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L’Ambassade de Suisse en Tunisie, Division Coopération Internationale lance un appel à candidature pour la réalisation de l’évaluation finale du Programme I-SEMER Retour vers les opportunités


Ambassade de Suisse

Lance   Appel à candidature

Échéance

09 Octobre 2017 Il y a 2 ans

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Détails de l'opportunité

Régions concernées par cette opportunité: Tunis

Programme I-SEMER: Employment and income activities in disadvantaged governorates of Tunisia

1. Objet

Les présents Termes de Référence fournissent le cadre pour l’évaluation externe finale du projet « I-SEMER: Employment and income activities in disadvantaged governorates of Tu-nisia». L’évaluation ne vise pas la préparation d’une phase 2.

2. Contexte

Le chômage des jeunes reste un problème majeur pour la Tunisie, qui menace la cohésion sociale et le processus de transition démocratique. Dans les gouvernorats les plus défavori-sés et pour certains groupes, dont les jeunes diplômés et les femmes, le taux de chômage atteint près de 50%. L’accès au financement et le manque d’accompagnement restent les obstacles majeurs au développement de projets d’entrepreneuriat pour les jeunes et donc à la création d’emplois.

3. Le programme I-SEMER: Employment and income activities in disadvantaged governorates of Tunisia

Objectif principal du programme: Le programme I-SEMER a été mis en oeuvre depuis 2011 par la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) suisse, représentée par l’Ambassade de Suisse en Tunisie, dans le cadre du programme de coopération en Tunisie.

Il comporte trois modules et vise à apporter une réponse adaptée à des besoins spécifiques :

  • L’organisation de Tables Rondes régionales envisage de favoriser le dialogue entre le secteur privé, le secteur public et le monde associatif et de contribuer ainsi à pro-mouvoir/améliorer le climat des affaires au niveau local ;
  • Le soutien à la création de microentreprises au moyen :
    • d’un nouveau produit de microfinance, le prêt « bidaya » (max. 5 000 TND par pro-jet) offrant aux promoteurs de projets un accompagnement personnalisé en sus du financement;
    • la mise en place dans un quartier défavorisé de Tunis d’un incubateur d’entreprises offrant des services de formation, d’accompagnement et d’encadrement personnalisés aux jeunes de moins de 35 ans pour les guider dans toutes les étapes de montage d’une microentreprise;
    • un service de post-accompagnement dans les régions.
  • Le soutien à la création de PME en milieu rural, par l’organisation d’ateliers « Entre-prendre » et le financement de prêts participatifs (de 5 000 à 30 000 TND par projet) en coopération avec la Banque de financement de PME (BFPME).

Résultats obtenus jusqu’à juin 2017:

  • Les produits développés par I-SEMER, surtout au profit des micro-entrepreneurs, semblent bien répondre à une véritable demande de la part des jeunes pour créer leur projet dans les zones rurales.
  • Diverses initiatives de développement local ont été soutenues par les Tables Rondes: au Kef, un sentier de randonnée a été balisé ; à Kasserine, une étude sur le potentiel de développement des activités liées à la figue de Barbarie a été réalisée ; à Méde-nine et à Sidi Bouzid, des plans de développement durable (PREDD) ont été élabo-rés de manière participative (cofinancés avec la GIZ).
  • Grâce au prêt « Bidaya » et à l’accompagnement pré et post-création à Tunis et dans les régions, près de 8 000 microentreprises et plus de 15 000 emplois ont été créés.
  • 58 PME soutenues par le Fonds suisse auprès de la BFPME sont entrées en exploi-tation (dont 14% avec une femme à leur tête) et plus de 250 jeunes ont participé aux ateliers « Entreprendre » organisés dans les régions.

4. Objectifs, approche et portée de l’évaluation

Objectifs :

Les principaux objectifs de cette évaluation externe sont les suivants :

  1. Evaluer la cohérence, la pertinence, l’efficacité, l’efficience et la durabilité des disposi-tifs initiés/ promus dans le cadre de I-SEMER;
  2. Identifier les effets attendus ou inattendus positifs et négatifs (effets pervers) qui peu-vent déjà être visibles et les hypothèses plausibles sur leur durabilité;
  3. Formuler des recommandations sur la base des leçons apprises.

Approche :

L’évaluation présentera les caractéristiques suivantes:

  • Sommative: elle sera menée presque à la fin de la mise en oeuvre du programme afin d’en évaluer l’efficacité et l’impact.
  • Participative: les parties prenantes seront impliquées lors des différentes étapes du processus d’évaluation.

