Détails de l'opportunité
Projet Rawafed + (Soutien au programme de relance des TPE/PME tunisiennes dans un contexte post crises)
Expertise pour la réalisation d’une mission d’évaluation intermédiaire et de capitalisation
2 1 INFORMATION GENERALES
Bénéficiaires principaux : Rawafed+/Expertise France, les bailleurs (l’Union européenne, l’Agence française de développement), les partenaires institutionnels (le Ministère de l’Économie et de la Planification, la Banque Centrale de Tunisie, la Banque européenne d’investissement).
Bénéficiaires secondaires : Les TPME bénéficiaires du projet, les institutions financières partenaires et banques publiques accompagnées, les structures d’accompagnement locales et coopératives bénéficiaires, ainsi que les autres projets et acteurs intervenant sur des thématiques similaires.
Union européenne, Agence française de développement, Banque européenne d’investissement, Ministère de l’Économie et de la Planification, Banque Centrale de Tunisie
Pays Tunisie
Enveloppe budgétaire 20 000€ – 24 000 TTC
Nombre de jours.homme minimum requis 50 jours
Date limite de candidature Vendredi 16 octobre 2026
2 CONTEXTE ET PRESENTATION DU PROJET
2.1 Contexte général
La Tunisie connaît un contexte économique marqué par un ralentissement de l’investissement privé, un accès limité au financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) et de fortes disparités territoriales. Bien que les TPME représentent plus de 97 %1 du tissu économique et près de 60 % de l’emploi, elles demeurent confrontées à de nombreux obstacles : accès restreint au crédit, exigences élevées en matière de garanties, faible structuration financière, offre d’accompagnement inégalement répartie sur le territoire et besoins croissants d’adaptation aux évolutions réglementaires, environnementales et technologiques.
Ces contraintes sont aggravées dans les zones à faible Indice de Développement Régional (IDR), où les opportunités d’accompagnement sont moindres, les SAE (structures d’appui économique) sous-dotées, et
1 Enquête BEI/DUE réalisée en 2025 dans le cadre du Trade & Competitiveness Programme (TCP), co-financé par l’UE.
3 les perspectives de financement encore plus restreintes. Le baromètre MyQYES 2024, principal outil de mesure de la perception des PME, confirme ces constats. Selon cette enquête, plus de 72 % des entreprises interrogées considèrent l’accès au financement comme un frein majeur à leur développement. De plus, des écarts territoriaux sont observés : seuls 19 % des PME du Centre-Ouest déclarent disposer d’un financement adéquat, contre près de 74 % dans le Grand Tunis.
Conscient de l’importance stratégique des TPME, le Ministère de l’Économie et de la Planification (MEP) a engagé, ces dernières années, une série d’initiatives visant à moderniser le cadre d’intervention en faveur du secteur privé. Ces efforts s’inscrivent dans une vision plus large, articulée autour du programme de relance des TPME et de la coordination des dispositifs publics d’accompagnement.
Afin de soutenir l’investissement des TPME, deux lignes de crédit souveraines ont été déployées avec l’appui de partenaires internationaux : une ligne de 170 M€ financée par la Banque européenne d’investissement (BEI) et une ligne de 80 M€ financée par l’Agence française de développement (AFD). Ces lignes, gérées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) à des Institutions Financières Partenaires (IFP), visent à favoriser l’octroi de financements de moyen et long terme aux TPME. Toutefois, alors que la ligne BEI est en cours de mise en œuvre, la ligne de crédit AFD a été annulée en juillet 2025.
Pour soutenir la relance économique, le gouvernement tunisien à travers le Ministère de l’Economie et de la Planification (MEP) avec le support de l’Union Européenne (UE) ont lancé le projet Rawafed+ visant à renforcer la résilience des TPME. La mise en œuvre opérationnelle de l’ensemble des activités du projet a été confiée à Expertise France.
Depuis le lancement du projet, le contexte économique et réglementaire a continué d’évoluer. Malgré une amélioration progressive de la liquidité bancaire et un assouplissement de la politique monétaire engagé fin 2025, l’accès des TPME au financement bancaire demeure limité (représentant 36 % des engagements aux entreprises, tandis que les grandes entreprises concentrent 64 % des crédits). Les institutions financières restent prudentes vis-à-vis de ce segment, privilégiant les financements de trésorerie court terme au détriment de l’investissement productif, tandis que les investissements des PME continuent d’être majoritairement autofinancés.
Parallèlement, plusieurs réformes engagées par les autorités tunisiennes (Loi de Finances 2026, évolution du cadre des paiements, réforme du Code du travail, poursuite de la digitalisation des procédures) transforment progressivement l’environnement des entreprises et des institutions financières. Si certaines mesures visent à stimuler l’investissement privé et à diversifier les mécanismes de financement, leurs effets demeurent encore en cours d’observation. Dans ce contexte, les besoins d’accompagnement des TPME et de renforcement des capacités des acteurs financiers restent particulièrement importants.
2.2 Présentation du projet et contexte opérationnel
2.2.1. Présentation du projet
Le projet Rawafed+ est mis en œuvre par Expertise France sur la période 2024-2028 et bénéficie d’un financement de 8,9 M€ de l’Union européenne et de l’AFD.
4 Son objectif général est de contribuer à la résilience du tissu de TPME tunisiennes et la relance d’une croissance économique durable et créatrice d’emplois décents en Tunisie au travers d’un renforcement technique et d’une amélioration de l’accès au financement.
Afin d’atteindre cet objectif, Rawafed+ intervient auprès de plusieurs catégories de bénéficiaires directs: des très petite, petite et moyenne entreprises (TPME), des structures d’accompagnement aux entreprises (SAE), des coopératives, le secteur financier tunisien mobilisé à travers le CBF et le régulateur (la BCT), les institutions financières partenaires de la ligne BEI ou certaines banques publiques.
