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Mission d’élaboration d’un guide de gestion d’un espace multiservices à Thibar / Béja et d’un point de vente à Gafsa -Expertise France Retour vers les opportunités


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Échéance

27 Mai 2026 Dans 6 jours

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Détails de l'opportunité

Régions concernées par cette opportunité: Tunisie

Mission d’élaboration d’un guide de gestion d’un espace multiservices à Thibar / Béja et d’un point de vente à Gafsa  

Ce marché est alloti :

  • Lot (1) : L’espace d’accompagnement, de formation et d’exposition des produits des femmes et des filles de la délégation de Djebba
  • Lot (2) : Le point de vente au CRDA Gafsa

Contexte général du projet

Le secteur agricole représente l’un des piliers les plus importants de l’économie tunisienne, contribuant à 17 % du PIB national et employant environ 16 % de la population active. Dans ce secteur de poids économique et social très important, la place des femmes est prépondérante particulièrement dans la sécurité alimentaire : celles en milieu rural fournissent 85 % des produits alimentaires et jouent ainsi un rôle prépondérant dans la création de richesse et la contribution à la sécurité alimentaire. Cependant elles restent toujours défavorisées par rapport aux hommes en termes d’accès aux financements, aux services publics, aux marchés, aux crédits, le manque de mobilité et de choix, l’accès à l’information, l’éloignement des postes de décision, les possibilités de participation à la vie sociale et économique, le chômage, etc. Au troisième trimestre de 2020 le taux de chômage pour les hommes était de 13,5% alors qu’il était de 22,80 % pour les femmes. En 2015, Un cinquième des femmes (soit 19,3%) disposent d’une source de revenu propre contre 60% pour les hommes.

Le travail agricole des femmes est pour l’essentiel dans le cadre d’exploitations familiales, en tant qu’« aide familiale » (c’est-à-dire du travail familial non rémunéré) pour une production vivrière et/ou commerciale. Par ailleurs, seulement 5% de la population des promoteurs de projets agricoles sont des femmes, 8.2% sont des exploitantes agricoles et seules 4 à 6% parmi les entrepreneures agricoles détiennent des titres de propriétés foncières. En outre, la participation des agricultrices dans les structures professionnelles agricoles de base demeure toujours plus limitée par rapport à celle des agriculteurs, et elles sont encore victimes de nombreuses discriminations et stéréotype de répartitions sexuée des taches et des rôles à l’intérieur comme à l’extérieur de ces OPA. 

Ainsi, bien que la Tunisie soit considérée comme pionnière en matière de droits des femmes dans le monde arabe, les femmes restent discriminées en raison de normes sociales et juridiques en plus de la pandémie de Covid-19 qui a durement frappé l’économie tunisienne, aggravé le chômage, en particulier chez les femmes et engendré une situation économique et sociale fragile.

La précarité économique et sociale chez les femmes dans le secteur agricole est un problème complexe alimenté par des représentations et des normes sociales discriminatoires. Ces préjugés limitent considérablement les opportunités disponibles pour les femmes dans le secteur agricole, ce qui aggrave encore leur situation précaire.

En Tunisie, les femmes sont en général organisées en structure professionnelles agricoles (GDA, SMSA). Ces structures professionnelles sont techniquement sous encadrement et appui technique des CRDA / Arrondissement d’appui aux femmes en milieu rural (liés organiquement au BAFR) et sous tutelle des autorités locales (Le gouvernorat). Le gouverneur exerce un contrôle de tutelle sur ces structures depuis sa création jusqu’à son éventuelle dissolution !

Les GDA constituent des associations à statut particulier et spécialisées dans le domaine de développement agricole et de la pêche. Ils sont constitués par des propriétaires, exploitant-es agricoles et des pêcheur-es. C’est un groupe d’agriculteur-trices, d’un même secteur géographique, qui propose des services adaptés aux besoins de chaque adhérent-e. Les GDA sont en charge de la protection, de la rationalisation et de la sauvegarde des ressources naturelles, etc. Ils prennent le relais des activités de l’administration : le CRDA en particulier dans l’encadrement des adhéren-ets ; diffusion de techniques améliorant la productivité ; amélioration des systèmes de parcours et d’élevage dans le domaine de l’agriculture et de la pêche. Ils aident aussi à l’apurement des situations agraires.

Les SMSA sont définies comme étant des sociétés à capital et actionnaires variables constituées par des personnes physiques et / ou morales exerçant une activité d’exploitation agricole, de pêche ou de prestation de services agricoles dans la zone d’intervention de la société. Les SMSA sont alors des coopératives qui exercent leurs activités dans le domaine des services liés à l’agriculture et à la pêche.