Portée :

L’évaluation examinera la mise en oeuvre globale du programme, ainsi que la mise en oeuvre de ses composantes, à la lumière du contexte politique, économique et social actuel de la Tunisie. Le laps de temps concerné par l’évaluation s’étend de juillet 2011 à août 2017.

5. Questions d’orientation

En début de mandat, l’évaluateur (chef d’équipe) sera appelé à élaborer une matrice d’éva-luation avec des questions qui orienteront l’évaluation. Les questions énoncées ci-dessous sont censées fournir une orientation générale à l’élaboration de cette matrice.

Elles consti-tuent des exemples – mais pas toutes – des questions auxquelles l’évaluation devra ré-pondre. Ces questions ont trait à chacune des trois composantes du projet.

Cohérence

  • Le contexte a-t-il été analysé en amont?
  • Les objectifs du projet sont-ils clairs, réalistes et bien communiqués?
  • Les partenaires impliqués dans la mise en oeuvre sont-ils déterminants pour atteindre les objectifs du projet?
  • Le projet s’est-il adapté aux changements des priorités nationales?
  • Comment le projet se positionne-t-il par rapport aux actions de la Coopération suisse et des autres bailleurs de fonds?

Pertinence

  • Le projet a-t-il répondu aux besoins identifiés?
  • Les bénéficiaires visés par le projet sont-ils les bénéficiaires réels du projet?
  • Des adaptations des objectifs ont-elles été nécessaires au cours de la mise en oeuvre? Pourquoi et comment?
  • Les activités menées et les résultats observés sont-ils compatibles avec l’impact et les effets escomptés?
  • Comment le projet a-t-il respecté les spécificités des régions ciblées?

Efficacité

  • Les objectifs du projet ont-ils été atteints (pour chacune de ses composantes)? Si-non, comment et pourquoi?
  • Les bénéficiaires visés ont-ils tous accès aux résultats et aux services produits par le projet? Merci de qualifier la réponse selon les groupes de bénéficiaires et les compo-santes du projet.
  • Les bénéficiaires visés utilisent-ils et profitent-ils de ces résultats et services? Merci de qualifier la réponse selon les groupes de bénéficiaires et les composantes du pro-jet.
  • Le projet a-t-il pu s’adapter, en cas de changements, aux conditions extérieures (hy-pothèses du cadre logique)?
  • La gouvernance du programme est-elle appropriée pour un suivi efficace?
  • Les rôles et responsabilités et les relations entre partenaires sont-ils bien définis? Favorisent-ils l’établissement de partenariats et d’un climat de dialogue?
  • Les Tables Rondes ont-elles contribué au processus d’élaboration du plan de déve-loppement stratégique 2016-20?

Efficience

  • Les objectifs ont-ils été atteints dans les délais prévus?
  • Les moyens ont-ils été fournis au coût prévu (analyse coût-bénéfice)?
  • Les partenaires du projet ont-ils pu apporter leur contribution au projet tel que prévu (contribution financière ou en nature)?
  • Les partenaires ont-ils la capacité suffisante pour mener les activités à la satisfaction des bénéficiaires (capacité d’absorption)?
  • Le secteur privé a-t-il joué le rôle qui lui était dévolu? Merci de qualifier la réponse se-lon les composantes du projet.
  • La communication entre l’agence d’exécution et le bailleur de fonds a-t-elle été satis-faisante et régulière?
  • Les coûts de gestion ont-ils été correctement budgétisés?
  • Les équipes des partenaires d’exécution (Enda et BFPME) étaient-elles appropriées (nombre de personnes, compétences, etc.)?

Effets et résultats

  • L’impact et les effets escomptés ont-ils été ou pourront-ils être atteints? Si oui, dans quel laps de temps?
  • Quels sont les potentiels d’impact des différentes composantes à moyen terme?
  • Le projet a-t-il un impact structurel (au niveau de la législation par exemple)?
  • Tous les résultats planifiés ont-ils pu être réalisés? Sinon, pourquoi et à quel niveau? Quelle est la qualité des résultats obtenus?
  • Les indicateurs objectivement vérifiables ont-ils été atteints comme prévu?
  • Y-a-t-il des effets inattendus positifs ou négatifs (pervers) du projet dans ses diffé-rentes composantes ?

Durabilité

  • Les mécanismes prévus pour assurer la durabilité financière ont-ils fonctionné? Les partenaires assumeront-ils, à l’issue du projet, les coûts liés aux activités?
  • Les parties prenantes se sont-elles approprié les innovations apportées par le projet?
  • Les partenaires sont-ils équipés et ont-ils pris les dispositions nécessaires pour ap-pliquer les méthodes apprises et utiliser les services proposés une fois la contribution suisse épuisée?
  • Les partenaires du projet sont-ils formés de manière adéquate pour assurer la relève du projet (relève technique, financière et administrative)?
  • Les partenaires ont-ils planifié la sortie du financement suisse?
  • Les propositions émises par la BFPME permettent-elles la pérennisation du projet?
  • Les activités induites par la Coopération suisse ont-elles prouvé leur viabilité?