L’écosystème entrepreneurial en régions et dans le Grand Tunis bénéficient indirectement des activités du projet.
Les bénéficiaires finaux de Rawafed+ sont les TPME tunisiennes avec un focus sur les entreprises issues des régions hors du Grand Tunis, favorisant celles portées par des femmes et/ou visant des impacts positifs sur le climat social ou l’environnement.
Rawafed+ poursuit trois objectifs spécifiques :
∙ Renforcer durablement les capacités du secteur financier pour la gestion des risques et l’octroi de crédits aux TPME
∙ Encourager l’octroi de crédits à des TPME développant des projets à impact environnemental et/ou social
∙ Renforcer les capacités des TPME à accéder aux services financiers
2.2.2 Logique d’intervention
Le projet Rawafed+ repose sur une approche intégrée visant à agir simultanément sur l’offre de crédit et la demande de financement, tout en renforçant l’écosystème d’appui. Il s’articule autour de quatre composantes complémentaires :
∙ Composante 1 : Soutien au secteur financier
Cette composante vise à améliorer durablement la capacité des institutions financières à financer les TPME. Elle comprend un appui au secteur financier mobilisé par le Conseil Bancaire et Financier (CBF), ainsi que des assistances techniques auprès des Institutions Financières Partenaires (IFP) de la ligne BEI et de banques publiques. Les interventions portent notamment sur la gestion des risques (y compris climatiques), le développement de la finance durable, le renforcement des systèmes de gestion environnementale et sociale (SGES) et l’amélioration de l’offre de financement aux TPME, alignés sur les standards internationaux.
N.B. : cette composante était initialement conçue pour accompagner également la ligne de crédit AFD, via un appui à la BCT dans la mise en place et le pilotage de la ligne AFD, l’appui aux IFP concernées et aux PME de classe 2 bénéficiaires de la ligne. Suite à son annulation en 2025, Rawafed+ a réaffecté l’enveloppe associée à ces activités afin de maintenir l’objectif initial de la composante.
∙ Composante 2 : Primes d’investissement en faveur de projets à impact social et/ou verts
Cette composante vise à encourager l’investissement des TPME à impact à travers deux dispositifs de subventions :
o Prime Inclusion, destinée aux PME financées sur la ligne BEI répondant à au moins un critère d’impact social (emploi, inclusion des femmes et des jeunes, développement régional) ;
5 o Subvention Verte, destinée aux TPME financés par les banques publiques appuyées par le projet, présentant un impact environnemental positif (efficacité énergétique, énergies renouvelables, agriculture durable, optimisation de l’usage de l’eau, etc).
∙ Composante 3 : Accompagnement des TPME à l’accès au financement
Cette composante vise à améliorer la préparation des entreprises à l’accès au financement, via les activités suivantes :
o Un guichet d’expertises destiné à fournir une assistance technique personnalisée en pré et post financement auprès de PME en recherche de fonds
o Le dispositif Fund4Growth déployé par deux structures d’accompagnement dans des régions prioritaires (l’ADDCI pour les gouvernorats de Médenine et Tataouine, la Fondation DAAM pour le Kef et Kairouan) afin de renforcer l’écosystème d’appui régionale et accompagner des des TPE et PE à l’obtention de financements.
o Le renforcement de la compétitivité de deux coopératives dans le Nord-Ouest et le Sud grâce à une assistance technique sur-mesure et un renforcement de la culture financière des adhérents.
o Un programme cohorté structuré d’accompagnement de TPME afin de renforcer leur capacité à accéder à un financement, via un déploiement en deux cohortes successives.
∙ Composante 4 : Vulgarisation et sensibilisation à la culture financière
Cette composante vise à améliorer la diffusion de l’information sur les dispositifs de financement et d’accompagnement, tout en renforçant la culture financière et entrepreneuriale des TPME à travers des actions de communication, de sensibilisation et d’éducation financière sur l’ensemble du territoire.
La présentation détaillée du projet, le cadre logique et la théorie du changement figurent en annexe des présents TdR.
2.2.3 Avancement du projet
Au moment du lancement de l’appel pour la présente mission, Rawafed+ a atteint son mi-parcours. La majorité des activités prévues ont débuté, avec toutefois des niveaux d’avancement contrastés : certaines disposent déjà de premiers résultats observables, tandis que d’autres sont encore en phase de déploiement. L’évaluation intermédiaire devra tenir compte de ces différents niveaux de maturité.
Concernant les Composantes 1 et 2, les assistances techniques auprès des IFP de la ligne BEI ont récemment démarré, avec des diagnostics réalisés et des plans d’action en cours d’élaboration ; l’appui aux banques publiques est en cours de préparation en vue de son déploiement à partir du septembre octobre 2026. Le guichet des primes Inclusion pour les PME bénéficiaires de la ligne BEI est opérationnel, bien qu’au moment de la rédaction de ces TDRs aucune prime n’ait encore été octroyée.
Concernant les Composantes 3 et 4, l’accompagnement de TPE et PE en régions par des SAE locales est en cours de mise en œuvre par la Fondation DAAM et ADDCI depuis juin 2026. Le guichet d’expertise composé de 9 cabinets est également déployé avec des premières PME identifiées et en début d’accompagnement. L’appui aux coopératives est en phase de lancement, et des premiers ateliers d’éducation financière ont été organisés à l’automne 2025 dans le Nord Ouest.
3 OBJECTIFS ET RESULTATS POURSUIVIS PAR LA MISSION
3.1 Objectifs de la mission
6 3.1.1 Finalité de l’évaluation intermédiaire et de la capitalisation
Conformément au plan de Suivi, Évaluation, Redevabilité et Apprentissage (SERA) du projet, Expertise France souhaite conduire une évaluation externe à mi-parcours, couplée à un exercice de capitalisation. Cette évaluation intermédiaire est planifiée alors que le projet est arrivé à mi-parcours de sa période de mise en œuvre, et que des réorientations stratégiques sont possibles pour rattraper le retard accumulé sur certaines activités et renforcer les résultats et l’impact sur l’ensemble du projet.