Depuis 2011, et par le biais du BAFR principalement, plus d’une centaine de groupements professionnels agricoles féminins (GDA + SMSA) ont été créés sur tout le territoire national. Le MFFEPA contribue aussi à la création de ces structures en plus de certaines ONG.

Dans le cadre de cette dynamique et le besoin pressant d’appuyer ces structures professionnelles féminines a pris naissance le projet Emancipation des Femmes et des Organisations Rurales (EFOR) financé par l’AFD et mis en œuvre par Expertise France. Le projet a été lancé en mars 2023 sous le pilotage du MARHPM (Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche Maritime) et du MFFEPA (Ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes Agées). 

Le projet EFOR : 

Le Projet « Emancipation des femmes et organisations rurales (EFOR) », est mis en œuvre par Expertise France en partenariat avec le MARHPM et le MFFEPA au niveau des trois gouvernorats de Béja, Kasserine et Gafsa. 

Le projet adopte une approche territoriale, participative et sensible au genre, intégrée à toutes les composantes du projet. Il intervient sur trois niveaux : 

  • Au niveau micro : une intervention au niveau des femmes et des hommes, des ménages, des OPA (Organisation Professionnelle Agricole) et des communautés directement ou à travers des OSC (Organisation de la Société Civile) nationale et régionale. Ces OPA bénéficieront d’appuis matériels, et de formations dans le cadre de modèles économiques inclusifs et favorisant une plus grande égalité femmes hommes ;
  • Au niveau méso : l’accent sera placé sur les institutions et leurs modes de fonctionnement en termes de politiques et de compétences en matière de genre ;
  • Au niveau macro : ce sont les politiques publiques et leur mise en œuvre qui sont au centre de l’intervention du projet.

Objectif général du projet

La finalité du projet est d’améliorer l’égalité des femmes et des hommes dans le secteur agricole en Tunisie, par un appui multidimensionnel aux dynamiques d’émancipation économique des femmes agricultrices.

Objectifs spécifiques du projet

L’objectif spécifique est d’améliorer l’autonomie socio-économique et les revenus agricoles des femmes travaillant sur les exploitations familiales et/ou impliquées dans des groupements féminins de transformation/commercialisation de produits agricoles dans trois gouvernorats de Tunisie et de revaloriser leur statut au sein de leur famille et de leur communauté.

L’adaptation des exploitations agricoles familiales aux effets des changements climatiques est également au cœur des objectifs du projet EFOR

Objectif général de la mission :

Dans le cadre de son partenariat avec le MFFEPA, et le MARHPM le projet EFOR compte appuyer le MFFEPA dans la création d’un centre de formation, de production et d’exposition des produits des femmes et des filles de la délégation de Djebba, et le CRDA Gafsa dans l’aménagement d’un point de vente des produits des OPA Féminines au niveau du local du CRDA. 

Cette mission consiste à élaborer un guide de procédure de la gestion de ces espaces conformément aux règles de bonne gouvernance et de gestion administrative et financière efficace et efficiente   

Ces espaces permettent de :

  • Développer les compétences socioéconomiques des femmes,
  • Renforcer les capacités de production, de transformation et de valorisation des produits,
  • Faciliter l’accès aux marchés et aux circuits de commercialisation,
  • Promouvoir une autonomisation économique durable.

Ces espaces représentent des leviers essentiels pour la promotion des savoir-faire féminins ruraux et pour l’égalité d’accès aux opportunités économiques. Cependant, leur efficacité et leur pérennité nécessitent un cadre de gouvernance clair, des procédures uniformisées, une gestion structurée et des outils opérationnels adaptés.

Ainsi, l’élaboration d’un guide de procédures apparaît indispensable afin de :

  • Clarifier les rôles, missions et responsabilités des différents acteurs
  • Harmoniser les modes de fonctionnement des espaces
  • Assurer une gestion transparente, efficace et durable
  • Appuyer la capitalisation et la réplication des espaces dans d’autres régions

Principales responsabilités de l’expert-e :

L’expert-e aura pour missions principales d’élaborer un guide de gouvernance et de procédures pour chaque lot (1) et (2) à travers :

  • La définition des standards clairs et uniformes pour la gestion de ces espaces.
  • La proposition d’un cadre de gouvernance adapté, incluant la structure organisationnelle, la définition des rôles et responsabilités de chaque acteur, les mécanismes de suivi et d’évaluation 
  • Le développement des outils et des processus pour une gestion simple, efficace des ressources humaines, matérielles et financières, incluant la gestion des risques et la planification des activités.
  • La vérification de la cohérence et l’harmonisation des procédures avec la législation tunisienne pertinente.
  • La proposition d’un modèle de guide pratique, simple, et illustratif pour une gestion participative et durable.
  • L’identification des bonnes pratiques locales et internationales en matière de gouvernance communautaire et inclusive.

