humains et qui a mis à nu de profondes inégalités. Les migrants et demandeurs d’asile sont particulièrement vulnérables… En Tunisie, nombreuses sont les organisations qui leur viennent en aide.

 

La question de la migration au cœur des préoccupations

Les confinements et les déconfinements progressifs imposés par l’urgence sanitaire et adoptés partout dans le monde ont entraîné des restrictions inédites sur la liberté de mobilité et l’accès aux systèmes d’asile.

En 2021, malgré les restrictions de mouvement et les contrôles frontaliers plus stricts, la Tunisie continue d’être un véritable carrefour pour les mouvements mixtes. Selon les estimations du HCR, le nombre des réfugiés et demandeurs d’asile dans le pays a connu une hausse significative en atteignant près de 8500 personnes jusqu’au mois de juin 2021[1].

Les populations de réfugiés, de demandeurs d’asile et  les déplacés internes, désormais plus vulnérables, se sont ainsi trouvées dans l’incapacité d’avoir accès aux informations, aux soins de santé et à d’autres services essentiels.

Ces personnes, principalement celles ayant un statut migratoire irrégulier, rencontrent souvent des difficultés telles que les coûts des prestations, les barrières linguistiques et culturelles, ainsi que les politiques restrictives qui les excluent de l’assistance. « De nombreuses catégories de migrant.e.s ont été discriminées et exclues en raison des complications bureaucratiques de l’enregistrement en raison de leur statut administratif », a déclaré le Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux (FTDES) dans un communiqué publié jeudi 09 août 2021. Le FTDES souligne la responsabilité des autorités tunisiennes face à cette question. Il a aussi lancé un nouvel appel à la présidence afin qu’elle assume sa « responsabilité historique », celle de la mise en place d’un « plan exceptionnel » pour améliorer les situations des migrants en Tunisie.

 

La poursuite des actions de la société civile

Alors que les cas de Covid-19 se multiplient dans le pays, la situation est encore pire pour les réfugiés qui sont confrontés quotidiennement aux discriminations. Ces épisodes discriminatoires varient en fonction du sexe, de la nationalité, de la culture, de l’appartenance ethnique et d’autres facteurs déterminants. En l’absence de législation nationale en matière d’asile et de migration dans un pays ouvert aux flux migratoires multiples, les organisations locales et internationales ont un rôle déterminant à jouer.

Face à la situation sanitaire exceptionnelle, plusieurs associations ont été obligées d’adapter leur manière de fonctionner et de communiquer. Les équipes de Médecins du Monde Belgique section Tunisie ont continué à assurer à distance leurs services de permanences médicales, sociales et psychologiques. MdM BE Tunisie a aussi participé à l’effort solidaire collectif en proposant des maraudes sanitaires via une clinique mobile. Ces maraudes offrent la possibilité de se rendre auprès des personnes qui ne peuvent pas accéder aux structures de santé publiques pour leur apporter un accompagnement direct et les orienter efficacement.

En plus des services d’assistance, l’association MdM BE Tunisie a développé une composante complémentaire d’appui au renforcement des capacités des acteurs associatifs et institutionnels sur la question des droits des migrants afin d’améliorer les services d’accès aux soins de santé pour ces personnes.

À travers ses « Maisons du Droit et des Migrations » à Tunis et à Sfax, Terre d’asile Tunisie (TAT) assiste, pour sa part, les réfugiés et les demandeurs d’asile et leur fournit une aide sociale et des conseils juridiques personnalisés. En cas de besoin, elle peut également les orienter vers son réseau de partenaires et contacts.

Dans le cadre d’une série de documents sur les moyens d’accompagner les migrants et les informer sur leurs droits, l’association Terre d’Asile Tunisie a aussi lancé, le 02 juillet 2021, ses premières fiches pratiques « Info Droits » sur la thématique de l’asile. Disponible en version française, arabe et anglaise, cette collection de fiches est produite pour divulguer l’information juridique et administrative aux personnes migrantes en Tunisie d’une manière claire, schématisée et orientée vers des solutions pratiques[3]Pour en savoir plus, consultez l’ensemble des fiches thématiques

Dans la même optique, un webinaire de sensibilisation sera organisé le 12 août 2021 à partir de 14h00 par l’association TAT en partenariat avec la campagne nationale AZIMA, l’Association des Etudiants et Stagiaires Africains de Tunisie (AESAT) et Africain Business Leaders (ABL). Selon la page Facebook dédiée à l’événement, l’objectif est de donner une vision globale sur la situation socio-économique post-COVID des migrants, essentiellement les travailleurs hommes et femmes, et les étudiants et de contribuer à la sensibilisation à la vaccination pour les personnes migrantes de la ville de Sfax. 

 

Les 5 priorités pour une réponse efficace

La crise sanitaire n’a pas été un frein à l’engagement des organisations de la société civile qui continuent de suivre de près l’évolution de la situation. Cependant, en dépit des efforts considérables déployés, on constate un manque de synergie entre les acteurs institutionnels et les différents intervenants. 

Pour s’assurer que les actions menées auprès des réfugiés et des personnes migrantes soient efficaces : 

  1. Il faut encourager la coordination entre les autorités et l’ensemble des acteurs de la société civile et organismes pertinents.
  2. Il est important que les mesures pratiques soient accompagnées par la mise en place d’un plan d’action pour des réponses ciblées aux impacts sanitaires et socio-économiques de la pandémie.
  3. Les autorités publiques doivent prendre des mesures spécifiques pour inclure les migrants, quel que soit leur statut migratoire, dans les stratégies de veille et de réponse à cette crise.
  4. Les médias et la société civile doivent diffuser des informations précises et actualisées sur la prévention et le traitement du Covid-19 pour soutenir les efforts de sensibilisation.
  5. Il faut s’assurer que le changement soit durable en élaborant un plaidoyer pour réviser le cadre juridique tunisien et promouvoir une migration « organisée, respectueuse et protectrice des droits des migrants ».