Cette évaluation est un jalon important du projet pour assurer sa redevabilité envers ses bailleurs de fonds (UE et AFD), l’agence de mise en œuvre (Expertise France), les partenaires institutionnels (BEI, MEP, BCT) et les bénéficiaires du projet. Elle doit permettre d’apprécier les premiers résultats du projet, analyser les facteurs de réussite et les difficultés rencontrées afin d’orienter les ajustements nécessaires pour la seconde moitié de sa mise en œuvre.
Rawafed+ défendant une forte démarche d’apprentissage continu, l’évaluation intermédiaire est couplée à un exercice de capitalisation sur des sujets pré-identifiés, afin de tirer des enseignements et valoriser les bonnes pratiques et les démarches innovantes développées par le projet.
3.1.2 Objectifs et attentes générales de la mission
La mission d’évaluation et de capitalisation devra permettre de :
∙ Apprécier la pertinence, la cohérence et l’efficacité du projet au regard de ses objectifs, des besoins des bénéficiaires et du contexte d’intervention ;
∙ Analyser la performance du projet via ses premiers résultats et effets observables2 en comparaison avec les objectifs fixés, en tenant compte du niveau d’avancement des différentes composantes ;
∙ Identifier les facteurs ayant favorisé ou freiné la mise en œuvre du projet, ainsi que les enseignements qui en découlent ;
∙ Formuler des recommandations spécifiques et opérationnelles visant à améliorer ou ajuster la mise en œuvre des activités afin de parvenir aux résultats attendus, et préparer la seconde moitié du projet ainsi que sa stratégie de sortie ;
∙ Produire une capitalisation sur les thématiques identifiées dans les présents TdR.
L’équipe évaluatrice devra fournir les éléments de preuves expliquant les analyses, les liens de cause à effet et tenter d’identifier les facteurs générant ou entravant le progrès. Son travail doit encourager la responsabilisation, la prise de décisions, et l’apprentissage.
3.2 Périmètre de l’évaluation
L’évaluation portera sur les éléments suivants :
∙ Période : juillet 2024 (début du projet) – décembre 2026
∙ Composantes : toutes les composantes du projet
∙ Pays : Tunisie
2La majorité des activités ayant démarré leurs mises en œuvre moins de 6 mois avant le début de cette évalutaion intermédiaire, l’analyse pourra porter sur le montage et la qualité des processus développés (sourcing des PME, matching PME/cabinet, cadrage des missions, coordination avec les partenaires) en sus des 1ers résultats observables.
7 ∙ Bénéficiaires : équipe projet Rawafed+, Expertise France, UE, AFD, les partenaires institutionnels (MEP, BCT, BEI), ainsi que les structures d’accompagnement, entreprises et institutions financières bénéficiaires du projet.
4 CRITERES ET QUESTIONS EVALUATIVES ET DE CAPITALISATION
4.1 Critères et questions évaluatives
L’évaluation mobilise trois des six critères définis par le Comité d’Assistance au Développement (CAD) de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) : pertinence, efficacité, et cohérence.
Les questions évaluatives proposées ci-dessous constituent un cadre d’analyse initial, construit de manière participative avec l’équipe projet. Elles ont vocation à être revues et consolidées au démarrage de la mission, à l’issue des échanges avec les bailleurs, les partenaires et l’équipe évaluatrice, afin d’aboutir à une version finale validée dans le rapport de démarrage par le comité de pilotage.
Critères d’évaluation
Question évaluativesPertinence1. Dans quelle mesure l’approche de Rawafed+ répond-elle aux besoins réels des TPME tunisiennes et de l’écosystème de l’accès au financement ? 1.1. Les besoins des bénéficiaires (entreprises, institutions financières, partenaires, structures d’appui, etc.) ont-ils été correctement identifiés et intégrés dans la conception des activités ?
1.2. Dans quelle mesure le positionnement, les objectifs et les différents dispositifs de Rawafed+ sont-ils compris et appropriés par les partenaires et les bénéficiaires ? 2. Dans quelle mesure Rawafed+ a-t-il su s’adapter aux évolutions du contexte et aux contraintes rencontrées ?
2.1. Comment le projet a-t-il adapté sa stratégie à l’annulation de la ligne AFD et aux autres évolutions du contexte ?
2.2. Les ajustements opérés ont-ils permis de conserver un alignement avec les objectifs du projet ?
3. L’approche et les activités du projet prennent-elles effectivement en compte les obstacles et besoins spécifiques pour la relance économique en particulier les enjeux d’inclusion (femmes, jeunes, régions) et environnementaux?
Efficacité4. Dans quelle mesure les différentes activités de Rawafed+ produisent-elles des premiers résultats voire effets (attendus ou inattendus) sur l’accès au financement des TPME ? 4.1. Quels changements de capacités, de pratiques ou de comportements sont déjà observables chez les bénéficiaires accompagnés (majoritairement sur les Composantes 3&4)?
4.2. Quels dispositifs et modalités d’accompagnement apparaissent comme les plus efficaces pour améliorer l’accès au financement et renforcer la résilience des TPME, et dans quelles conditions ?
4.3. Dans quelle mesure les TPME accompagnées (guichet d’expertises, cohortes, SAE) aboutissent-elles à des demandes de financement bancables, et quels freins subsistent côté institutions financières ?
4.4. Les modalités d’accompagnement du projet sont-elles suffisantes pour répondre aux obstacles spécifiques des publics prioritaires, notamment les femmes et les jeunes, dans leur parcours d’accès au financement ?
5. Dans quelle mesure Rawafed+ contribue-t-il à la montée en compétences et la structuration de l’écosystème d’accompagnement des TPME, en particulier hors du Grand Tunis ? 6. Dans quelle mesure les interventions auprès du secteur financier contribuent-elles à renforcer l’offre de crédit aux TPME ?
