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100 questions pour accompagner les associations dans la mesure de leur performance


Publié le 01-03-2014. Ajoutée le 11 septembre 2017




Trois ans après la Révolution du 14 janvier 2011, on recense plus de 6.850 nouvelles associations  œuvrant sur l’ensemble du territoire tunisien et dans les thématiques les plus diverses : citoyenneté,  gouvernance, élections, éducation, développement régional, promotion du rôle de la femme, etc.

Ce chiffre, communément admis par les différents observateurs et acteurs travaillant dans le domaine de la société civile, ne rend pas
exactement compte de la réalité de l’activité associative du pays. Et, de fait, un grand nombre de structures associatives, créées dans une atmosphère d’enthousiasme au lendemain de la révolution, ont interrompu définitivement leurs activités ou abandonné définitivement leurs missions, sans que leur nombre ne puisse être donné, en l’absence d’une actualisation régulière des associations actives fournie par la société civile, les services compétents de la Présidence du Gouvernement ou le Centre d’Information, de Formation, d’Etudes et de Documentations sur les Associations (IFEDA).

L’examen de la situation sur le terrain permet seulement d’avancer que le nombre de défaillances est substantiel. Plusieurs facteurs peuvent au demeurant expliquer ce constat. Au delà du désenchantement naturel qui s’installe progressivement dans les périodes post-révolutionnaires, nombre d’associations n’ont pas pu disposer des moyens nécessaires, en termes de ressources humaines et matérielles, de capacités techniques et de compétences, pour dépasser les nombreux obstacles qui constituent le lot quotidien des associations. Des causes en lien avec le leadership contribuent également à la compréhension de ce phénomène.

Parmi les raisons évoquées à la fois par les associations et les partenaires techniques et financiers, réside le fait que les associations n’intègrent pas l’évaluation dans leurs modes de gestion afin de conduire un état des lieux de leurs forces et faiblesses, et de prendre les dispositions nécessaires pour se renforcer et assurer leur pérennité. Pour l’heure, l’évaluation est vécue par les associations comme une obligation subie et imposée par les partenaires techniques et financiers au lieu d’être considérée comme une démarche volontaire justifiée par des OSC de se donner les moyens de leur progression.

Le présent document répond à la nécessité d’appuyer les associations dans la mise en oeuvre de leur processus d’auto-évaluation. Dans cette perspective, il a pour objectif de les amener à se poser les bonnes questions et à conduire, en répondant à ces questions, une réflexion sur la manière dont elles peuvent être plus performantes. Il s’agit de ce point de vue, d’un appui opérationnel autant que d’un moyen de sensibilisation à l’intérêt d’adopter une approche de performance.

Ce travail pourra également être utile aux acteurs étatiques et aux partenaires techniques et financiers, en leur fournissant des éléments utiles lors de l’évaluation des associations qu’elles soutiennent ou qu’elles se proposent d’appuyer. Si l’équipe chargée de la mission a tenu compte des standards internationaux en termes de mesure de la performance, elle a souhaité adapter les questions élaborés à la spécificité des structures associatives tunisiennes et à un contexte où la société civile est encore en période d’apprentissage et de structuration.

 




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