 

[1] https://data2.unhcr.org/fr/country/tun

[2] https://medecinsdumonde.be/system/files/publications/downloads/FR%20-%202018.06%20-%20Tunisie%20-%20Tunis%2C%20migrants.pdf

[3] https://maison-migrations.tn/index.php/38-actualites/actualites-mdm/770-les-info-droits-de-terre-d-asile-tunisie-1-asile

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Déchets Hospitaliers, L’Impact Environnemental de COVID-19

Par Lawlor Ben,

Depuis son apparition, il y a presque un an et demi, la pandémie mondiale de COVID-19 affecte profondément les économies, les systèmes de santé publique, et l’éducation des jeunes. Ces problèmes sont très importants, mais il faut aussi penser à l’impact de la pandémie sur notre environnement. En Tunisie, la situation sanitaire continue à se dégrader. Avec une moyenne de tests positifs sur sept jours supérieure à 4,500 et un nombre de personnes complètement vaccinées de moins de 5% de la population (ourworldindata), la pandémie est loin d’être finie dans le pays (github).

Pendant la pandémie les experts médicaux ont trouvé des moyens pour ralentir la propagation du virus. Maintenir la distanciation sociale, porter des masques médicaux et se laver souvent les mains sont toutes de bonnes mesures préventives (mayoclinic). Malheureusement, certaines mesures envisagées produisent des déchets. Comme il faut qu’on pratique ces mesures pour la protection de notre communauté, il faut aussi s’occuper de la gestion des déchets créés par la pandémie parce que le virus lui-même n’est pas la seule chose qui menace la santé publique. Les déchets des équipements de protection individuelle comme les masques, les gants et les combinaisons médicales sont nombreux et représentent une grande partie des déchets solides en Tunisie et dans le monde. Les chiffres ne sont pas facilement disponibles pour la Tunisie, mais globalement la production des déchets médicaux a augmenté de 40% à cause du COVID (ifc). En Tunisie le risque posé par ses déchets solides est dans la gestion et surtout l’incinération qui peut créer des POP. Lors de “Parlons des Déchets Hospitaliers,” une conférence en ligne sur Facebook Live organisée par l’Association Tunisienne du Droit de l’Environnement le dimanche dernier, Mme Imen Diouani de la Direction Générale des Structures Sanitaires Publiques au sein du Ministère de la Santé nous a parlé des POP. L’acronyme POP est anglais et signifie “Persistent Organic Pollutants” qui veut dire polluants persistants organiques. Ces polluants peuvent être créés et par l’incinération des déchets médicaux et ensuite entrent dans la chaîne alimentaire sur terre comme dans la mer (eurowho). Ils sont dangereux car ils restent intacts dans l’environnement pendant longtemps, deviennent largement distribués. Ils s’accumulent dans les tissus des organismes vivants et sont toxiques aux êtres humains. Ils peuvent causer des tumeurs, des cancers et augmentent le risque de diabète.

Dans un rapport sur la gestion des déchets solides en Tunisie publié par la GIZ en 2014, les auteurs ont identifié le problème : beaucoup d’incinérateurs en Tunisie ne respectent pas les normes environnementales. Cette situation augmente le risque que la gestion des déchets par l’incinération peut contribuer à l’accumulation des POPs dans le pays. Comme la Tunisie est située sur la mer Méditerranée, cela relève aussi de la responsabilité des autres pays côtiers. Mais, Il y existe plusieurs projets qui sont déjà finis et en cours. Comme disait Mme Diouani pendant son discours, le convention de Stockholm en 2001 a défini la liste des substances classifiées POP. La liste repose sur 4 principes : l’interdiction et la restriction de la production, la limitation des émissions pour les substances produites de manière non intentionnelle, et la gestion des déchets qui sont constitués de POP. La convention est ratifiée par la Tunisie en 2004 qui s’engage à mettre les mesures nécessaires pour faciliter la mise en application de la convention. De plus, il y a un projet de deux phases intitulé « Projet de Démonstration et de Promotion des Bonnes Techniques et Pratiques » pour gérer les déchets des activités de soins et PCBs (un des douze types de POP) en Tunisie. La première phase de ce projet s’est déroulée entre 2013 et 2017 et s’est occupé de la gestion des PCBs. La deuxième phase qui va durer jusqu’à 2025 s’occupe de la retrait progressive des équipements de la production de ces produits chimiques. Vous pouvez regardez la conférence en totalité ici sur facebook live. 

Il est important pour nous de suivre les bonnes pratiques pour ralentir la propagation du virus. Plus la pandémie dure, plus nous générons des déchets. On peut utiliser les autres moyens comme la distanciation sociale et les masques réutilisables pour réduire la quantité des déchets produits, mais l’utilisation des équipements personnels de protection est nécessaire et dans certains cas il est nécessaire d’utiliser des produits à usage unique pour la sécurité et la santé. Enfin, c’est la responsabilité des organisations qui s’occupent de la gestion et du traitement de suivre les bonnes pratiques, mais c’est à nous aussi de connaitre les règles, les buts et les risques pour réduire notre impact environnemental.