6.1. Dans quelle mesure les plans d’intervention des assistances techniques posent-elles les bases d’une évolution des pratiques des institutions financières vers un financement plus inclusif et conforme aux standards internationaux, notamment en matière de finance verte ?
6.2. Quels facteurs favorisent ou freinent l’engagement du secteur financier dans ces démarches de transformation?
Cohérence 7. Dans quelle mesure Rawafed+ s’inscrit-il en complémentarité avec les autres initiatives d’appui aux TPME en Tunisie ? 7.1. Les synergies développées avec les autres projets d’Expertise France (notamment Qawafel et Greenov’i) génèrent-elles une réelle valeur ajoutée ? Le cas échéant, cette valeur ajoutée aurait-elle été possible par des interventions séparées ?
7.2. Les complémentarités développées avec les autres programmes et acteurs nationaux et internationaux permettent-elles de renforcer l’efficacité et la portée des interventions ?
7.3. Dans quelle mesure le positionnement (posture, adaptabilité, initiatives de collaboration) de Rawafed+ permet-il de limiter les risques de doublons, de contradictions, ou la dispersion des interventions ?
8. Dans quelle mesure les mécanismes de gouvernance et de coordination entre les partenaires (DUE, AFD, BEI, MEP, BCT, EF) soutiennent-ils une mise en œuvre cohérente du projet ?
8.1. Les différentes parties prenantes partagent-elles une compréhension commune des objectifs et des résultats attendus ?
8.2. Les mécanismes de coordination facilitent-ils la prise de décision et la circulation de l’information ?
Pour la bonne mise en œuvre de cette prestation, l’équipe évaluatrice sera amenée à fournir lors de la mission d’évaluation des éléments de réponse pour chacune des questions d’évaluation soulevées par l’examen des critères et validées en phase de cadrage. Elle s’assurera que les informations objectives collectées pour chacun des critères d’évaluation permettent de recouvrer l’ensemble des étapes marquantes du cycle du projet à date.
L’équipe évaluatrice devra en outre vérifier si les questions transversales de l’égalité des genres et la préservation de l’environnement ont été prises en compte lors de la formulation des activités et à quel degré celles-ci se sont retrouvées dans la mise en œuvre et la supervision de l’action. Une note conceptuelle pour intégrer la dimension genre a été élaboré par l’équipe projet Rawafed+ et fera partie des documents de cadrage envoyés au démarrage.
🡺 Les candidat.es sont appelés à fournir une analyse critique de cette première ébauche des questions évaluatives en prenant en considération l’effort à mobiliser pour cette prestation et la qualité des livrables à fournir dans l’offre technique.
4.2 Axes de capitalisation
9 En plus de l’évaluation, la mission inclura une composante de capitalisation visant à identifier et documenter les savoir-faire, les bonnes pratiques et leçons apprises au cours de la première moitié de la période de mise en œuvre de Rawafed+.
Les axes de capitalisation ci-dessous ont été pré-identifiés de manière participative par l’équipe projet Rawafed+. Comme pour les questions évaluatives, ils seront ensuite enrichies par les bailleurs et partenaires du projet et revues par l’équipe évaluatrice au moment de la phase de démarrage, afin de proposer une version finale dans le rapport de démarrage validé par le comité de pilotage.
- L’approche adaptative fondée sur le diagnostic : Les phases de cadrage/diagnostic des activités comme leviers d’ajustement aux besoins des bénéficiaires et aux évolutions du contexte.
- La cartographie des acteurs et l’animation d’un écosystème partenarial au service des TPME : Comment le projet identifie, mobilise et articule les partenaires de l’écosystème.
🡺 Les candidat.es sont amenés à se réapproprier ces axes et à formuler des propositions de questions de capitalisation dans l’offre technique.
5 DESCRIPTION DE LA MISSION
5.1 Déroulement
Il est demandé à l’équipe évaluatrice d’associer étroitement Rawafed+ et le comité de pilotage de la mission d’évaluation et capitalisation (nommé ci-après comité de pilotage) tout au long de la mission, par des liens réguliers.
5.1.1 Phase de cadrage
La phase de cadrage commencera par une réunion de lancement entre l’équipe évaluatrice et le comité de pilotage afin de faire connaissance, de s’accorder sur le cadre de travail et les attentes de la mission, et d’établir une première vision commune sur les plans technique et opérationnel.
Les parties prenantes échangeront sur la base d’un support de type PowerPoint préparé par l’équipe évaluatrice, et qui intégrera à minima : la vision des enjeux et objectifs de la mission ; la méthodologie préliminaire proposée ; le calendrier de la mission à jour, intégrant les missions terrain.
Suite à cette réunion, et au cours de la phase de cadrage, l’équipe devra :
∙ Conduire une revue documentaire en consultant toutes les informations et documents relatifs à Rawafed+ (instruction, exécution, suivi) et à la compréhension de son contexte de mise en place.
∙ Identifier toutes les parties prenantes du projet et comprendre leur rôle et influence ;
∙ Reconstruire la logique d’intervention du projet en étudiant le cadre logique et la théorie du changement afin de : (i) clarifier les objectifs de l’intervention et de les traduire en une hiérarchie de changements attendus et (ii) aider à juger la cohérence interne et externe de l’intervention et iii) identifier les hypothèses de départ (ou postulats, souvent implicites) qui ont guidé a priori le montage du projet, et d’en évaluer a posteriori le bien-fondé ;
∙ Approfondir le cadre de l’évaluation sur la base des termes de référence, des documents collectés et de la logique d’intervention reconstruite. Plus particulièrement, il s’agira : (i) de préciser les questions évaluatives; (ii) d’établir les étapes du raisonnement qui permettront de répondre à ces questions (critères de jugement) ; (iii) de préciser les indicateurs à utiliser pour répondre aux questions et les sources d’informations correspondantes (documentation, entretiens, focus group, enquêtes, etc.).
