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Un(e) Consultant(e) National(e)-ATSR Retour vers les opportunités



Échéance

30 Novembre 2020 Il y a 10 mois

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Détails de l'opportunité

Régions concernées par cette opportunité: Tunis
Domaines concernées par cette opportunité: Santé

Un(e) Consultant(e) national(e) pour mener un diagnostic de situation préalable à l’intégration de la prise en charge des femmes victimes des violences sexistes au sein des structures de provision des services SSR de l’ATSR.

 

Structure/Organisation:

L’Association Tunisienne de la Santé de la Reproduction (ATSR)

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA)

Cadre de la mission:

La mission s’inscrit dans le cadre du projet de partenariat UNFPA/ATSR visant à améliorer l’accès des migrant.es et communautés d’accueil aux services de SSR/GBV disponibles et de qualité.

Sujet de la consultation:

Diagnostic de situation préalable à l’intégration de la prise en charge des femmes victimes des violences sexistes au sein des structures de provision des services SSR de l’ATSR

Justificatif:

Contexte de prise en charge des violences basées sur le genre :

Le parcours d’une femme victime de violences basées sur le genre, en Tunisie, est fragmenté sur plusieurs structures et points de services. 

Depuis l’adoption de la loi 58-2017, des dispositifs de prise en charge ont été mis en place en vue d’améliorer le parcours et expériences vécues par les femmes au sein du circuit ; mais ces dispositifs ne sont pas totalement opérationnels avec des différences régionales dues à l’absence de structures capables de recevoir, référer, héberger et prendre en charge toutes les femmes et répondre à tous leurs besoins. 

Les discussions avec les différents prestataires au sein des différentes structures nous ont permis de souligner une frustration liée aux capacités limitées de PEC de ces femmes et aux obstacles rencontrées par ces femmes dans le circuit de PEC : la perte de contact, la dissuasion des femmes qui sont amenées à raconter leurs expériences plusieurs fois, la non-disponibilité de services de proximité, le temps d’attente, et la qualité de services offerts.

Les capacités des centres gérés par les institutions ou les associations sont dépassés et les ressources disponibles ne permettent pas toujours d’instaurer, construire et mettre en place de nouvelles structures et de renforcer leurs ressources humaines afin de répondre aux besoins dans des délais convenables.

Par ailleurs, devant la médiatisation des services et de la loi, le recours aux structures a augmenté et des besoins spécifiques deviennent de plus en plus visibles et pressant ; que ce soit par rapport à des besoins de groupes spécifiques (femmes migrantes par exemple) ou en lien avec un type de violence (violences sexuelles, violences économiques…) 

Conscients du contexte actuel de l’offre de services liés aux violences basées sur le genre et des défis rencontrés, l’UNFPA et l’ATSR comptent étudier la possibilité d’introduire la prise en charge des violences basées sur le genre dans le paquet des services SSR offerts au sein des centres de l’ATSR, afin que les femmes victimes de violences consultant les services et notamment les plus vulnérables tel que les migrantes  peuvent bénéficier à la fois de services de SSR, médicaux, assistance psychologique, juridique, et socioéconomique.

L’ATSR : 

Depuis quelques années l’ATSR a renforcé ses structures en termes de ressources humaines et matérielles pour que les bénéficiaires retrouvent dans la même structure la majorité, si pas tous les services dont ils ont besoin.

En effet, L’ATSR se démarque par sa présence dans plusieurs gouvernorats, la disponibilité de services de SSR à travers des structures de prestation de services et la coordination inter-régionale et nationale entre ses structures, moyennant un système de gouvernance décentralisé et appuyé par une administration centralisée.

En même temps, l’ATSR a cherché à consolider son ancrage local en mettant en place un réseau de personnes référentes au sein de la communauté migrante, des activités de sensibilisation aux services disponibles, en adaptant ses méthodes de travail aux besoins émergents, et en renforçant son réseau de partenaires locaux et nationaux afin de coordonner les efforts de riposte aux besoins en SSR et assurer l’orientation vers d’autres structures offrant de services qui ne sont pas disponibles à l’ATSR à travers un système de référencement bien ficelé.