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Notre environnement : problèmes, efforts et événements en Tunisie

Par Lawlor Ben,

La Tunisie souffre d’une crise environnementale à cause des plastiques. Le long de la côte, près de soixante îles et archipels suffoquent des bouteilles et sacs en plastique parmi d’autres déchets toxiques et dangereux qui menacent de perturber l’industrie de la pêche et le tourisme et qui ont déjà détruit la beauté des nombreuses plages de la Méditerranée.

En Tunisie, 0.14kg de déchets plastiques sont produits par personne et par jour. Au total, le pays crée 2,5 millions de tonnes de déchets par an, mais le système de la gestion des déchets ne peut guérir que 1,8 millions de tonnes (ecomena). De plus, beaucoup de décharges ne répondent pas aux impératifs sanitaires. À cause des projets touristiques, la faible participation du public, la mauvaise gestion des fonds, l’absence de mesures correctives et la proximité de la mer aux grandes villes, beaucoup de déchets quotidiens risquent de finir en mer et sur les plages après leur courte période d’utilisation.

Depuis les années 1990, de nombreuses campagnes de sensibilisation au respect de l’environnement ont vu le jour. Une mascotte qui s’appelait Labib, modelée sur un fennec et conçue par Chedly Belkhamsa, a été crée pour sensibiliser à la cause environnementale. Un symbole contre le détritus, il y avait des statues de lui partout. Malheureusement Labib était vu comme trop associé avec l’ancien régime, ce qui a conduit à détruire la plupart des statues après la révolution de 2011. Aujourd’hui, face à l’absence d’une volonté collective, on voit beaucoup de déchets dans les rues et sur les plages. La mauvaise gestion des municipalités et les grèves fréquentes lancées depuis la révolution ont compromis la collecte et la gestion des déchets¹. De plus, en été, il s’y ajoute la pollution touristique. A Djerba, par exemple, les hôtels font 35-40% des déchets annuels². Le tourisme apporte beaucoup d’argent dans la région, mais le coût économique de la pollution à Djerba était évalué à TND 17,8 million incluant la perte des opportunités environnementales.

Le fait que la plupart de la population Tunisienne habite sur la côte ajoutent au danger que les déchets peuvent se trouver dans la mer. Le nord et l’ouest du pays sont les plus peuplés et Tunis, la capitale et la plus grande ville, se trouve dans cette région³. L’archipel de Kerkennah est face à la plus grande crise des plastiques dans le pays. Ces problèmes arrivent à cause du tourisme, y compris les pêcheurs qui utilisent de nouveaux filets de pêche en plastique qui remplacent les anciens faits en feuilles de palmier. Ces filets en plastique sont souvent jetés dans la mer après une courte période d’usage4. 

C’est vrai qu’il y a beaucoup de systèmes et pratiques qui contribuent à la pollution des plages et l’environnement en général en Tunisie, mais heureusement qu’ il y a aussi beaucoup d’initiatives qui luttent contre ces problèmes. Comme Kerkennah est l’un des lieux les plus pollués, cet archipel est le cœur de plusieurs initiatives de lutte contre les déchets plastiques dont l’une se déroulera ce weekend. 

“Clean-Up Kerkennah Wetlands” un projet collectif organisé par WWF Tunisie, Tunisie Recyclage, Abysse Plongée et Tounes CleanUp en partenariat avec la mairie de Kerkennah. Selon leur page Facebook, l’objectif est de mettre en lumière “la dynamique locale engagée pour faire de Kerkennah un territoire pilote, un laboratoire vivant de lutte contre la pollution plastique et de protection des écosystèmes insulaires en Tunisie compte tenu des particularités environnementales et économiques de cet archipel d’exception.” L’initiative accueille toutes les personnes désireuses de participer au nettoyage des plages et marécages. Ces efforts de nettoyage des espaces naturels pollués sont très importants pour réparer les dégâts qui ont déjà été causés, mais c’est aussi important d’aller vers la source du problème. Un exemple d’un effort à assurer que des événements touristiques n’ajoutent pas à la pollution est l’effort au festival de Woodstock Tunisia fait par Tounes CleanUp, un des organisations impliqués dans “Clean-Up Kerkennah Wetlands.” Ils ont passé le weekend du 14 juin à vérifier les mesures environnementales durant le festival. Ils ont travaillé avec les équipes des hôtels à Tabarka pendant l’événement.

L’implication des hôtels dans les efforts environnementaux est très importante parce qu’ils représentent, particulièrement en été, l’une des principales sources de production de déchets. Les hôtels ont une grande responsabilité pour le ramassage et le tri des déchets avant qu’ils ne soient jetés. Cela aide avec la gestion des déchets et le recyclage parce qu’il est beaucoup plus facile de recycler les déchets s’ils sont séparés selon leur matière. L’industrie touristique doit avoir un grand intérêt dans la conservation des plages et espaces naturels car ils attirent les touristes.

Avec plus de coordination entre les ONGs et entreprises, on peut améliorer la situation environnementale beaucoup plus vite. Les incitations économiques et environnementales sont liées au futur du tourisme et de la santé publique en Tunisie et on peut y trouver de l’espoir pour nos plages. 

 

[1] https://www.ecomena.org/solid-waste-management-tunisia/

[2] https://ps.boell.org/en/2020/06/10/tunisia-tunisian-islands-are-suffocating-plastic

[3] https://journals.openedition.org/cybergeo/24872

[4] https://ps.boell.org/en/2020/06/10/tunisia-tunisian-islands-are-suffocating-plastic

 

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Programme « Bibliothèques pour tous » en Tunisie : focus sur Tozeur et Kairouan

Par Satouri Ilhem,

La fin de l’année 2020 et le début de l’année 2021 sont restés très marqués par la situation sanitaire et sociale  qui a fortement impacté la vie des élèves tunisiens. Malgré ces conditions difficiles, Biblionef a pu ouvrir deux magnifiques médiathèques régionales, à Tozeur en novembre 2020 et à Kairouan en mars 2021,  constituées de 3 000 livres chacune, grâce à la grande mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’éducation  nationale des gouvernorats, des commissaires régionaux, des directeurs du primaire et du secondaire, des directeurs d’établissements, des professeurs, des psychologues scolaires, etc.