10 ∙ Approfondir le cadre de la capitalisation sur la base des termes de référence, des documents collectés et de la logique d’intervention reconstruite. Plus particulièrement, il s’agira : (i) de développer des questions de capitalisation à partir des axes pré-identifiés ; (ii) et d’établir la méthodologie à utiliser pour répondre à ces questions.
Au cours de cette phase, l’équipe évaluatrice organisera des rencontres avec les membres du comité de pilotage, l’équipe projet Rawafed+, ainsi que des points focaux au sein des institutions partenaires. D’autres rencontres pourront être organisées à la demande du prestataire ; l’objectif étant qu’elle puisse disposer d’une compréhension très fine du projet, alimentée par les différents points de vue interrogés.
Il reviendra à l’équipe évaluatrice de proposer les moyens les plus pertinents pour répondre aux enjeux de la phase de cadrage. Toutefois, il est suggéré d’organiser un atelier collectif de type « ligne de temps » avec les parties prenantes clés, afin de retracer les étapes majeures du projet et d’identifier les moments d’inflexion significatifs, en vue d’orienter l’analyse vers les aspects les plus pertinents pour la mission : leçons apprises, bonnes pratiques, ruptures ou ajustements majeurs, etc.
Livrable 1 : Rapport de cadrage
A l’issue de cette phase, l’équipe évaluatrice proposera un document synthétique de cadrage de la mission (qui ne devra pas faire plus de 20 pages, hors annexes) comprenant les éléments suivants :
∙ Une description détaillée des objectifs et enjeux de l’évaluation et de la capitalisation
∙ Une description détaillée du périmètre de l’évaluation et la capitalisation intermédiaire : temporel, géographique, actions constitutives du projet évalué
∙ Une analyse des parties prenantes
∙ La ligne de temps du projet
∙ Une reformulation du questionnement évaluatif proposé dans ces termes de référence, associée à des critères de réussite, des indices et indicateurs, outils de collecte et échantillonnage que l’équipe évaluatrice prévoit de déployer pour apporter des éléments de réponse sous la forme d’une matrice d’évaluation
∙ Une description détaillée de l’approche méthodologique retenue
∙ La formulation des questions de capitalisation sur la base des axes de capitalisation et des informations collectées, la méthodologie, les outils de collecte et les livrables finaux envisagés
∙ La stratégie de diffusion de la capitalisation
∙ Un calendrier de réalisation de la mission actualisé (sous format Excel)
∙ En annexe, les supports et protocoles associés aux outils de collecte qui seront déployés pour la phase de collecte (ex : guide d’entretien, grille d’observation, guide d’animation d’atelier, questionnaire), incluant les méthodes d’échantillonnage.3 Ces outils devront être en conformité avec le RGPD.
∙ Le modèle de la matrice des données brutes (données quantitatives) et un modèle de synthèse des transcriptions (données qualitatives) qui sera partagée en annexe au rapport final d’évaluation
∙ Le modèle de consentement éclairé proposé par le prestataire
3L’échantillonnage devra couvrir les différentes modalités d’accompagnement du projet sur ses quatre composantes et leurs zones d’intervention respectives. A noter que les bénéficiaires TPE/PE du Kef, de Kairouan, de Médenine et de Tataouine sont difficiles à mobiliser à distance ; il est donc impératif de prévoir du présentiel en région dans le calendrier et le budget de collecte.
11 Le rapport devra être transmis au comité de pilotage, puis présenté à ce dernier de manière synthétique (sur la base d’un support type PowerPoint) lors d’une réunion de restitution. Cette réunion visera à discuter des choix méthodologiques, à en valider la pertinence et la faisabilité, et à intégrer les éventuelles recommandations des membres du comité de pilotage avant le lancement effectif de la phase de collecte.
L’équipe évaluatrice produira une version finale, incluant les retours du comité et les ajustements nécessaires, à la suite de cette réunion.
5.1.2 Phase de collecte
Une collecte de données primaires est prévue pour les mois de janvier et février 2027. Cette collecte se fera à Tunis et dans les gouvernorats d’activité du projet, conformément à la méthodologie et l’échantillonnage validés dans le rapport de cadrage.
La collecte de données inclura l’utilisation de méthodes de collecte qualitatives (entretiens individuels, focus groupes, visites et observations terrains, ateliers participatifs, études de cas, etc.) et quantitatives (enquêtes par questionnaire, etc.).
Toutes les étapes de la collecte de données doivent être réalisées de manière éthique et respectueuse, en conformité avec le RGPD. L’équipe évaluatrice veillera à garantir la participation équilibrée des femmes et des hommes dans les activités de la collecte de données, en particulier lors des missions terrain, ainsi qu’à assurer la représentation des jeunes et des régions prioritaires. De plus, elle accordera une attention particulière à la confidentialité et la protection des données, en mettant en place des protocoles de protection des informations collectées. En outre, lors des enquêtes, l’équipe veillera à créer un environnement sûr et respectueux, où les participant.e.s se sentiront à l’aise pour partager leurs expériences et leurs opinions en toute confidentialité. Bien que les données soient collectées par le prestataire de la mission, les données restent la propriété d’Expertise France. Expertise France appliquera en conformité avec le RGPD les moyens nécessaires pour préserver et sécuriser les données issues de la mission.
Une réunion de restitution à chaud des résultats préliminaires de la collecte devra être réalisée auprès de l’équipe projet Rawafed+. Elle permettra de partager les premiers constats issus de la collecte terrain, d’assurer la transparence de la démarche évaluative et d’identifier d’éventuels besoins de collecte complémentaire. Cette restitution s’appuiera sur un support type PowerPoint présentant les résultats préliminaires, qui seront ensuite analysés, triangulés et consolidés dans le rapport intermédiaire.