Questions transversales

  • Le projet a-t-il pris en compte les questions liées au genre (dans son contenu, sa mé-thodologie, sa mise en oeuvre)?
  • Dans quelle mesure la notion de vulnérabilité (personnes à besoins spécifiques par exemple) a-t-elle été prise en compte dans la mise en oeuvre du projet?
  • Le projet a-t-il créé des conflits? Si oui, a-t-il contribué à les résoudre?
  • Comment la visibilité de la Coopération suisse a-t-elle été assurée?

Leçons apprises

  • Quelles leçons peut-on tirer à ce jour de la mise en oeuvre du projet?
  • Quelles seraient les bonnes pratiques à partager avec d’autres acteurs?
  • Existe-t-il des méthodes réplicables qui peuvent servir de base pour des actions en matière d’inclusion financière et d’emploi?

6. Méthodologie

Il s’agit de mener une évaluation systématique et objective de la conception, de la mise en oeuvre et des résultats du projet à partir des critères d’évaluation suivants: cohérence, perti-nence, efficience, efficacité, impact et viabilité.

L’équipe de l’évaluation affinera la méthodologie et proposera une méthodologie basée sur une approche participative qui mette en avant les avis de l’ensemble des bénéficiaires du projet réparti dans la zone d’intervention du projet. Des entretiens seront conduits avec les principales parties prenantes du projet, en particulier les équipes de mise en oeuvre d’Enda et de la BFPME, les partenaires gouvernementaux au niveau national et local, les parte-naires du secteur privé, les bénéficiaires, les autres partenaires techniques et financiers ac-tifs dans le domaine de l’entreprenariat et l’Ambassade de Suisse.

Le mandat d’évaluation consistera en une étude de document suivie d’une mission de terrain en Tunisie, sur les lieux principaux de mise en oeuvre du projet.

7. Equipe

La mission d’évaluation sera composée d’une équipe de deux consultant(e)s nationaux ou internationaux. Les deux consultant(e)s ne doivent pas avoir été impliqués dans la phase d’identification du programme sous revue, ni dans sa mise en oeuvre.

1/Chef de mission – Expert(e) en entreprenariat, développement régional et évaluation

Le/la chef de mission devra avoir une expérience internationale d’au moins 10 ans dans le domaine de l’entreprenariat, du développement du secteur privé et financier, du développe-ment régional et de la gestion et la conduite d’évaluation de projets/programmes dans ce domaine acquise dans des pays en développement ou en transition. En particulier, lui seront demandées :

  • des connaissances approfondies en systèmes de développement de l’entreprenariat, développement du secteur privé et financier;
  • des approches conceptuelles et opérationnelles de conception/d’évaluation des poli-tiques et programmes d’entreprenariat, développement du secteur privé et financier;
  • des connaissances approfondies en matière d’analyse des besoins en formation et en accompagnement entrepreneurial;
  • une capacité d’analyse organisationnelle/institutionnelle avérée ;
  • une appréciation de l’aspect genre et des approches participatives;
  • une vaste expérience dans l’utilisation de méthodologies innovatrices et l’évaluation des résultats en l’absence d’évidences empiriques rigoureuses pour démontrer les liens de causalité;
  • des connaissances approfondies en gestion de projets / programme selon la dé-marche « gestion axée sur des résultats »;
  • des compétences confirmées de gestion d’équipe et de leader;
  • une parfaite maîtrise de la langue française et arabe.

Le/la chef de mission sera responsable :

  • de la conduite de la mission;
  • de la division du travail entre les membres de l’équipe;
  • du développement d’un plan d’évaluation et la démarche méthodologique;
  • de la restitution des conclusions d’évaluation et les recommandations aux parties prenantes à la fin de la mission;
  • de la production des rapports de mission (voir sous 8.).

2/ Expert(e) national(e) en entreprenariat

L’Expert(e) national(e) en entreprenariat devra avoir une expérience d’au moins 5 ans dans le domaine de l’entreprenariat, du développement du secteur privé et financier. En outre, lui seront demandées :

  • des connaissances approfondies de l’écosystème tunisien;
  • une bonne expérience de terrain (les opérateurs, les partenaires, les méca-nismes/outils de fonctionnement, les faiblesses et les atouts, etc.);
  • la maitrise des outils/mécanismes d’aide à l’entreprenariat;
  • une parfaite maîtrise de la langue française et arabe.