 

Ces guides constitueront un référentiel national pour la gestion de ce type d’espaces de formation, d’accompagnement et d’exposition des produits des femmes en milieu rural

Le guide de gouvernance doit répondre aux critères suivants :

  • Adapté au contexte des milieux ruraux et adoptant une approche participative prenant en considération le cadre institutionnel, social et économique.
  • L’usage d’un vocabulaire clair et simple, 
  • Structuré, organisé et cohérant de manière à faciliter la lecture et la compréhension des procédures et des différentes parties du guide et de ses annexes, en vue d’éviter toute possibilité d’incertitude, de confusion et de conflits
  • Opérationnel et spécifiant les responsabilités, les missions, le mode d’exécution, les étapes et les délais en rapport avec les espaces de formation et les modalités d’accompagnement pour la commercialisation des produits
  • Evolutif et qui laisse une marge pour des mises à jour futures et l’adaptation aux changements.

Les différentes phases de la mission

Pour le lot (1) : Sous la supervision du MFFEPA et les responsables du projet EFOR

Pour le lot (2) Sous la supervision du BAFR, le CRDA Gafsa et les responsables du projet EFOR, l’expert-e aura pour principales responsabilités:

1.Élaboration de la méthodologie

  • Proposer une note méthodologique détaillée permettant d’élaborer le guide: approche, structure du guide, outils, calendrier, etc.
  • Préparer un plan de travail validé par le MFFEPA et Expertise France /EFOR .

2. Collecte et analyse des données

  • Exploiter les documents existants (études, rapports, textes juridiques, guides comparatifs).
  • Réaliser des visites terrain et des consultations régionales avec les responsables des espaces, les femmes bénéficiaires et les autorités locales et partenaires.
  • Réaliser des entretiens individuels et des focus groups : responsables du MFFEPA, EFOR, personnes ressources, etc.
  • Identifier les besoins spécifiques de gouvernance, gestion, formation et commercialisation.

3. Analyse des besoins et du fonctionnement des espaces

  • Identifier les forces, faiblesses, opportunités et risques de gestion.
  • Évaluer les dispositifs actuels d’accompagnement, d’organisation et d’administration.
  • Identifier les besoins en procédures, outils, responsabilités et mécanismes de coordination.

4. Concertation participative

  • Organiser des réunions de consultation avec les acteurs clés (MFFEPA, Expertise France, collectivités locales, associations partenaires) Participer à des ateliers avec les responsables des espaces et les bénéficiaires.

5. Rédaction du guide

  • Élaborer un guide structuré, clair, opérationnel et illustré.
  • Définir les rôles, responsabilités, mécanismes de fonctionnement et outils pratiques.

6. Restitution et validation

  • Produire une version préliminaire du guide.
  • Animer un atelier national de validation.
  • Intégrer les commentaires et fournir une version finale prête à l’adoption

Cette liste de responsabilité n’est pas exhaustive, les prestataires retenus pourront apporter des ajustements éventuels sur ces TDR 

Livrables attendus en langue française et arabe

Le/la consultant(e) planificateur(trice) devra produire les livrables suivants :

 

    1. Note méthodologique et le chronogramme détaillé d’exécution
    2.  Rapport de diagnostic comprenant la phase de revue documentaire et la phase de l’analyse initiale des besoins par région et la Cartographie des acteurs et Définition de la problématique et des enjeux.
  • Premiers constats sur les mécanismes de gestion. (Mécanisme de gouvernance)
  • Version préliminaire du guide,
  • Rapport des ateliers de revue et de validation.
  • Supports de restitution (PowerPoint)
  • Version finale intégrée
  • Rapport de fin de mission
  • Un programme de formation sur le guide (outils et calendrier).
  1. Rapport de formation avec la description de mission de formation et les différentes recommandations pour la suite

Tous les livrables sont à rédiger en langue arabe et en français et devront être soumis en version Word et PDF. Et enfin la conception et l’impression des livrables validés par le MFFEPA et le projet EFOR

Profil de l’expert-e recherché-e :

 

Formation

  • Un diplôme universitaire de niveau Master (bac + 5 minimum) en agroéconomie, sociologie, économie, développement rural, sciences politiques, ou tout autre profil en adéquation avec les missions à réaliser avec des connaissances solide et justifiées sur les aspects juridiques 

Expérience

  • Minimum 10 ans d’expérience dans :

  • l’élaboration de guides ou manuels de procédures de gestion d’espace commun, des espaces de vente en particulier
    • la gestion de projets de développement,
    • les dispositifs institutionnels ou communautaires,
    • l’accompagnement économique des femmes ou populations rurales.