Le concept de « médiathèque régionale »  imaginé tient ses promesses : les livres prennent leur essor et sortent de la médiathèque pour aller dans toutes les écoles auxquelles ils sont destinés. De très nombreux enfants ont ainsi un accès direct à la lecture  en français, et en redemandent.

 

 

 

TOZEUR : succès de l’opération « 1 000 livres à la maison pour les vacances de printemps »

À Tozeur, l’opération « 1 000 livres à la maison pour les vacances de printemps » a été lancée fin février 2021 et a permis de faire vivre la médiathèque via ces prêts. En effet, les professeurs des établissements associés à la médiathèque régionale de Tozeur sont venus choisir des livres parmi les 3 000 disponibles et en ont emporté suffisamment pour pouvoir en prêter un à chaque élève de leurs classes pendant la période des vacances de printemps, du 14 au 25 mars.

 

Les enfants sont repartis ravis avec un livre, les sourires étaient sur tous les visages et ont ainsi réussi à égayer un quotidien difficile. Les enseignants sont également très satisfaits et tous plébiscitent l’opération. Nos amis de Tozeur, qui se sentent à juste titre oubliés du ministère, ont fait la démonstration éclatante qu’avec de la volonté et de l’énergie, beaucoup de choses sont possibles en dépit de circonstances peu favorables.

 

KAIROUAN : inauguration de la médiathèque et lancement du « projet Papillon »

Le 29 mars, une très belle inauguration officielle de la médiathèque a eu lieu. Superbement organisée, elle s’est déroulée en présence de l’ensemble de l’équipe projet, du Commissaire régional de l’Éducation, Adel Khaldi, de Maha Ben Mohamed, responsable des activités culturelles pour le cycle primaire au Commissariat régional de l’Éducation, mais aussi des enseignants et des élèves. L’atmosphère était très réjouissante : de belles fleurs blanches ornaient la cour de l’établissement et un tapis rouge avait été déployé. Une joyeuse chorale de jeunes filles en habit traditionnel a marqué le début des festivités. Un gigantesque gâteau était aussi prévu pour récompenser les enfants de leur patience après les discours. Bref, enfants, professeurs, institutionnels, tous étaient ravis et ont fêté avec emphase l’ouverture de la belle médiathèque régionale et l’accès à un fonds de 3 000 livres neufs.

Depuis le mois de juillet 2020, le contexte sanitaire empêche hélas la direction de Biblionef de se rendre en Tunisie et de poursuivre ses missions ; Elle a toutefois été représentée par le responsable de notre centre de ressources, Nour Allah Boulares, qui a fait le déplacement depuis Tunis et a lu un discours de Dominique Pace, Directrice générale de Biblionef.

Trois jours plus tard, le 2 avril 2021, le Commissaire régional de l’Éducation donnait le coup de départ du
« projet Papillon ». Ce dernier est un projet pédagogique qui vise à renforcer la pratique de la lecture dans les écoles rurales qui dépendent de la médiathèque régionale de Kairouan. Ainsi, plusieurs écoles primaires sont concernées par ce projet.

Le Papillon est resté une semaine dans l’école El Hajej. Lors de cette semaine, les élèves ont lu les livres de leur choix et ont fait des résumés qui ont été collés sur le dos du Papillon.
Le Papillon s’est ensuite envolé vers l’école El Hinbez. Là aussi, les enfants ont été ravis de voir arriver les livres et de travailler sur les résumés pour participer eux aussi à l’envol du Papillon vers d’autres écoles.

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Le « Eco Friendly Guide », pour un événement éco-responsable

Par Satouri Ilhem,

Face à l’essor des événements publics et privés depuis 2011, il est urgent d’intervenir afin de lutter contre l’impact écologique de l’événementiel en Tunisie. Dans ce sens, la Fondation Heinrich Böll, l’association Zero Waste Tunisia et Ftartchi, ont élaboré ce guide complet et précis pour encadrer et aider les acteurs de l’événementiel.

Prenant en compte les conséquences concrètes des activités économiques, culturelles et politiques, à une échelle nationale et internationale, ce manuel vise à sensibiliser aux enjeux écologiques et à proposer des solutions durables et efficaces pour l’organisation d’événements dits “eco-friendly”.

Mais qu’entendons-nous par « eco-friendly » ? Il s’agit d’approches durables et rentables qui permettent aux individus, aux organisations et aux institutions de minimiser l’impact de leurs événements sur l’environnement. Les activités événementielles peuvent être polluantes de diverses manières, de la production élevée de déchets (alimentaires et non alimentaires) à l’utilisation excessive de l’énergie. Mais encore, la pollution climatique par les émissions de gaz à effet de serre et celle causée par les déchets ne se limite pas à l’environnement lorsque ces derniers ne sont pas éliminés correctement.