L’expert(e) sera responsable de :

  • l’organisation du programme de la mission d’évaluation (prise de contacts et fixation des entretiens) ;
  • l’analyse du concept du programme et de son harmonie avec la problématique de l’emploi des jeunes en Tunisie;
  • l’expertise institutionnelle et la facilitation de la mission d’évaluation;
  • l’analyse comparative du positionnement du programme par rapport à d’autres pro-grammes récents dans le domaine.

8. Livrables

  • Un rapport final provisoire, d’un maximum de 30 pages, sera produit à l’issue des travaux des consultants (voir structure en annexe). Il sera transmis à la DDC qui pourra également émettre ses commentaires. La DDC formulera ses remarques et observations aux consul-tants dans les trois semaines suivant la réception du rapport provisoire.
  • Le rapport définitif, intégrant ces observations, devra être disponible dans les 15 jours sui-vant la réception des commentaires. Si ces observations expriment des différences d’appréciation non partagées par les consultants, celles-ci peuvent être annexées au rapport définitif et commentées par les consultants.
  • Le rapport devra répondre aux questions susmentionnées et inclure de manière claire et sans ambiguïté les changements apportés par le projet, le niveau d’atteinte des résultats par rapport aux indicateurs du cadre logique du projet, des recommandations concrètes notam-ment pour consolider et renforcer la durabilité et l’impact des actions menées.
  • Les rapports provisoire et définitif devront être remis sous format électronique et sous format papier en trois exemplaires à l’adresse de la DDC. Le rapport définitif restera la propriété de la DDC qui en assurera la diffusion. Une présentation power point sera faite par les consul-tants prenant en compte toutes les réalisations du projet évalué et les recommandations proposées.
  • Les rapports seront rédigés en français.
  • L’équipe fera une restitution sur place avec les partenaires pour présenter les résultats et recommandations préliminaires, une documentation écrite devra être préparée pour cette occasion.

 

9. Calendrier et déroulement

La durée totale pour la réalisation de cette évaluation est estimée à 28 jours ouvrables, répartis à raison du planning estimatif ci-dessous. Idéalement, la mission se déroulera entre octobre et novembre 2017.

La mission commencera par un briefing avec l’équipe de la DCI à Tunis. Une restitution avec les partenaires et un débriefing avec la DCI seront organisés en fin de mission.

10. Budget

Le budget détaillé sera annexé séparément.

11. Reporting

L’équipe de l’évaluation devra rapporter au Directeur de Coopération suppléant de l’Ambassade de Suisse en Tunisie.

12. Compétences

Sans accord préalable de la DDC, l’expert n’est pas autorisé à engager des prestations ou distribuer des mandats.

Toute information ne pourra être transmise aux médias suisses ou étrangers que sur accord explicite de la DDC. A ce sujet, les directives dans le manuel « Communication avec les mé-dias » sont applicables.

13. Documents de référence

  • Le document de projet
  • La proposition de crédit et les amendements
  • Les rapports produits par les partenaires d’exécution
  • Les notes/rapports techniques et protocoles produits dans le cadre du projet
  • Les brochures et autres supports de communication produits.

14. Sécurité

Le consultant s’en tiendra rigoureusement à la directive 16 de la DDC.

Annex: Standard Format for Evaluation Reports

The format for the presentation of the evaluation given here is to be considered as minimum standard. Where indicated it can be extended with additional chapters and sub – chapters.

  • Content page
  • Acronyms and abbreviations
  • Acknowledgements
  • Executive summary
  • Introduction
    • Purpose and objectives of the evaluation
    • Scope of the evaluation, short statement on the evaluation methods used
  • Description of the development intervention
    • Context of the intervention, including policy and institutional context Description of the in-tervention and the intervention logic and the implementation arrangements
  • Findings
    • Presentation and interpretation of the factual evidence in relation to the evaluative ques-tions.
  • Conclusions
    • Assessment by the evaluators of the intervention results against the expected results (as identified at the planning stage or as reconstructed by the evaluators).
  • Lessons learned
    • Lessons that may have implication for the future of the development intervention or may be relevant for wider application.
  • Recommendations
    • Proposals for improvements for the client and users of the evaluation.
  • Annexes:
    • TORs
    • List of stakeholders consulted
    • Detailed description of the evaluation process and methodology: description of the evaluation process, the methodology used (including any limitations of this method), information sources (including any data issues), stakeholders participation and con-sultation

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Appel à candidature Publié sur Jamaity le 26 septembre 2017


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