Depuis quelques années, et surtout depuis l’adoption de la loi 58-2017 sur l’élimination des violences faites aux femmes et filles, les centres de l’ATSR reçoivent de plus en plus de femmes victimes de violences. Ces femmes viennent généralement pour des motifs liés à la SSR et la détection de ces violences se fait généralement par le prestataire de services de l’ATSR. 

Ainsi, la femme reçoit les soins SSR dont elle a besoin et qui sont disponibles dans la structure de l’ATSR concernée et elle est référée par la suite à d’autres structures, gouvernementales ou non-gouvernementales.

En ce qui concerne les femmes migrantes, elles sont confrontées à des barrières additionnelles liées à leur statut de séjour en Tunisie, la langue, les spécificités socioculturelles… ces dernières barrières ont été abordées par l’ATSR depuis l’intégration d’offre de services aux migrant.es dans leurs centres.

Tous ces éléments ont poussé l’ATSR et l’UNFPA à réfléchir à l’intégration de la PEC des violences basées sur le genre au sein des centres SSR dépendants de l’ATSR. L’approche intégrée dans l’offre de services SSR/GBV se justifie dans l’intersection entre les deux composantes à plusieurs niveaux. En effet, les violences sexistes ont des effets sur la santé sexuelle et reproductive : des grossesses non-désirées, des ISTs, des avortements, des traumatismes… En même temps, les violences sexistes renforcent les barrières limitant l’accès des femmes aux services qui leur sont nécessaires suite à l’isolement, pauvreté, discrimination, peur et déni de services.

Les violences domestiques par exemple affectent les capacités des femmes de prendre les décisions concernant la contraception et l’avortement. En même temps, les femmes PVVIH sont exposées à des violences dans la sphère intime et externe liées à leur statut sérologique.

Les violences sexistes et les barrières d’accès à la SSR sont liées aux perceptions socioculturelles des rôles des genres et la valence différentielle des sexes ; ainsi, les personnes les plus exposées aux violences telles que les femmes (jeunes filles, femmes rurales, femmes migrantes…) et les personnes LGBTIQ++ sont aussi parmi les plus vulnérables en termes d’indicateurs de la SSR. 

Finalement, une revue conduite par l’UNFPA sur le traitement des violences basées sur le genre dans les structures de services de SSR, a permis de souligner au moins deux valeurs ajoutées à une telle approche intégrée :

  • Le dépistage et la détection : la plupart des services de SSR offrent la possibilité lors de l’examen physique de constater des signes de violence sur le corps, y compris la zone génitale, et donner aux femmes une chance pour rapporter la violence et accéder aux services de soutien et de prise en charge. 
  • Offre de services coordonnée et intégrée aux victimes de violences permettant de réduire les retards liés aux déplacements, les frais liés aux différents soins séparés, la dispersion de l’information et le coût émotionnel du fait d’avoir raconté leurs histoires à des personnes différentes à chaque fois. 

 

Ainsi, l’ATSR et l’UNFPA prévoient de faire un diagnostic des capacités organisationnelles, humaines et matérielles de l’ATSR en vue de planifier l’introduction de services de prise en charge des violences basées sur le genre dans les structures SSR de l’ATSR. 

A cet effet, les deux partenaires prévoient de recruter un.e consultant.e expert.e pour accompagner cette mission de diagnostic et de planification.

Objectifs de la mission :

La présente consultation a pour objectif d’établir un diagnostic de situation sur les besoins en ressources et en compétences pour assurer l’intégration de la prise en charge complète des femmes victimes de violence au sein des centres de l’ATSR.

Ce diagnostic permettra à l’ATSR de planifier ses interventions en vue de mettre à niveau et renforcer ses centres afin d’assurer l’accueil, le dépistage, le référencement, la prise en charge et l’orientation des femmes victimes de violences. Ce diagnostic permettra aussi d’identifier les niches pour une intervention pertinente et coordonnée, répondant aux besoins et en continuité avec les mécanismes de coordination locaux et régionaux.

Finalement, ce diagnostic répondra aux questions suivantes :

  • Est-ce que l’ATSR est prête à intégrer la prise en charge des FVV dans le paquet des services SSR offerts par les centres ?
  • Quelles actions à implémenter pour que les structures de l’ATSR soient habilitées à recevoir des femmes victimes de violences et en particulier les femmes migrantes ?
  • Est-ce que l’ATSR dispose des capacités pour assurer la PEC complète des victimes des violences sexuelles ?