 

S’il existe une certaine conscience des enjeux environnementaux et de la nécessité d’agir en conséquence, les acteurs de l’événementiel rencontrent plusieurs difficultés. Qu’il s’agisse d’identifier les sources de pollution ou de mettre en place des plans d’action efficaces, ces organisateurs manquent de moyens, d’informations et d’encadrement. De plus, en tenant compte des limites réelles de chacun des facteurs cités, à des degrés divers selon les régions et les villes de Tunisie, nous nous trouvons confrontés à plusieurs défis, notamment le manque d’accès aux matériaux biodégradables, aux infrastructures de recyclage ou à des services efficaces de transport en commun. Les coutumes culturelles et les stratégies économiques peuvent également entraver ou ralentir les actions environnementales.

En modifiant les méthodes d’organisation et de mise en place des événements, la pollution et le gaspillage s’en trouvent drastiquement réduits. Les organisateurs qui adoptent les bonnes mesures garantissent la protection de l’environnement, tout en encourageant les participants à en faire de même dans leurs propres domaines d’activité. Un événement respectueux de l’environnement s’organise et s’exécute en prenant en considération la chaîne complexe et interconnectée de « production/service » du début jusqu’à la fin. C’est en partant d’une compréhension réaliste de l’impact environnemental et de la dimension de l’événement en question, que l’on peut opérer les changements nécessaires pour réduire tout impact néfaste.

 

Nous avons organisé ce guide en fonction des possibles difficultés rencontrées concernant la préparation de l’événement, la communication, le choix du lieu, la restauration et la gestion des déchets.

Nous nous sommes aussi basés sur les divers facteurs à prendre en considération:

  • La conscience environnementale de la direction et des employés concernés,
  • La volonté de valoriser son évènement.
  • La sensibilisation et l’implication des participants dans la cause environnementale. Leur engagement étant un atout de plus.
  • La disponibilité de choix en ce qui concerne les produits, les prestataires de services, les lieux, etc.
  • L’existence et la fiabilité des infrastructures urbaines nécessaires (par exemple les transports publics et la sécurité),
  • Le soutien des gouvernements locaux et centraux, des institutions publiques locales et nationales en terme de réglementation, administration, etc.

 

 

En rédigeant ce manuel, nous nous sommes engagés à respecter les principes de précaution et de prévention dans le traitement des questions environnementales.[1] De ce fait, nous avons élaboré des politiques et des stratégies de planification permettant d’empêcher tout risque de dommages pour l’environnement. En prévenant les dégâts par des solutions immédiates, le pollueur évite les dépenses exorbitantes que peut lui coûter la réparation des dommages causés. Et ce processus est lui-même potentiellement polluant.

La concrétisation de certaines des approches proposées dans ce guide pourrait prendre un certain temps; elle demanderait aussi des ressources conséquentes. Toutefois, les organisateurs et les participants – particulièrement de la jeune génération – portent de plus en plus d’intérêt à la question environnementale, et se tournent vers des fournisseurs de produits engagés dans la protection de l’environnement et du climat. Enfin, ce Guide sera revu, révisé et mis à jour en fonction des changements importants des facteurs que nous avons mentionnés, dans le contexte tunisien.

 


[1] La précaution et la prévention sont des principes centraux du droit international de l’environnement et du militantisme. Le principe de précaution exige que si une activité présente un potentiel de pollution, il est impératif d’agir dans l’immédiat au lieu d’attendre de constater concrètement ces dégâts. Agir selon le principe de prévention c’est réduire les coûts et les méfaits, anticiper les dommages plutôt que de réagir a posteriori par des actions qui compensent plus qu’elles ne réparent.

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Clôture du programme BLADI: Des projets se concrétisent dans 11 délégations de la Tunisie

Par Benhalima Karim,

“BLADI – Building Local Associations for Development and Innovation” est un programme de renforcement des capacités des acteurs de la société civile tunisienne mis en place depuis 2019 ayant comme objectif de  favoriser une participation et un engagement plus efficaces des citoyens afin de contribuer à la mise en place d’une citoyenneté active.

Ce projet phare a pris fin en décembre 2020. Une cérémonie de clôture a été organisée en ligne à l’occasion, pour mettre la lumière sur les principaux résultats de travail développés dans 7 différents gouvernorats de la Tunisie depuis plus de 2 ans. Onze associations ont été mises à l’honneur pour présenter  leurs projets, leurs expériences et les défis rencontrés.

Le discours d’ouverture a rendu hommage à tous les participants, l’équipe organisatrice et aux partenaires et a aussi compris une récapitulation du parcours d’accompagnement technique, en matière de communication et réseautage du projet, sans oublier la mise en valeur du suivi et évaluation des résultats et du progrès des associations.

La conférence comportait plusieurs panels, le premier était autour des « espaces artistiques, lieux pour et par les jeunes » où s’est mené un court débat avec l’intervention de l’association « Mash’hed » de Gafsa, l’association tunisienne de théâtre d’enfants et des jeunes de Agareb et l’association « khotwa  » de Manouba.

« Centres de défense et d’intégration sociale pour une meilleur inclusion des jeunes menacés de rupture sociale » était l’objet du deuxième panel, où les représentants de chacun des associations « espoir d’enfance » de Gabès et médenine et « graines d’espoir » de sfax, ont rejoint la discussion pour présenter divers faits et résultats obtenu lors de ce projet.

Les modérateurs ont aussi consacré un autre panel pour discuter comment le développement des compétences professionnelles peut être un levier pour l’emploi, en donnant la parole aux représentants des associations « Afek » de Blidet et « commerçants de Ben guerdane » de Médenine.

Quant au dernier panel intitulé « les clubs au sein des établissement scolaires, un instrument d’éducation non formelle », le débat s’est déroulé entre des intervenants de l’association « Kon sadiki », l’association « Soutkom », l’association renouvellement et appartenance et l’association de culture et éducation de la citoyenneté.