Livrable 2 : Rapport intermédiaire
A l’issue de la phase de collecte, l’équipe évaluatrice produira un rapport intermédiaire, qui restituera les constats faits suite à l’analyse et la triangulation des données collectées, et proposera une méthodologie pour la phase de co-construction des recommandations.
Ce document prendra la forme d’un support type PowerPoint et intégrera des éléments graphiques (schémas, graphiques, tableaux synthétiques, visualisations de données, etc.) permettant de faciliter la compréhension des constats et analyses. Il devra :
∙ Restituer les éléments collectés pour chacun des outils de collecte déployés par l’équipe évaluatrice, et présenter les constats observés pour chaque question d’évaluation et de capitalisation suite à la triangulation et l’analyse des données. Il pourra également formuler des premières pistes de recommandations, qui seront étayées par la suite ;
∙ Inclure une partie relative aux limites de la méthodologie déployée ;
12 ∙ Proposer une méthodologie de co-construction et diffusion des recommandations (public cible, format, techniques d’animation) ;
∙ Proposer une version révisée de la structure du rapport final ;
∙ Proposer la méthodologie et le format de l’atelier de restitution de la mission ;
∙ Fournir, en annexe, la matrice des données brutes (données quantitatives) et la synthèse des transcriptions (données qualitatives).
Ce rapport devra ensuite être présenté au comité de pilotage, afin de présenter et discuter des conclusions provisoires, vérifier que ces conclusions sont suffisamment étayées et identifier d’éventuelles lacunes d’analyse nécessitant des compléments (le cas échéant), et valider la méthodologie de co-construction des recommandations.
L’équipe évaluatrice produira une version finale du rapport intermédiaire à la suite de cette réunion, incluant les retours du comité de pilotages ainsi que les compléments d’analyse demandés, le cas échéant.
5.1.3 Phase de co-construction des recommandations
Dans le but d’avoir des recommandations utiles, pertinentes et opérationnelles, l’équipe évaluatrice devra impliquer activement le comité de pilotage ainsi que les autres parties prenantes susceptibles d’apporter un regard complémentaire, dans la production collective de ces recommandations.
Pour ce faire, et conformément à la méthodologie présentée dans le rapport intermédiaire, un ou plusieurs ateliers de co-construction des recommandations seront organisés sur la base des résultats préliminaires. Ces ateliers permettront d’aboutir à des recommandations opérationnelles et applicables pour les bénéficiaires de la mission d’évaluation et de capitalisation. Ils pourront également permettre de valider et compléter, le cas échéant, les leçons apprises et bonnes pratiques relatives à la capitalisation.
5.1.4 Phase de restitution et diffusion
Suite à la phase de co-construction des recommandations, l’équipe évaluatrice produira les livrables cités ci-dessous :
Livrable 3 : Un rapport final provisoire
Le rapport final provisoire ne devra pas dépasser les 60 pages hors annexes, et devra suivre le plan préalablement validé dans le rapport intermédiaire. Ce rapport devra présenter une appréciation globale du projet sur la base des constats issus de l’analyse, classés par fiabilité et importance, puis formuler des conclusions, leçons apprises et recommandations hiérarchisées par priorité.
Les recommandations devront être formulées de manière stratégique et/ou opérationnelle, et liées de façon cohérente aux constats et aux enjeux identifiés. Il est notamment attendu de l’équipe évaluatrice qu’elle formule des recommandations spécifiques sur l’intégration du genre dans le projet.
Le rapport devra privilégier un format visuel, de préférence en paysage (type PowerPoint), favorisant une lecture fluide et une appropriation rapide des résultats. Il intégrera des éléments graphiques variés (schémas, infographies, graphiques, tableaux de synthèse, visualisations de données, etc.) afin de rendre les constats, analyses et recommandations plus accessibles et pédagogiques et faciliter leur compréhension.
13 En annexe de rapport, un document concis et opérationnel (maximum 5 pages) proposant une stratégie d’intégration et de mise en œuvre des recommandations devra être développé, détaillant notamment l’horizon temporel et les acteurs responsables pour chaque recommandation.
L’équipe Rawafed+ formulera ses remarques et observations dans un délai de deux semaines suivant la réception du rapport provisoire et les livrables associés (annexes et livrables de capitalisation). Si ces observations expriment des différences d’appréciation non partagées par l’équipe évaluatrice, celles-ci peuvent être annexées au rapport définitif et commentées par cette dernière.
Livrable 4 : Livrable(s) de capitalisation
L’équipe évaluatrice élaborera un ou plusieurs livrables de capitalisation, selon un format défini et validé dans le rapport de cadrage. Ces livrables devront valoriser les principaux enseignements à tirer, bonnes pratiques et facteurs clés de réussite identifiés au cours de la mission via les questions de capitalisation.
Ils devront être conçus dans une perspective d’appropriation et de réutilisation, en étant opérationnels, accessibles et facilement adaptables à d’autres projets présentant des caractéristiques similaires.
Livrable 5 : Rapport final définitif et synthèse de la mission d’évaluation et capitalisation à mi-parcours
Un rapport final définitif, consolidé sur la base des observations du comité de pilotage et accompagné d’une synthèse de 5 pages résumant les constats, conclusions et recommandations clés, sera par la suite produit par l’équipe évaluatrice.
La version finale du ou des livrable(s) de capitalisation devra être transmise en parallèle.
L’ensemble des documents devra être transmis dans un délai de deux semaines suivant la réception des commentaires finaux.
Une fois les versions finales des livrables validées, l’équipe évaluatrice animera à minima un atelier de restitution (voir plusieurs en fonction des publics cibles) pour présenter les résultats principaux de leur mission et diffuser les leçons apprises et bonnes pratiques identifiées et documentées lors de l’évaluation/capitalisation. Cet atelier, dont la méthodologie, le support et le format auront été préalablement validés dans le rapport intermédiaire, se tiendra à Tunis, et sera principalement destiné aux bailleurs et partenaires du projet. La liste définitive des publics cibles de cet atelier sera identifiée en temps voulu.
