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Promouvoir les valeurs des arts martiaux contre l’extrémisme violent ( PVAMEV) Retour vers les projets


Durée du projet:

Sep 2017 Sep 2017

Budget du projet:

28560 Dinar Tunisien (TND)

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Les organismes impliqués dans ce projet:
FJCC / IFT

Objectif général

 

Ce projet d’une durée de six mois vise à promouvoir la paix et la non-violence auprès des jeunes pratiquants d’arts martiaux du gouvernorat frontalier de Kasserine afin de prévenir leur éventuelle radicalisation. En effet, ceux-ci sont de fervents adeptes de sports de combat dans une optique d’« endurcissement » pouvant conduire vers la violence politique. Comme nous l’avons constaté sur le terrain, en règle générale, l’itinéraire de radicalisation débute « à la mosquée ou dans le club d’arts martiaux ». Le Tae Kwondo, en particulier, est le sport de combat le plus populaire dans la région. Vingt-cinq clubs privés comptent environ cent-cinquante membres chacun (2/3 d’hommes et 1/3 de femmes, une majorité de jeunes entre 12 et 25 ans).

 

Afin de lutter contre l’extrémisme violent le Forum des jeunes pour la culture et la citoyenneté propose de mettre sur pied un réseau de trente formateurs, praticiens de Tae Kwondo qui seront formés par trois experts en développement personnel. Ces formateurs interviendront de manière bimensuelle dans ces clubs en tant qu’« Ambassadeurs de la paix et de la non-violence ». L’objectif de leur intervention sera de changer la perception antisystème et « anti-État » des jeunes tentés par le Djihadisme tout en modulant leur attirance pour les valeurs du sacrifice et de la combativité, lesquelles les encouragent souvent à pratiquer ce sport.

 

A cette fin, les intervenants devront cadrer davantage la pratique de la discipline sportive (techniques d’entrainement, de combats), montrer le lien entre code moral du Tae Kwondo, civisme et citoyenneté tout en utilisant des techniques de développement personnel sur le plan pédagogique.

 

En effet, vu le manque d’encadrement et d’éthique d’une partie des clubs d’arts martiaux dans la région de Kasserine, les jeunes inscrits développent uniquement des aptitudes aux combats, une fascination pour l’acte guerrier et le charisme du chef (instructeur en arts martiaux). La pratique d’un sport de combat représente une étape d’« endurcissement » dans un parcours de radicalisation. De plus, les premiers contacts avec des militants djihadistes se nouent souvent dans la salle de sport, un lieu d’intense sociabilité où les recruteurs peuvent tester les capacités physiques et psychologiques des jeunes qu’ils convoitent.

 

Plus de détails

Le projet s’effectuera dans le gouvernorat de Kasserine. Il se focalisera en particulier sur les clubs de Tae Kwondo dans les municipalités jouxtant les frontières Tuniso-Algériennes, les groupes Djihadistes et les réseaux de recrutement pour le Jihad en Libye, Syrie et Irak étant très actifs dans ces localités.

 

Le gouvernorat de Kasserine constitue une région particulièrement frappé par le chômage. La jeunesse est bien souvent livrée à elle-même trouvant dans les sports de combat une manière de s’occuper à peu de frais. Nous avons entamé une réflexion sur la manière de prévenir la violence Djihadiste et l’extrémisme violent à partir de notre expérience de la pratique et de l’enseignement du Tae Kwondo. Il s’est avéré que le code moral de cet art martial pouvait servir de point de départ à une intervention en milieu sportif dans une optique de déradicalisation, d’où l’idée de ce projet, il y a environ une année, ainsi que le travail d’observation préliminaire qui l’a accompagné (repérage des clubs sportifs vulnérables à la propagande Djihadiste, motivation des jeunes pour s’engager dans les sports de combats.

Données disponibles

Régions bénéficiaires

Kasserine



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