Ces courts débats fructueux ont insisté sur l’inclusion des jeunes dans les espaces culturels et l’importance de la continuité des activités pour sensibiliser, protéger et libérer ces jeunes talents de l’influence négative de leurs milieux et leur ouvrir de nouvelles perspectives.

 

 

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تشخيص الفضاء المدني في تونس

Par ismail manel,

نظمت مصالح رئاسة الحكومة بالتعاون مع منظمة التعاون الاقتصادي والتنمية OCDE  ومساهمة مركز « إفادة » للجمعيات يوم الجمعة 26 فيفري 2021 يوما إعلاميا وورشة استشارية حول: « تشخيص الفضاء المدني في تونس » .
ويندرج هذا اليوم في إطار المبادرة التي تم إطلاقها في 02 نوفمبر2020 بإجراء إستبيان موجه لمنظمات المجتمع المدني والفاعلين في الفضاء الجمعياتي في تونس في إطار انضمام تونس إلى « توصية منظمة التعاون الاقتصادي والتنمية المتعلقة بالحكومة المفتوحة »، وتهدف المبادرة إلى مزيد تعزيز المنظومة التشريعية والعملية للفضاء المدني في تونس بمكوناته الأربعة المتمثلة في الحريات المدنية (خاصة حرية التعبير) وحرية الاعلام والتواصل الرقمي ودعم مناخ نشاط منظمات المجتمع المدني إلى جانب تأمين مشاركة مواطنية أوسع. مع الإشارة إلى أن تونس كانت ثاني دولة انخرطت في هذه المبادرة بعد فنلندا.
تفرع اليوم الإعلامي إلى ثلاث ورشات تمحورت حول:
– نقاط القوة والضعف للإطار التشريعي التونسي المتعلق بمنظمات المجتمع المدني.
–  الصعوبات الرئيسية التي تواجهها مكونات المجتمع المدني التونسي للمشاركة في الحياة العامة وفي مسار أخذ القرار.
–  التطرق لأهم المبادرات التي يقترح على الحكومة إتخاذها لدعم الفضاء المدني في تونس.
وقد تمخضت عن أعمال هذه الورشة العلمية التي شهدت مشاركة لعدد من مكونات المجتمع المدني سلسلة من التوصيات الملموسة تهدف إلى تعزيز الفضاء المدني التونسي.
للإطلاع على التقرير حول جلسة الإعلام والتشاور بخصوص مسح الفضاء المدني يرجى النقر هنا.

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الأمن المائي في تونس بين التحديات المناخية و السياسات العمومية المهترئة

Par hamda rifka,

« ليست المياه للحياة فقط… المياه هي الحياة. المياه هي الصحة. المياه هي الكرامة. المياه هي حق من حقوق الإنسان. وما من شيء أكثر أهمية من المياه لوجودنا. » بان كيمون الامين العام للامم المتحدة
يمثل فقدان المياه او نقصانها أحد اكبر التحديات التي تعيشها المنطقة العربية على وجه الخصوص وهو ما نعبر عنه بشكل أكثر دقة بالفقر المائي او شح المياه والذي بدوره تغير مفهومه حيث استخدم حتى تسعينات القرن الماضي للتعبير عن توفر إمدادات مياه كافية لتلبية متطلبات سكان بلد معين ليتحول الى الأمن المائي للفرد.
و بالرجوع إلى عديد المؤشرات الدولية و الوطنية، تصنف تونس من الدول التي تعاني من الفقر المائي. فعلى الرغم من أهمية الجهود المعتمدة لمواجهة هذا الإشكال منذ عقود عبر سياسات مائية تمت بلورتها و تنفيذها، الا ان هذا لم يردع الفقر المائي الذي بدأت بوادره بالظهور في السنوات القليلة الماضية.

إمكانيات تونس المائية

تقدر الإمكانيات المائية المتاحة في تونس بحوالي 4,865 مليار متر مكعب سنويا وتتوزع بين المياه السطحية و الجوفية و التساقطات المطرية. و أمام ضعف الكمية المتاحة و تزايد الطلب الفلاحي و الصناعي و السياحي والخدماتي عموما فإن نصيب الفرد من الماء في تراجع مستمر إذ يقدر حاليا ب400 متر مكعب سنويا مرشحة للنقصان في السنوات القادمة إلى 350 متر مكعب سنويا وهو أقل بنسبة 50% من الكمية المطلوبة للفرد وفقا للمعايير الدولية و المقدرة بين 750 و 900 متر مكعب سنويا حسب تقرير التقييم المواطني للماء في تونس لجمعيّة نوماد 08.
كما أن نسبة التساقطات التي تراجعت أثرت على امتلاء السدود و التي بلغت في سبتمبر 2020 حوالي 40% فقط حسب تصريحات وزارة الفلاحة. مما يعني أن مخزون السدود شهد تراجعا ملحوظا مقارنة بنفس الفترة من السنة الماضية .
كل هذه المؤشرات تعني وجود تونس تحت خط الفقر المائي و المحدد عالميا ب500 متر مكعب سنويا و هو ما يعني عجز الدولة على توفير المياه العذبة في كل الجهات و لكل المواطنين و المنتفعين في كل القطاعات الاقتصادية و الفلاحية و الخدماتية .