 

  • Expérience confirmée dans les approches participatives et consultations territoriales
  • Expérience préalable dans des projets de développement ou de coopération internationale souhaitée, une expérience avec EF ou l’AFD serait un atout.
  • Bonne connaissance des enjeux du développement en milieu rural, de l’approche Genre, des normes sociales, etc.
  • Connaissance approfondie du cadre législatif national et international en rapport avec l’économie sociale et solidaire, inclusion économique des femmes en milieu rural.

 

Compétences

  • Bonne maîtrise des pratiques et procédures de gestion de projet (cadre logique, programmation, mise en œuvre, reporting, etc.) et connaissance des pratiques des bailleurs de fonds en matière de genre et d’égalité femmes-hommes 
  • Connaissances et mise en application d’outils de suivi-évaluation sensible au genre : les données ventilées par sexe/âge, le cadre d’analyse de Harvard (le profil d’activités ou les 3 rôles ; l’accès et contrôle des ressources ; les facteurs déterminants ou d’influence), les indicateurs sensibles au genre
  • Capacités organisationnelles : autonomie, rigueur, méthode et sens de responsabilité 
  • Excellente qualité de communication et sens de la diplomatie dans la communication particulièrement avec les partenaires techniques et financiers 
  • Capacité de rédaction claire et structurée.
  • Maîtrise des méthodes qualitatives et participatives.
  • Aptitude à formuler des recommandations opérationnelles
  • Esprit d’équipe et capacité à fédérer des acteurs autour d’objectifs communs 
  • Très bonnes qualités rédactionnelles et de synthèse 
  • Capacités d’adaptation, sens de l’initiative, autonomie, empathie, réactivité et flexibilité 
  • Français obligatoire et arabe tunisien exigés 
  • La connaissance de l’écosystème institutionnel en Tunisie serait un atout particulièrement pour le MARHPM et le MFFEPA et de leurs structures décentralisées : CRDA et CF

Durée et coordination de la mission entre l’équipe EFOR et l’expert-e

La mission s’étale sur 7 mois à partir de la date de notification de ce présent marché, l’expert-e travaille en étroite coordination avec l’équipe projet, l’équipe du MFFEPA, le CRDA et le BAFR 

Des réunions de cadrage et échanges réguliers seront organisées entre le Prestataire et l’équipe de suivi (EFOR et MFFEPA, CRDA, BAFR). Les réunions de cadrage, concertation, restitution, etc. pourront être organisées dans les locaux d’Expertise France ou du MFFEPA à Tunis ou bien par vidéoconférence. 

Des réunions de validation devront être tenues à chaque étape clé et pour chaque activité en présentiel et / ou à distance. Les réunions suivantes devront être intégrées dans la méthodologie des Consultants

– deux réunions de cadrage seront organisées dans les jours suivant la notification du présent contrat (une réunion pour chaque mission). Ce temps de discussion permettra entre autres d’ajuster, discuter l’offre technique, etc. 

– Des réunions de suivi entre l’équipe de suivi et l’expert-e tout au long de la mission pour apporter les ajustements nécessaires compte tenu des besoins et de l’évolution de l’avancement du projet 

CONTENU DE L’OFFRE

Le prestataire intéressé doit soumettre :

  • Un dossier administratif comportant les documents suivants : Justification d’enregistrement au registre national des entreprises (RNE) et Patente,
  • Une offre technique contenant :
  • Un CV détaillé démontrant les qualifications requises pour les domaines d’expertise mentionnés.
  • Deux notes méthodologiques distinctes décrivant la compréhension de la mission et l’approche mise en place pour la réaliser avec des propositions d’actions indicatives en distinguant le lot 1 et le lot 2  
  • Deux offres financières distinctes précisant :
  • Les honoraires en dinars tunisien (en TTC) par H/J pour chaque mission
  • Une estimation des couts supplémentaires en cas de déplacements dans la région incluant les différentes charges pour chaque mission

Un prestataire peut soumissionner pour un lot ou pour les deux à la fois. Dans les deux cas, il doit alors présenter, pour chaque lot, une offre technique et une offre financière distinctes.

Logistique et sécurité

 

Le prestataire assurera ses déplacements et moyens logistiques nécessaires à la mission, y compris les déplacements sur terrain.
Le Gouvernorat de Beja étant en zone jaune, le prestataire doit respecter les consignes de sécurité d’Expertise France.
Carte de sécurité : Lien MAE France – Tunisie

 

La candidature ne doit pas présenter de conflit d’intérêt avec l’action.

 

Critères d'éligibilité

  • Un diplôme universitaire de niveau Master (bac + 5 minimum) en agroéconomie, sociologie, économie, développement rural, sciences politiques, ou tout autre profil en adéquation avec les missions à réaliser avec des connaissances solide et justifiées sur les aspects juridiques 

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Appel à candidatures Publié sur Jamaity le 14 mai 2026


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