5.2 Livrables attendus
Les livrables devront être soumis par email sous format Word ou PowerPoint (modifiables) aux destinataires qui seront indiqués à l’équipe évaluatrice lors de la phase de démarrage. Ils devront être rédigés en français. La version finale des livrables sera soumise en format modifiable (Word ou PowerPoint) et en PDF.
Livrables # pages max. Date de livraison (indicative)1. Rapport de cadrage 20 8 janvier 20272. Rapport intermédiaire 40 28 février 20273. Rapport final provisoire 60 19 mars 2027
4. Livrable(s) de capitalisation provisoire(s) TBD 19 mars 20275. Rapport final définitif et synthèse de 5 pages65 16 avril 2027
En outre, comme mentionné dans la section 5.1, un support de présentation type PowerPoint devra être produit pour chaque réunion avec le comité de pilotage.
A l’issue de la remise de chaque livrable, l’équipe Rawafed+ aura un délai de deux semaines pour formuler ses remarques et observations. Les livrables seront validés par l’équipe Rawafed+ et pourront être envoyés aux autres membres du comité de pilotage pour collecter leurs retours.
6 ORGANISATION DES TRAVAUX
6.1 Pilotage de la mission et gouvernance du projet
La mission d’évaluation et de capitalisation est coordonnée par l’équipe Rawafed+/Expertise France, en particulier par la Chargée SERA du projet qui sera le point focal de l’équipe évaluatrice.
En outre, un comité de pilotage de l’évaluation et de la capitalisation sera constitué, composé de la Cheffe de projet Rawafed+, le Coordinateur SERA de la Direction Pays Tunisie/Lybie, la chargée SERA Rawafed+, et des représentants des partenaires du projet (bailleur, partenaires institutionnels, etc).
Les fonctions principales des membres du comité de pilotage sont :
∙ De faciliter les contacts entre l’équipe évaluatrice et les parties prenantes externes ; ∙ De s’assurer que l’équipe évaluatrice a accès à toutes les sources d’information et de documentation liées à l’action à évaluer et les consulte ;
∙ De discuter et de commenter les rapports produits par l’équipe évaluatrice. Les commentaires de chaque membre du groupe de référence sont rassemblés par la Chargée SERA puis transmis à l’équipe évaluatrice ;
∙ D’assister le processus de rétroaction (feedback) à partir des résultats, des conclusions, des recommandations et des leçons tirées de l’évaluation et la capitalisation ;
∙ D’assurer un bon suivi des recommandations une fois la mission terminée.
6.2 Modalités de coordination
Il est demandé à l’équipe évaluatrice d’associer étroitement les membres du comité de pilotage à la construction de son raisonnement, par des liens réguliers tout au long de la mission. Cette coordination passera notamment par les réunions de suivi et pilotage entre l’équipe évaluatrice et le comité de pilotage (détaillées dans la partie 5.1), dont l’objectif est notamment de présenter les livrables et de recueillir les retours tout au long de la mission.
Des points réguliers avec la Chargée SERA Rawafed+ seront également mis en place afin d’assurer un suivi des avancées et l’identification rapide de solutions aux éventuels blocages rencontrés. La fréquence de ces points sera à définir lors de la phase de démarrage.
6.3 Calendrier
La mission se déroulera entre décembre 2026 et avril 2027 telle que détaillée ci-dessous. Les dates sont pour l’instant données à titre indicatif et pourront être révisées :
Activités Lieu Période1. Phase de cadrage Tunis 2 décembre – 8 janvier 20272. Collecte de données et rapport intermédiaireTunisie 8 janvier 2027 – 28 février 20273. Co-construction des recommandations et livrables provisoires Tunis 28 février – 19 mars 20274. Livrables finaux et restitutions Tunis 19 mars – 30 avril 2027
7 MOYENS
7.1 Profil demandé
7.1.1 Expertises attendues
1) Nombre d’expert.e.s par mission : Un effectif minimum de deux expert(e)s clé(e)s est demandé.
Il est demandé aux candidat.es de monter une équipe capable de couvrir les différents enjeux et objectifs de la mission. La mission peut être réalisée par des expert.es indépendant.es associés et/ou un ou plusieurs cabinets de conseils. Un.e expert.e principal.e devra être désigné.e, et les tâches et responsabilités pour chaque membre devront être précisées. Dans la mesure du possible, l’équipe évaluatrice devra être distincte de l’équipe en charge de la capitalisation. Il est également demandé qu’une personne puisse assurer le contrôle qualité sur l’ensemble de la mission.
2) Profil de des expert.e.s désigné.e.s en charge de l’exécution de la présente mission Qualifications et expérience
Les expert(e)s mobilisé(e)s devront justifier qu’ensemble ils remplissent les qualifications et expériences suivantes :
∙ Titulaire d’un bac +5 (ou équivalent) dans un domaine pertinent à la mission : entrepreneuriat, coopération internationale, coopération internationale, économie/financement du développement, ingénierie et évaluation de projet ;
∙ Expérience professionnelle de 10 ans minimum (pour l’expert.e principale);
∙ Expérience dans l’élaboration de systèmes de suivi, d’évaluation et de capitalisation (au moins 5 ans) ; ∙ Expérience dans l’application et l’évaluation des critères d’évaluation CAD de l’OCDE ; ∙ Expérience en capitalisation de projets de développement (au moins 3 ans) ;
∙ Expérience dans l’évaluation / capitalisation de projets d’appui à l’entrepreneuriat serait très appréciée ;
∙ Expérience dans l’intégration du genre dans l’évaluation de projet ;
∙ Expérience de coordination multi-acteurs : administrations, agences publiques, organisations internationales, secteur privé (au moins 5 ans) ;
∙ Expérience en matière d’animation et facilitation d’ateliers multi-parties prenantes sur des sujets complexes ;
Compétences métier :
∙ Excellente connaissance des dispositifs d’évaluation et de capitalisation de programmes et projets de coopération internationale ;
∙ Excellentes capacités de collecte et d’analyse de données quantitatives et qualitatives ;
∙ Excellente capacités en analyse de relations partenariales ;
∙ Expérience en conception et gestion de base de données ;
∙ Capitalisation et conception de matériel didactique ;
∙ Compétences en ingénierie pédagogique, y compris capacités à créer et déployer des techniques d’animation interactives et faisant appel à l’intelligence collective ;
∙ Aisance dans la mise en forme et la valorisation de livrables, avec une attention à la clarté, à l’accessibilité des messages et l’attractivité des supports pour en faciliter la diffusion et l’appropriation, selon le public ciblé.