أسباب تراجع مخزون المياه في تونس

إن الأسباب الأساسية التي جعلت تونس تحت خط الفقر المائي متعددة رغم تشابهها في باقي الدول العربية التي تعاني نفس الازمة و هي بالأساس : المناخ و الكثافة السكانية و سوء التصرف في الموارد المائية و السياسات المائية غير الملائمة للوضع.
أثرت التغيرات المناخية بشكل كبير على الموارد المائية و ذلك بارتفاع درجات الحرارة خاصة في الجنوب التونسي و ساهمت بشكل كبير في تبخر المياه. كما ساهم الاحتباس الحراري بشكل أكبر في خفض نسبة التساقطات السنوية للأمطار ما جعل سنوات الجفاف تتوالى وهو ما زاد في انخفاض المياه السطحية و في مستوى امتلاء السدود و البحيرات الجبلية .
إن ازدياد عدد السكان أو التضخم السكاني في عديد المناطق في تونس أدى الى تزايد طلب استهلاك المياه وهو ما سيزيد العبئ على الموارد المائية المتاحة و المتسمة بالشح.
بالإضافة  إلى هذا، الفساد و سوء التصرف في الموارد المائية من قبل المصالح المختصة ساهم بشكل كبير في تعميق أزمة الفقر المائي. ويرجع هذا أساسا للمؤسسات العمومية الموصومة بعديد الاخلالات وأهمها البيروقراطية و مركزية صنع القرار الذي فتح الباب أمام الفساد وسوء التخطيط و البرمجة و الإهمال و جعلها غير قادرة على التصرف بشكل رشيد في الموارد المائية ما أساء الى جودة المياه و طريقة ايصاله للمواطن.
 كذلك فان الاصلاحات البطيئة و غير الجوهرية لا تتماشى مع تسارع التغيرات المناخية و تفاقم مشكلة الاحتباس الحراري وأثرها على مصادر المياه.
لم تضع الدولة التونسية برنامجا استراتيجيا مواكبا للتغيرات المناخية و للفقر المائي الحالي وما زالت تعمل بنفس نسق السنوات الماضية دون تجديد او تغيير في سياساتها خاصة في سياسة صنع القرار و هذا ما سيعمق أزمة المياه الحالية أكثر لتتواصل مع الأجيال القادمة.
إهدار المياه في القطاع الفلاحي يعد عاملا من عوامل الفقر المائي خاصة مع نظم الري المعتمدة سواء في زراعة الخضار أو في نظام الري في الواحات و الذي لم يتغير من القدم وهو ما تسبب في إهدار كميات هامة من المياه و الذي له أضرار كبيرة حتى على النخيل مع مرور الزمن…
أقرت الجمعية العامة للأمم المتحدة حق الإنسان في الحصول على كفايته من المياه وأن تكون متاحة في كل زمان و مكان و هذا ما أكده الهدف السادس من أهداف التنمية المستدامة و الدستور التونسي كحق أساسي للمواطن .
لكن بين سوء توزيع و سوء رقابة لجودة المياه و جفاف متواصل لمدة سنوات نتوقع تفاقم الوضع الاقتصادي و الاجتماعي و البيئي و كل المجالات المحيطة بحياة الإنسان.

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جمعية نوادي الشبان تنظم جلستها العامة الخارقة للعادة، في ظروف خارقة للعادة

Par Satouri Ilhem,

إثر الأخذ بعين الإعتبار للظروف الصحية الراهنة التي حتّمها تواصل انتشار فيروس كوفيد 19 في تونس وفي العالم، و ضمانا لصحة أعضائها و سلامتهم، قررت جمعية نوادي الشبان تنظيم جلستها العامة الخارقة للعادة عن بعد من خلال تطبيق Zoom. 

 وتعتبر هذه التجربة الثانية من نوعها بالنسبة للجمعية بعد أن تم العمل بها السنة الفارطة حيث حققت نجاحا ومكنتها من بلوغ الأهداف التي أحدثت من أجلها. 

وقد سُمّيت هذه الجلسة خارقة للعادة بما أنها تخرج عن المألوف سواء من خلال توقيت تنظيمها أو محتواها. حيث لم يتم تنظيمها كباقي الجلسات فقط للنظر في مدى سير العمل أو لاتخاذ القرارات التي تهم جميع نوادي الشبان على مستوى وطني، بل تنظمت بالأساس للمصادقة على تنقيحات دستور الجمعية الجديد إضافة لقانونها الداخلي والذين تم الإشتغال عليهما منذ فترة أي قبل الجلسة العامة من قبل مجموعة معينة من أعضاء الجمعية. 

امتدت الجلسة العامة الخارقة للعادة على 9 أيام منذ 13 فيفري 2021 إلى 21 من نفس الشهر. فتم تخصيص يومي 13 و14 فيفري لجلسات تم خلالها تقديم تقارير متعددة و متعلقة بآخر الأعمال والمستجدات بالجمعية. 

ومن ثمة، وبداية من يوم الأحد 14 فيفري وصولا إلى 20 فيفري 2021 ،تم تخصيص وقت محدد من الساعة ال19 إلى الساعة 22 من كل ليلة للعمل على شكل فِرق تتغير في كل مرة وفق قائمات جاهزة. فتقوم هذه المجموعات بالتعرف على المقترحات التي تم تقديمها لتشكل النظام الداخلي، و تناقشها، وتقوم بإثرائها وذلك ضمانا لمشاركة أكبر عدد ممكن من أعضاء الجمعية في صنع القرار و ممارسة حقهم في تقرير مصيرهم في كنف الشفافية وتحقيقا لمبدأ الديمقراطية التشاركية. 

أما في اليوم الأخير و المقابل ل21 فيفري 2021، و أثناء جلسة تعتبر سابقة في تاريخ الجمعية، حيث دامت أكثر من 11 ساعة متواصلة دون أن تتخللها أي راحة، تم التصويت على التقارير التي عُرضت في اليومين الأولين، إضافة إلى المصادقة على الدستور والنظام الداخلي للجمعية المتضمّنين لعديد التغييرات والتي ستشتغل جمعية نوادي الشبان على أساسها حتى سنة 2030 على أقل تقدير. 