Objectifs spécifiques:

  1. Faire un état des lieux des capacités actuelles des centres de l’ATSR en matière de prise en charge des violences basées sur le genre
  2. Etablir un plan d’action d’intégration de la prise en charge des violences basées sur le genre au sein des centres SSR de l’ATSR

Champs d’intervention du consultant:

  1. Mener un examen des capacités et ressources actuelles de l’ATSR à Tunis, Médenine et Tataouine en se basant sur les standards de prise en charge des violences basées sur le genre et les directives nationales.
  2. Etudier la pertinence de l’intégration de services de prise en charge dans chacun des centres identifiés, tenant compte des mécanismes et systèmes locaux et régionaux préexistants de PEC.
  3. Etablir un état des besoins en ressources et compétences pour intégrer la PEC des VBG dans les centres identifiés
  4. Proposer des scénarios adaptés à chaque centre détaillant les actions à entreprendre et le calendrier d’exécution
  5. Etudier la possibilité de mettre en place un circuit de prise en charge des violences sexuelles au sein du centre de Tunis.

Tâches et responsabilités:

En Etroite collaboration avec le comité technique en charge du suivi de la réalisation de cette mission, le(a) consultant(e) est amené(e) à :

  1. Présenter la méthodologie avec les étapes et les outils utilisés 
  2. Elaborer la matrice d’évaluation des capacités des centres identifiés en matière de PEC des violences basées sur le genre. La matrice doit permettre de faire le diagnostic quantifiable et mesurable de capacités des centres, tout en jugeant la pertinence d’une telle approche.
  3. Présenter les outils de travail au comité technique et les adapter en fonction
  4. Mener des entretiens avec les prestataires de services, les bénéficiaires et les personnes jugées ressources en vue d’alimenter le diagnostic de situation
  5. Développer une fiche diagnostic par centre détaillant les besoins en ressources, en renforcement de capacités et en coordination.
  6. Développer des scénarios d’intégration de la composante GBV au sein des centres SSR de l’ATSR ; incluant un plan des activités à entreprendre pour aboutir à un centre de PEC des VBG opérationnel dans le centre SSR de l’ATSR. L’un des scénarios doit étudier l’intégration de la prise en charge des violences sexuelles, des femmes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile. 
  7. Développer un rapport intermédiaire à valider par le comité technique
  8. Préparer et Animer un atelier interne de présentation des résultats de l’évaluation 
  9. Préparer un rapport final comprenant le diagnostic de situation, les plans d’action avec les recommandations d’amélioration

Livrables:

  1. Note Méthodologique détaillant la démarche proposée à la réalisation de toutes les étapes et la production des livrables mentionnés.
  2. Les outils d’analyse et de collecte de données : la grille d’analyse, les critères d’évaluation, les guides d’entretien…
  3. Un rapport intermédiaire 
  4. Un rapport final comprenant le diagnostic de situation des centres identifiés, les scénarios d’amélioration avec les plans d’action, et les recommandations d’amélioration.

 

 

Critères d'éligibilité

  • Etre titulaire d'un diplôme universitaire en sciences humaines, sociologie, santé publique, études du genre ou autres domaines liés. 
  • Une expérience professionnelle dans les domaines d’intervention suivants : prise en charge des violences basées sur le genre, santé sexuelle et de la reproduction, en Tunisie.
  • Avoir une bonne connaissance des lois et normes internationales et nationales liées aux violences basées sur le genre, l’égalité de genre, les droits de la santé sexuelle et reproductive. 
  • Connaissances confirmées du contexte tunisien de l’organisation de l’offre de services liés aux violences basées sur le genre et la SSR
  • Une expérience avérée en renforcement des capacités, l'évaluation des compétences, et l'élaboration de plans d’identification des besoins et de renforcement des capacités
  • Expérience de recherche avérée dans les domaines pertinents au sujet de la consultation
  • Connaissances solides dans la planification, suivi et évaluation de projets liés aux VBG et la SSR
  • Maîtrise parfaite du français et de l’Arabe.

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Appel à candidatures Publié sur Jamaity le 11 novembre 2020


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