Compétences sectorielles :
∙ Très bonne connaissance du contexte tunisien et de l’écosystème d’appui aux TPME tunisiennes, notamment en région ;
∙ Très bonne connaissance des mécanismes de financement des TPME et des pratiques du secteur bancaire tunisien (analyse crédit et gestion des risques, produits bancaires, garanties, lignes de crédit) ; ∙ Expérience en évaluation de projets de développement du secteur privé (au moins 5 ans) ; ∙ Expérience dans des projets similaires ou des connaissances en gestion de projet financé par l’UE et/ou l’AFD serait un atout.
Compétences organisationnelles :
∙ Excellentes qualités de communication et d’organisation, forte capacité à travailler en équipe et réactivité ;
∙ Excellent relationnel dans un contexte multi-acteurs.
Compétences linguistiques :
∙ Excellente maîtrise de l’arabe (dialecte tunisien) et du français, écrits et parlés.
7.2 Contenu des offres
Les offres devront obligatoirement inclure :
∙ Une offre technique complète (max. 30 pages sans annexes), incluant (i) une analyse critique des éléments des termes de référence, (ii) une proposition de méthodologie détaillée (incluant les méthodes et outils de collecte, les missions terrain, etc.), (iii) une première révision du questionnement évaluatif sous la forme d’une matrice d’évaluation, (iv) une présentation de la vision de la capitalisation de l’équipe ainsi que des propositions de questions de capitalisation, (v) un calendrier détaillé prévisionnel, détaillant chaque phase/activité, et le nombre de jours-personnes prévu pour chacune, (vi) une présentation de l’équipe, avec le rôle et la valeur ajoutée de chaque membre (dont nombre de jours prévus pour chacun.e), ainsi qu’en annexe les CV de chaque membre de l’équipe, avec une mise en avant claire des expériences professionnelles pour des missions similaires ;
∙ Une offre financière, reprenant le budget global de l’évaluation, en détaillant les éléments budgétaires suivants : coût journalier de chaque membre de l’équipe, décomposition des temps d’intervention par
17 phase de travail, les frais de mission4 éventuels (frais de transport, per diem), ainsi que tous les autres coûts annexes nécessaires la bonne réalisation de la mission (ex : autres prestations et documents complémentaires, frais logistiques, frais de traduction) ; avec propositions de modalités de paiement.
7.3 Evaluation des offres
Critère Barème1.Compréhension et commentaires sur les éléments des termes de référence : pertinence de l’analyse des objectifs et des enjeux, reformulation critique des critères et questions évaluatives, plus-value apportée par rapport aux TdR.202.Méthodologie et présentation de l’approche d’évaluation et de capitalisation : pertinence et innovation de la proposition méthodologique ; pertinence des outils et techniques proposés et cohérence avec les besoins en collecte et gestion/contrôle qualité des données ; vision de la capitalisation pour l’équipe évaluatrice.253.Composition de l’équipe évaluatrice, les CV et la répartition des rôles, responsabilités et références de travaux similaires : expertise, gouvernance de l’équipe. 304.Offre financière 25Total 100
7.4 Pièces administratives
∙ Extrait du registre de commerce
∙ Patente
∙ Attestation fiscale et sociale en cours de validité.
7.5 Soumission :
Les offres sont à adresser au plus tard le 16/10/2026 par voie électronique à l’adresse suivante : achat.tunisie@expertisefrance.fr avec en objet la référence de la consultation. Les demandes de clarification sont adressées à la même adresse ;
4 A ce stade du projet les activités mises en œuvre se situe majoritairement dans les régions de Tunis, du Kef, de Kairouan et de Tataouine et Médenine.
18 I. ANNEXES DES TERMES DE REFERENCE
Annexe 1 – Théorie du Changement et Cadre Logique du projet
CadreLogique_Rawaf ed+.xlsx
TdC Rawafed+.pdf
Annexe 2 – Présentation de Rawafed+
Présentation du
projet Rawafed+.pptx
TDRs_évaluation_intermédiaire_Rawafed
Critères d'éligibilité
∙ Titulaire d’un bac +5 (ou équivalent) dans un domaine pertinent à la mission : entrepreneuriat, coopération internationale, coopération internationale, économie/financement du développement, ingénierie et évaluation de projet ;
∙ Expérience professionnelle de 10 ans minimum (pour l’expert.e principale);
∙ Expérience dans l’élaboration de systèmes de suivi, d’évaluation et de capitalisation (au moins 5 ans) ; ∙ Expérience dans l’application et l’évaluation des critères d’évaluation CAD de l’OCDE ; ∙ Expérience en capitalisation de projets de développement (au moins 3 ans) ;
∙ Expérience dans l’évaluation / capitalisation de projets d’appui à l’entrepreneuriat serait très appréciée ;
∙ Expérience dans l’intégration du genre dans l’évaluation de projet ;
∙ Expérience de coordination multi-acteurs : administrations, agences publiques, organisations internationales, secteur privé (au moins 5 ans) ;
∙ Expérience en matière d’animation et facilitation d’ateliers multi-parties prenantes sur des sujets complexes ;