يجدر التذكير نهاية أن جمعية نوادي الشبان قد قامت بعرض جلستها العامة مباشرة على صفحة الفايسبوك ضمانا لإمكانية النفاذ إلى المعلومة لكل المهتمين بأنشطة المجتمع المدني وخاصة تلك التي يمارسها الشباب.

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جمعيّة  »العمل ضدّ الإقصاء والتّهميش » تطلق مشروعا جديدا للتّمكين الاقتصادي للمرأة

Par Satouri Ilhem,

   « راس مالك في دارك » هو برنامج للتكوين والإحاطة والمرافقة في بعث المشاريع موجّه للمرأة في الأوساط الريفيّة بدعم من صندوق « الفرنكفونيّة إلى جانبهنّ »

 أطلقت جمعيّة  »العمل ضدّ الإقصاء والتّهميش » بالتّعاون مع منظمة أطبّاء العالم بلجيكيا – فرع تونس ومؤسّسة فريدريش ناومان من أجل الحرّيّة، يوم الجمعة 29 جانفي 2021 بمعتمديّة غزالة من ولاية بنزرت، مشروعا جديدا للتّمكين الاقتصادي موجّه لقرابة 100 امرأة بالوسط الرّيفي من أجل بعث أنشطة مربحة وأعمال في اختصاصات متعدّدة.

وقد تمّ تمويل المشروع من قبل المنظمة الدوليّة للفرنكفونيّة في إطار صندوق خاصّ « الفرنكفونيّة إلى جانبهنّ » الّذي يشمل 20 بلدا.

ويهدف هذا المشروع الرّافع لشعار « راس مالك في دارك » إلى تشجيع النّساء في الأرياف بمنطقة غزالة ومرافقتهنّ من أجل تحقيق أنشطة اقتصاديّة ومشاريع مربحة لتحسين ظروفهنّ الماليّة والاجتماعيّة والمساهمة في التنمية المحليّة. كما يسعى المشروع لتأمين نقل الخبرات والمعارف الفنيّة بين الأجيال خاصّة في مجال الحرف التقليديّة والتراثيّة المهدّدة بالاندثار.  

وستتمتّع النّسوة بمعتمديّة غزالة بدورات تكوينيّة وتأطير ومرافقة لتحسين الإنتاج والمبيعات والمداخيل وتثمين منتوجاتهنّ المحليّة والتراثيّة في اختصاصات ملائمة مثل تقطير الأعشاب العطريّة والطبيّة والخياطة والتّطريز والنّسيج ومشتقّات الحليب.  كما يعمل المشروع على تحسيس المرأة بالوسط الرّيفي، النّاشطة في المجال الفلاحي والصّناعات التقليديّة والحرف المختلفة أو الباحثات عن شغل بأهمّية تنظيم أنشطتهنّ وبمزايا القطاع المنظّم على مستوى الدّعم والجباية والحماية الاجتماعيّة والتّغطية الصحيّة. كما سيقوم بأنشطة إحاطة وإرشاد في مجال الحقوق الأساسيّة والنّفاذ إلى الصحّة والمساواة بين الجنسين وكيفيّة التّعامل والوقاية من وباء كوفيد-19، عبر منصّة رقميّة سيقع تطويرها في الأشهر القادمة.

وقد انتظم بمقرّ دار الشّباب بمعتمديّة غزالة يوم إعلاميّ وتحسيسيّ بمناسبة إطلاق المشروع شاركت فيه السّلط المحليّة والهياكل الفاعلة العموميّة والخاصّة إلى جانب أعضاء من المجتمع المدنيّ المحليّ للنّقاش حول البرامج التكوينيّة وسبل الإحاطة والمرافقة للنّساء المستهدفات.

وصرّحت السّيدة زهرة بن نصر، رئيسة جمعيّة  »العمل ضدّ الإقصاء والتّهميش » قائلة: « إنّ مشروع ‘راس مالك في دارك’ الذي نطلقه حاليّا بمنطقة ‘غزالة’ هو تواصل لما قمنا به منذ سنة 2016 لفائدة النّساء الفلاّحات والحرفيّات في تاكلسة وواد العبيد والنّشع بالوطن القبلي وخلال السّنتين الأخيرتين في سجنان وجومين وبازينة ». مضيفة « إنّ دورنا، بدعم من الهياكل الشّريكة والفاعلة والمموّلين والسّلط المحليّة، يتمثّل في انتقاء الفئات النّسائيّة الرّاغبة في تطوير منتوجاتهنّ ومرافقتهنّ وتكوينهنّ من أجل مساهمة أفضل في التّنمية المحليّة وتحقيق الذّات وتحسين المدخول العائليّ. وسنعمل معهنّ على تحسين الجودة والإنتاج والتّسويق وربط الصّلة مع هياكل التّمويل ».

وسيمكّن المشروع، الّذي سيستمرّ على مدى ستّة أشهر، النّساء المستهدفات بمنطقة ‘غزالة’ من إبراز المخزون التّراثي لمنتوجاتهنّ وربطهنّ بمسالك التّرويج وذلك عبر المشاركة في المعارض الجهويّة والوطنيّة والقافلة التّرويجيّة بالمؤسّسات وعبر منصّات رقميّة مختلفة.

 

 

للتنسيق الصحفيّ، يمكن الاتّصال ب: – منتصر السّويسي، الهاتف: 26.985.728 // [email protected] 

 

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